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Dans le cadre de la réforme des retraites,  Nicolas Sarkozy a donné son feu vert à la négociation avec les syndicats sur trois thèmes qui pourront faire l’objet d’amendements gouvernementaux : la prise en compte de la pénibilité, des carrières longues et de la situation des polypensionnés.

C’est un nouveau rétropédalage gouvernemental, qui marque une nouvelle étape dans l’agonie gouvernementale : après l’échec des régionales,  l’accumulation des affaires impliquant ses ministres,  et la désintégration de sa propre majorité, Nicolas Sarkozy ne dispose plus d’aucune marge de manoeuvre politique.

Affaibli par le climat délétère à droite provoqué par les affaires et le recours excessif à la thématique sécuritaire, et à l’aube d’une journée de mobilisation syndicale prévue pour le 7 septembre, le jour même de la rentrée parlementaire, Nicolas Sarkozy est acculé, et forcé de renoncer à certains points de ce qui était annoncé comme la grande réforme de son quinquennat.

Si l’on ne peut que se féliciter de ces nouvelles négociations, cela ne va pas assez loin ni dans les mesures, ni dans l’esprit d’une répartition juste du poids de cette réforme. Le gouvernement propose aujourd’hui un texte dont on sait qu’il ne sauvera pas le système par répartition auquel nous sommes attachés, faute de prévoir son financement dans la durée.

Au delà du parcours parlementaire de ce texte, insuffisant dans sa forme actuelle pour garantir sa pérennité, les retraites devront faire l’objet d’une nouvelle réforme à l’horizon 2020.