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Les critiques s’accumulent contre les expulsions de Roms menées par le gouvernement : de la classe politique à l’Eglise en passant par l’ONU, les forces de la société politique et civile s’élèvent contre les méthodes employées. Vendredi, le tribunal administratif de Lille a annulé quatre arrêtés de reconduite à la frontière.

L’application de la loi est une chose, la méthode en est une autre : il n’est pas acceptable, au regard de notre histoire et de nos principes républicains, d’évacuer les camps avec violence, qu’elle soit physique ou morale. En appliquant de tels traitements, ce sont les libertés qui reculent.

La stigmatisation des Roms dresse les citoyens les uns contre les autres, et favorise les replis communautaires, ce qui va contre l’idée même d’unité et de cohésion nationale dont le président de la République est pourtant le garant.

Enfin, pour trouver une issue, il convient d’envisager le sujet avec réalisme et dans sa globalité. Les roms parcourent l’Europe pour des raisons culturelles, mais également en raison de la stigmatisation dont ils font l’objet dans leur propre pays. Il est illusoire de penser trouver une solution sans discussion au niveau européen.

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