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1. La précarité pour les jeunes, c’est :

  • Plus de 20% de taux de chômage pour les moins de 25 ans, 40% pour les non qualifiés.
  • 70% des embauches qui se font en CDD, dont la moitié ne durent pas plus d’un mois.
  • De 8 à 11 ans avant d’avoir un emploi stable et ce qui va avec : le logement, l’accès au crédit, l’installation dans la vie.

2. Pourtant il n’y a pas de fatalité au chômage des jeunes :

  • Depuis des décennies nous nous sommes habitués à vivre avec un taux de chômage élevé des jeunes sans oser nous attaquer à la racine du problème : un jeune a moins d’expérience, il doit donc être mieux formé et mieux accompagné vers l’emploi.
  • C’est ce qu’ont compris nos grands voisins européens qui font mieux que nous : je pense en particulier à l’Allemagne avec un taux de chômage des jeunes de l’ordre de 11%.

3. Les mesures proposées par le gouvernement ont donc toutes le même objectif : sortir les jeunes de la précarité et leur permettre d’accéder dans de meilleures conditions à l’emploi.

  • Les jeunes font des stages dans de mauvaises conditions : les stages seront encadrés, les stages longs seront obligatoirement indemnisés et ils compteront dans le cursus académique.
  • Les jeunes trouvent plus facilement un emploi quand ils ont fait une formation en alternance : le gouvernement fixera des objectifs chiffrés de recrutement de jeunes apprentis pour les entreprises de plus de 250 salariés. La taxe d’apprentissage sera modulée en fonction du respect de ces objectifs.
  • Les jeunes enchaînent les CDD et les périodes de chômage souvent non indemnisées : le contrat première embauche leur permettra d’entrer immédiatement dans un contrat à durée indéterminée, avec une période de 2 ans pour faire leurs preuves et des garanties réelles et justes :
    – S’ils ont fait une période de stage, de CDD ou d’alternance dans l’entreprise qui les recrute, cette période sera décomptée des 2 ans : un jeune qui aurait fait 1 an de stage et 6 mois de CDD aura déjà fait les trois quarts du chemin.
    – Ils auront accès à des cautions pour le logement et au crédit bancaire : la fédération des banques française a pris des engagements dans ce sens.
    – Ils auront un droit à la formation dès la fin du premier mois d’activité : cela leur permettra de combler des lacunes qui auraient pu apparaître après le premier mois de travail, par exemple une maîtrise insuffisante de l’informatique ou d’une langue étrangère.
    – Le chômage sera indemnisé au bout de 4 mois : c’est une amélioration majeure.

4. Nous ne sortirons pas les jeunes de la précarité en restant immobiles.

  • Nous avons le devoir d’avancer, en prenant soin d’accompagner chaque jeune dans son parcours d’embauche.
  • Près de 60% des moins de 30 ans estiment que le contrat première embauche permettra de réduire le chômage des jeunes : quelle mesure pour l’emploi a recueilli ce degré de confiance dans les années précédentes ?
  • Il n’y a pas de proposition alternative. Le rêve caché de certains, c’est le statu quo : et le statu quo aujourd’hui n’est plus une option.

*Article écrit pour Jeunes pour le CPE et publié à cette adresse