Étiquettes

, , , , , , , , , ,

Eh oui, je n’ai pas pu m’empêcher de retourner visiter le blog de Maryline. [Désolé depuis la petite a effacé son blog : no comment !] et de vous commenter une de ses notes éminemment politique. A vous de juger !

Rappelez vous, la miss-qui-retouche-sa-photo-sous-Photoshop est une Sarkofan, est toute émoustillée qu’on lui réserve un bout de table derrière le rideau d’une salle de meeting pour bloguer : elle adore le back-office, c’est un peu son kif à elle. Pourquoi pas…

Mais voilà, il y a un bug : Marilyne n’a aucun sens politique. Dans son petit cerveau, cette case vide ressemble à un souffle d’air, et Marilyne, ballottée par le tourbillon, suit le sens du vent. Pour elle, c’est être tendance. Souci, c’est aussi être con et mouton. La preuve par l’exemple : dans sa dernière note, Marilyne-la-Sarkofan a rédigé un puissant hommage à Arlette… candidate d’extrême gauche !

Marilyne déclare ainsi à ses lecteurs : « On peu ne pas partager toutes ses idées trotskistes mais reconnaitre son action et sa force de caractère. »

Commençons par le détail, pour respecter la ligne éditoriale du blog de Marilyne. Donc, en français, le verbe pouvoir prend un T à la troisième personne du singulier du présent de l’indicatif. En même temps pas étonnant qu’une sarkozyste ne sache pas conjuguer le verbe « pouvoir »… Passons ensuite à l’essentiel, en analysant le sens de cette phrase. Euh… Si je lis bien, il y aurait, selon Marilyne, de bonnes idées trotskystes ??? Accrochez vous, on va se marrer !

Passons donc au J’aime-J’aime pas. J’apprends à ma grande surprise que Marilyne aime la prise de position d’Arlette sur les licenciements. Ah bon ? Marilyne sait-elle qu’Arlette appelle à les interdire, une position contradictoire avec celle de Nicolas Sarkozy, candidat de Marilyne, et très accessoirement contraire aux valeurs de la droite ?

Sur le logement, elle affirme aimer « l’idée que l’effort de construction de logements sociaux ne devrait pas générer du profit pour les entreprises de BTP ».

Depuis quand, les entreprises ne doivent plus gagner d’argent avec les marchés qu’elles emportent ? N’ont-elles pas droit à une juste rémunération du travail fourni ? Et pourquoi juste pour le logement social ? Avec ce type de déclaration, qui va accepter de se porter candidat à la construction ? Des entreprises de moindre qualité ? Ou alors seront-elles réquisitionnées ? En somme, quid de leur liberté d’entreprendre ? Marilyne, à droite, on aime la liberté. C’est même une de nos valeurs essentielles !

Encore une citation de ce que Maryline aime : « Son petit côté rebelle et ses petites phrases cultes: « le grand capital », « travailleuses, travailleurs » …. »

Bon, pour commencer une fois de plus par le détail, ce sont des expressions, et non des phrases. Toujours ce problème de français chez notre amie à seins à propulsion avant… Oui, ça s’appelle un cliché, mais admettez qu’elle a du mal sur le vocabulaire la petite.

Sur le fond, si Marilyne aime les rebelles alors… Mais est-ce bien rebelle ? Définir ces expressions comme chic parce qu’elles font partie de notre paysage politique depuis 6 présidentielles, ça fait surtout bo-bo tout ça. Marilyne serait-elle de gauche ?

Attention, ne tombons pas dans la caricature, Marilyne n’aime pas tout chez Arlette. Par exemple –car Marilyne propose 3 exemples-, elle n’a pas aimé « lorsqu’en 2002 elle n’a pas appelé à voter Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen . ».Forcément, Marilyne. Arlette est une extrémiste, elle n’a aucun intérêt à appeler à voter pour un candidat républicain.

Arlette veut la révolution, pas le pouvoir. Elle se fiche bien de qui l’emportera, son projet est tout autre, puisqu’il consiste en la destruction massive de nos institutions et de notre société. Pour la remplacer par des trucs vachement moins sympas, déjà testés du côté de l’Est, par là… Peut être faudrait-il ouvrir un livre d’histoire, un jour, Marilyne…. Que faisais tu l’année du bac ? Dégradais-tu les tables du lycée Carnot au typ-ex ?

Exemple 2 cité par Marilyne : « Qu’elle refuse les alliances avec les autres partis politiques de l’extrème gauche, même si elle partage leurs idées. C’est le cas notamment pour les législatives à venir où elle s’oppose à une alliance avec la LCR. (cf affiche de 1994 où ils faisaient meeting commun) ». Marilyne, LO et la LCR ont fait meeting commun plus récemment qu’en 1994. Par exemple –je vais fonctionner comme Marilyne – lors de la campagne référendaire, en 2005…

Enfin, et là c’est énorme donc je termine avec, ce qui chiffonne Marilyne chez Arlette, c’est qu’ « elle définit elle même dans son discours de hier au Zénith son programme présidentiel de 2007, comme un programme de « défense des travailleurs ». Toujours cette lutte d’une classe contre une autre … ». Marilyne, dans la rubrique « J’aime », a pourtant mis le slogan « travailleurs, travailleuses »… Alors Marilyne aime-t-elle ou n’aime-t-elle pas ? Mystère et contradictions, et toujours ce vent qui tourne dans son cerveau…

Juste un rappel, au cas où vous auriez oublié : Maryline est l’une des blogueuses clés du dispositif de campagne de Nicolas Sarkozy. Ca vous en dit long sur le niveau politique de ses soutiens…

Je vous passe l’analyse marketing finale, à coup de thématique homme-femme en politique : à J-2, je n’en peux plus d’entendre parler de la place des femmes, de l’équilibre homme-femme, du fait qu’il faudrait selon une candidate voter pour elle parce que c’est une femme… Si vraiment vous voulez sexualiser la campagne, alors trouvez moi un trans pour pimenter un peu tout ça !

Par pitié, revenons au thème central, la politique, et éloignons nous de toutes ces questions gadgets : cette année, il y a tout de même 4 candidates à la présidentielle dont une mathématiquement présidentiable (parce que sur le fond, elle coule, oui c’est un joli jeu de mots très approprié), c’est dire si les femmes ont eu accès à la campagne.

D’ailleurs, même Marilyne a eu accès à la campagne, et en back office en plus –son kif à elle-, c’est dire si les hommes ont été courtois… Royal et Marilyne en campagne, ça ne va pas rehausser la côte des femmes en politique : heureusement qu’il nous reste Quitterie Delmas !