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Quand j’étais petite, la télévision diffusait souvent une publicité pour la Vache Qui Rit, dans laquelle de nombreuses meuh meuh se présentaient à un casting pour représenter la marque. A chacune d’elle, une réponse : trop comme ci, pas assez comme ça… A croire que l’on nous préparait de manière subliminale à nos futurs entretiens d’embauche.

Ces derniers temps, j’ai réussi à en décrocher quelques uns. Ce qui m’a permis de réviser quelques notions de bases sur la loi de l’offre et de la demande : plus il y a de chômeurs, plus la sélection se fait sur des détails parfois étonnants, et moins les entreprises sont attentives aux arguments qu’elles donnent en cas de réponse négative… ni sur la manière dont elles peuvent donner cette réponse. Pire, il y a un certain relâchement dans le comportement de certains…

Petit florilège de mes récentes expériences avec ces étranges travailleurs que l’on dit spécialiste en ressources humaines…

Catégorie « ne sait pas lire »

Un cabinet de recrutement , qui m’a appelée en urgence pour un poste à pourvoir pour avant-hier, demandant à me voir dans l’heure, me fait passer un entretien surréaliste (la DRH répondant elle-même aux questions qu’elle posait sur la simple lecture de mon CV) me fait passer un test oral d’anglais, puis me demande ce que je pense de mon niveau.« Courant », dis-je. Elle confirme : « Et même bon courant ! ». Puis me dit que  pour le poste, il faut être bilingue en anglais de la finance. Euh… mon CV mentionnait courant, pas bilingue, et il était clair au vu de mon expérience que je n’ai jamais travaillé dans la finance.

Une administration me fait passer un entretien pour un poste d’assistante de direction. Quelques jours plus tard je suis rappelée : « votre expérience d’assistante de direction date un peu et vous avez un niveau nettement au dessus ». Euh… c’était écrit dessus…

Catégorie « ne respecte pas les règles »

Ce même cabinet de recrutement, m’a fait passer un test de personnalité… et ne m’en a jamais donné le résultat malgré mes relances. C’est interdit, et pourtant, c’est arrivé.

Une entreprise m’a demandé ouvertement ma situation matrimoniale et si j’avais des enfants avant de me convoquer pour une date, les petits n’enfants étant incompatibles avec ce travail. C’est tout aussi interdit.

Catégorie « goujaterie »

Une entreprise m’a reçue à la demande de son directeur général, membre de mon réseau… ce qui n’a pas plu à la DRH. S’en est suivie une heure d’entretien glacial, limite désagréable, histoire de bien me faire sentir que je n’aurai jamais le job. Bilan, une heure de perdue pour toutes les deux. Nice…

Après trois entretiens qui m’avaient menée en finale, une entreprise ne m’a même pas rappelée pour me faire part de la réponse définitive, préférant m’envoyer un mail de ce type : « après un examen attentif de votre dossier, nous regrettons de ne pouvoir, malgré son intérêt, lui donner une suite favorable. En effet, parmi l’une des autres candidatures reçues, correspond de façon plus précise aux exigences du poste ». Notez le « candidature reçue »… après 3 entretiens !!!

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