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Samedi, au petit matin, les forces de l’ordre ont enfin évacué la Sorbonne, après trois nuits d’occupation. Seulement 1% des étudiants sont syndiqués, et beaucoup ne se sentent pas concernés par le mouvement actuel.

A la Sorbonne, moins de 200 d’entre eux occupaient les lieux, ce qui reste ridicule comparé au nombre d’étudiants de ce fleuron de l’enseignement supérieur français.

Les étudiants minoritaires qui bloquaient la fac ont, au passage, brûlé des livres et dégradé du matériel universitaire. Brûler des livres, cela rappelle les heures les plus sombres de l’histoire. Et c’est aussi un total manque de respect pour les autres étudiants qui eux, ne demandent qu’à étudier.

Il est indispensable de rappeler aux étudiants que si le droit de grève existe et doit être respecté, nul ne peut imposer aux autres étudiants de faire grève ni leur empêcher l’accès aux salles de cours. Il en va de la liberté de chacun d’aller et venir.

Bloquer les facs, c’est utiliser des méthodes fascistes pour se faire entendre et ça, nous ne l’acceptons pas.

Nous exigeons le déblocage immédiat des universités.

*Article rédigé pour Halte au blocage et publié à cette adresse