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Je viens de visiter le blog de Maryline*, et je pense qu’elle réunit toutes les qualités pour un diner du mercredi soir.

Ma préférence va à son attitude de femme très je suis une pro de la politique, qui contraste fortement avec un niveau terriblement faible et une réflexion au ras des pâquerettes, version démagogie et recrachage d’un discours bien appris.

La preuve par l’exemple, dans le commentaire de ce passage d’un de ses articles, qui a particulièrement retenu mon attention.

C’est Rachida Dati qui expliquait le 26 février dernier « Je ne pouvais pas imaginer en 2002 être sa porte parole. Je n’ai pas choisi l’UMP, j’ai choisi Nicolas Sarkozy et il n’était pas encore candidat à l’élection présidentielle ».

Ca, c’est énorme. On aimerait évidemment que Maryline respecte le lecteur et date ce propos de Rachida Dati. Car évidemment, celle-ci ne peut nier que le petit Nicolas est connu comme aspirant candidat depuis novembre 2003, lorsqu’il déclara sur France 2 à propos de la présidentielle, « ne pas y penser qu’en se rasant ». Dire qu’il n’était pas encore candidat ne veut rien dire, vu qu’il l’est devenu officiellement trois ans plus tard : c’est vraiment prendre les gens pour des idiots. Rachida, vous êtes le maillon faible… Quant à toi Maryline, tu regardes trop TF1…

Ce n’est pas un parti politique que l’on va élire, mais un homme ou une femme politique.

Maryline semble mal connaître son candidat, qui a pourtant, directement ou via ses fidèles, critiqué de manière virulente cette idée de « rencontre entre un homme et un peuple »… lorsqu’elle était exprimée Dominique de Villepin, qu’il voyait comme un rival (alors qu’à l’époque il aurait du le voir comme le Chef du Gouvernement, mais ça pour un sarkozyste, c’est un détail…).

Attention Maryline, une telle phrase change le sens donné à l’article des statuts de l’UMP sur le soutien d’un parti politique dans le cadre des présidentielles… MAM et les chiraquiens avaient ils raison alors ? C’est fou ce que le manque de connaissances peut faire dire à l’insu de son plein gré…

Les meilleurs managers ou leaders sont ceux qui donnent envie aux gens de travailler dans un contexte ou chacun se sent valorisé et respecté.

Vu le nombre de permanents qui ont été virés de l’UMP sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et le traitement qui leur a été réservé, et vu le comportement de celui-ci avec ses collaborateurs, à base de grosses colères souvent injustifiées, on ne peut pas décemment soutenir une telle affirmation. Voilà des propos qui manquent d’enquête…

Nicolas Sarkozy l’a bien compris en répétant très souvent  » J’ai besoin de vous » et non pas « Nous avons besoin de vous ».

Nicolas Sarkozy utilise la première personne du singulier pour personnaliser un maximum son action et effectivement, se démarquer du parti. Mais pas parce qu’il souhaite valoriser les gens. Au contraire, parce qu’il estime ne pas avoir besoin d’eux. Nicolas Sarkozy se voit comme un self-made man, à l’entendre il s’est fait tout seul (alors que rappelons le, il est passé par tous les échelons du parti, celui-ci l’a donc intégralement formé). Nicolas Sarkozy est tout simplement autocentré.

Il utilise aussi beaucoup les remerciements, comme il a pu le faire dimanche dernier au Zénith en bousculant le planning établi en demandant à passer à la fin du meeting pas l‘espace des blogueurs où il souhaitait venir remercier personnellement Vincent Ducrey, le « blogueur en chef » par un « Merci à toi ».

Pauvre Maryline, utiliser est le bon terme. Nicolas Sarkozy n’est pas naturellement sympathique, aussi il doit recourir à ces passages obligés pour avoir l’air sympa. Au passage, il n’a bousculé aucun planning en faisant 2 mètres sur sa gauche pour aller serrer trois mains… Rien à voir avec Jacques Chirac qui lui, bénéficie d’un buzz favorable en la matière et pour cause : il suffit de l’avoir rencontré pour se rendre compte qu’il aime vraiment rencontrer les gens et que ça n’a rien d’un sacerdoce pour lui.

Au terme de l’étude attentive de ce passage, le verdict est hautement défavorable. A mon sens, Maryline se perd dans le verbiage, sans parvenir à masquer sa médiocrité, fortement ancrée dans ce blog, et trouvant son origine dans le manque de connaissances et la totale subjectivité de son auteur.

Le blog de Maryline, un blog à lire pour rire, mais à fuir pour réfléchir !

*Ce bijou n’existe hélas plus. Depuis la campagne de 2007, l’eau a coulé sous les ponts et Maryline a réagi en supprimant ses écrits fanatiques, tout comme son pote Vincent Ducrey. Dommage, on s’est bien poilés…