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Celui qui a réussi la meilleur campagne est incontestablement François Bayrou.

Grâce à ses jeunes, dynamiques et menant une campagne moderne, le candidat centriste a réussi à cristalliser sur son nom une bonne partie des indécis, de ceux qui ne parvenaient pas à mettre le bulletin Sarko ou Ségo dans l’urne.

Après cette campagne très « troisième voie », vers qui vont se tourner les électeurs ? Ils sont déjà l’objet de toutes les convoitises.

Si Sarkozy tente un rapprochement via Jean-Louis Borloo et Simone Veil, les déclarations anti-Bayrou de ces derniers jours, à droite comme à gauche, risquent de laisser des traces.

François Bayrou, fort de son score, n’a aucun intérêt à donner une quelconque consigne de vote, d’autant qu’il s’agit d’un électorat réunie par les circonstances, mais composé de plusieurs groupes bien distincts :

  • Le centre gauche, composé d’électeurs qui auraient voulu Strauss Kahn et qui n’ont pas cru en Royal : ceux là devrait se reporter sur la candidate socialiste
  • Le centre droit, composé de l’UDF et des non convaincus par Sarkozy, un camp qui votera de raison pour le candidat UMP.
  • Enfin les TSSS, tout sauf Sarko et Ségo : sans candidat au second tour, ils devraient massivement s’abstenir.

Reste à savoir quel est le poids de chacune de ses tendances parmi les 18,57% réalisés par François Bayrou…