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Après une trop courte nuit, je n’étais pas dans la meilleure des formes pour attaquer la dernière ligne droite de cette université d’été. C’est donc l’esprit passablement embrumé par les vapeurs d’alcool de la soirée de la veille et la fatigue de ces journées intenses, que je suis arrivée en salle des blogueurs. Avec mon arme fatale : le demi-litre de café.

J’ai rapidement pu constater que Nobr n’était pas en meilleur état : alors que nous souhaitions assister à la conférence sur l’égalité des chances, nous nous sommes rendus en plénière. Il nous a fallu cinq longues minutes pour réaliser que si Borloo n’était pas présent, c’est tout simplement… parce que nous nous étions trompés de salle. Heureusement, dans le Hall, la table ronde n’avait pas encore débuté.

A peine installée, appareil photo en bandoulière et Ipad-et-clavier-d’Ipad sur les genoux –ce qui n’est pas forcément hyper pratique-, mes narines ont subi une intense attaque chimique de la part de notre voisin photographe… complètement imbibé de whisky. A 9h du matin, oui. Et non, ça n’était pas Borloo, mais le photographe. Point de rumeurs ici. A tel point que je me suis demandée si je pouvais finir bourrée rien que par les effluves qu’il dégageait. Le photographe, hein. Pas Borloo qui lui, était à l’Evian. Ce qui ne m’a pas mise dans les meilleures conditions pour suivre cette table ronde. Les odeurs de whisky hein. Pas l’Evian dans laquelle j’aurais pu me noyer. Ou noyer le photographe.

Bref. La première victime de ma mauvaise humeur fut Nicolas Rossignol, son animateur, que je n’ai pas épargné sur Twitter. En même temps, au bout de trois jours, on est crevés, et le moindre faux pas ne pardonne pas : comment peut on perdre autant de temps précieux de parole à raconter des vannes qui ne font rire que lui ? Brillant journaliste, peut être, mais question humour, il va falloir retourner à l’école du rire…

Ce débat sur l’égalité des chances présentait avant tout le mérite de réunir sur un même plateau Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, et Jean-Louis Borloo, ancien ministre en charge de l’égalité des chances. Mais aussi de grands patrons comme Christophe de Maistre, Clara Gaymard, ou encore Augustin de Romanet. Bien qu’un peu fouillis, cette table ronde fut l’occasion pour tout ce beau monde de dresser un constat plutôt optimiste sur les forces et les faiblesses de nos entreprises, et d’entrevoir quelques pistes d’amélioration. Même si on n’a pas totalement compris tout ce qu’avait voulu nous dire Jean-Louis Borloo… dont nous attendions beaucoup, beaucoup, beaucoup. Donc on aurait aimé plus, plus, plus… et surtout plus clair.

Juste après -et après un petit dodo pour Nobr- c’est depuis la salle des blogueurs que nous avons suivi la plénière de clôture sur le thème de la dialectique du leadership et de la générosité, animée par Laurence Parisot herself. Une thématique  un peu abstraite, quasi philosophique, pour terminer cette université d’été sur une note d’optimisme. Cette table ronde réunissait notamment M. Piennar, M. Ricard et M. Picard. Ou comment le Medef avait prévu pour l’apéro du vin, du pastis, et des glaçons. Après le whisky, l’apéro… Rude journée. Blague à part, François Piennar n’est autre que l’ancien et premier capitaine de l’équipe de rugby d’Afrique du Sud, à qui Hollywood a consacré le biopic Invictuus.

A ce stade, nous étions dans un tel état de décomposition que Nobr s’est mis à faire des expériences métaphysiques à base de bouteille de coca et bracelet métallique. No comment. D’autant que les deux gloussements de cruche sont… les miens. Personne n’est parfait.

Ainsi s’est achevée cette université d’été. Après un dernier déjeuner au soleil, nous avons repris une dernière fois la navette, transformée pour l’occasion en sauna, et regagné Paris.

C’était triste comme la fin d’une colo : on y était bien, on s’est fait des copains… Que retiendrai-je de ces trois jours ? Hormis l’excellent accueil, dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises, à l’évidence l’excellent niveau des travaux proposés, et la qualité des intervenants invités à prendre la parole.

Alors encore merci à Katia et Nicolas, et… à l’année prochaine !