Mots-clefs

, , , , , , , , , ,

L’été touche à sa fin, les potes rentrent de vacances, souvent bronzés et parfois un peu tristes d’avoir du quitter la plage, et toujours la même question : « Alors, tes vacances ? ». Euh… on va plutôt parler des tiennes.

Parce qu’au cas où tu n’aurais toujours pas compris, je suis toujours au chômage… ce qui inclut l’impossibilité financière de m’offrir des vacances, y compris de me payer le billet de train jusqu’au Tronchet. Où pourtant je crève d’envie d’aller. D’ailleurs, Pote, si tu avais lu mon blog, tu aurais vu que j’ai passé 4 semaines et demi à ne pas pouvoir bouger de mon lit en raison d’un petit problème de dos : une hernie discale. Ma première sortie aujourd’hui  s’est avérée épique… Aïe euh !

Pote, je suis hyper contente quand tu me racontes tes vacances, ça me fait tellement plaisir de te voir et de t’entendre, et non, je ne me sens pas frustrée de ne pas pouvoir partir. C’est la vie, c’est ainsi, ça arrive à des millions de français. Aussi je me réjouis vraiment que toi tu sois parti(e), parce qu’au moins, tu n’as pas vécu la même chose que moi.  Et si j’ai plein de défauts, j’ai au moins une qualité : non seulement je suis tout sauf jalouse, mais en plus, je sais vraiment me réjouir du bonheur de ceux que j’aime.

Et pourtant, mon été n’a pas été atroce. La douleur, oui, mais je ne t’en parlerai pas. Plus très envie de partager ce genre d’intimité, si tu veux savoir lis ce que j’en écris, c’est plus simple pour moi. En un sens, mon été a même été génial. Parce qu’il a marqué la fin d’une période, et fatalement le début d’une autre. Au lieu d’être plan-plan et ennuyeux, il a au contraire été celui du renouveau.

D’abord, le plus marquant, un nouvel état d’esprit. Ma situation personnelle s’enlise, j’arrive à mon 14ème mois de chômage. Au-delà des difficultés financières liées à la baisse de mes revenus -les Assedics ne représentant que 57,4% de mon dernier salaire- et d’une recherche d’emploi complexifiée par le nombre de mois sans activité -ce qui rend ma candidature suspecte- le compte à rebours a commencé.

Dans 10 mois, j’aurai épuisé mes droits aux Assedics, et j’aurai alors le choix entre toucher le RSA (aux alentours de 470 euros) et l’ASS (aux alentours de 505 euros). Sachant que mon loyer est de 515 euros, et que le préavis chez mon bailleur social est de 3 mois, je devrai prendre une décision dans 7 mois : après, je serai à la rue. Autant dire qu’il ne me reste plus qu’un tiers du temps de départ, et que l’urgence est bel et bien là.

Face à ce constat, je pourrais être abattue ou déprimée, paralysée par l’échéance. Mais non. Au contraire même. D’une part, j’espère toujours trouver un job et je mets tout en œuvre pour. Mais surtout, si jamais ça devait ne pas être le cas… Gâcherais-je mes derniers mois à me lamenter sur mon sort et broyer du noir ? Non, j’ai plus que jamais envie de m’éclater et de prendre du plaisir : de vivre !

Cet été, donc, pendant que tu bronzais, j’ai préparé ma rentrée. D’abord, j’ai refait mon blog. Plus joli, au design épuré, avec une bannière qui me ressemble. Si j’y ai consacré du temps, c’est parce que j’ai pris ma décision : la présidentielle, je veux la vivre comme blogueuse. Pote-qui-me-connais-très-bien, toi tu sais à quel point j’aime écrire.

J’ignore si je le fais bien, je t’avoue même que je trouve mes écrits insipides et sans aucun style –ce qui me décourage parfois-, mais en même temps mes auteurs favoris sont Hugo et Musset, donc forcément, je ne tiens pas une seconde la comparaison. En même temps, il me semble que c’est aux autres d’en juger, pas vraiment à moi.

Reste que j’ai vraiment envie d’écrire, et donc, je ne me suis pas arrêté à ce projet de bloguer la présidentielle. J’ai aussi entrepris d’écrire les chroniques de ma vie militante, pour fêter mes dix ans de militantisme en avril prochain. J’ai tant à dire, et une vraie envie de rendre un bel hommage aux militants. Un projet passionnant et chronophage que j’espère mener à son terme.

Voilà mes projets de rentrée : par et pour l’écrit… Tellement moi !