Mots-clefs

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Ce soir, grâce à un généreux donateur que je remercie encore, j’ai repris le chemin du Parc des Princes, pour assister au premier match de poule de l’Europa League : PSG-Salzburg.

Arriver au Parc ne fut pas chose aisée, la RATP ayant décidé de nous faire biiip en modifiant le parcours du bus PC1 et franchement, je me demande encore pourquoi. Peut être parce que RATP, rentre avec tes pieds…

Aux abords du Parc, l’ambiance était franchement détendue et à la fête, ce qui confirme une fois de plus que le ménage a vraiment été fait parmi les supporters : familles et filles, vous pouvez revenir au stade sans crainte !

Dès l’échauffement des joueurs, je suis au taquet. Enfin pour ce que je vois. D’un côté, le soleil m’aveugle. De l’autre, les pompes jaune fluo de Ménez… m’aveuglent aussi.

Comme il n’est pas le seul attaquant à commettre ce crime lourdement réprimandé par la fashion police, je penche pour un code couleur. Reste à savoir ce que signifient alors les autres teintes : bleu (Néné, Jallet) ou encore les lacets orange fluo (Pastore, Matuidi).

Privée de Twitter –le Parc est mythique, certes, mais tout en béton, et constitue une jolie cage de Faraday qui bloque les ondes- c’est donc armée de mon petit carnet de notes que je me délecte du match. Et là, mon expérience de critique ciné me sert : quand tu as déjà pris des notes dans le noir, tu peux tout à fait regarder un match sans louper aucune action et le commenter avec tes doigts. Je sens que je vous épate, là. Mais revenons au match.

Le début est… euh… mouais. Ca joue des deux côtés, mais c’est un peu brouillon. D’emblée, je remarque l’apport incontestable de Jallet, toujours attentif et intelligent, et qui produit un gros effort en défense. Un coin du terrain où Le Petit Suisse Lugano commence à trouver ses marques, malgré quelques poussettes un peu trop appuyées : attention à ne pas jouer à ça dans la surface…

A la 17ème minute, Erding, pourtant bien servi par Matuidi, n’ajuste pas. Groumpf. Pastore nous remonte le moral avec ses petits ponts : il en fera tellement dans le match que j’ai décidé de cesser de les compter.

Douchez, lui, montre qu’il n’est pas venu pour rien. Quelque peu remisé, étant donné la réussite de Sirigu pendant qu’il était blessé, le portier parisien n’a pas l’intention de laisser passer sa chance. En cette première période, il réalise quelques beaux arrêts qui permet au compteur autrichien de rester vierge. Si ça avait été Edel… Je sais, il est parti, mais le cauchemar est tenace ! D’ailleurs si vous voulez des nouvelles, il est en Israël, au Maccabi, et continue de se prendre des grosses boîtes. De là à dire que ce serait plutôt macchabée…

Erding retente sa chance à la 22ème avec une bien belle frappe, direct dans les bras du gardien. Les actions intéressantes s’enchaînent, mais les parisiens peinent à trouver une issue, s’enfermant systématiquement dans la surface. Parce qu’ils sont face à une défense vaillante, mais surtout, aussi, parce qu’ils ne vont pas tout à fait au bout de leurs actions.

Et pourtant ça joue ! L’occasion d’ailleurs de remarquer que l’afflux de sang neuf et de joueurs de très bon niveau tire toute l’équipe vers le haut. Ainsi, même Bodmer se met aux talonnades ! Joli Cul Bodmer, qui porte d’ailleurs ce soir le brassard de capitaine : belle récompense pour ce joueur parfois décrié, et qui pourtant réalise un énorme travail dans la distribution du jeu, souvent décisif.

Hélas, le PSG manque encore parfois de collectif, et le fautif de ce soir s’appelle Jolie Poupée Ménez. A la 25ème, obnubilé par sa prestation, il élimine plusieurs défenseurs, certes, mais garde trop longtemps la balle… et son action ne donne rien. Il reproduira plusieurs fois ce schéma dans le match. Dommage…

Côté ambiance, c’est assez sympa. Hormis quelques insultes à l’encontre des marseillais, et quelques sifflets un peu trop appuyés contre l’équipe adverse, le Parc encourage son équipe. Par moments, en effet, s’élèvent du haut des tribunes une clameur à l’intention de tel ou tel joueur un peu moins star que les Gameiro, Pastore ou Lugano, pour lui adresser un petit coup de pouce particulier : Douchez, Erding et Lugano seront les bénéficiaires de ce petit traitement de faveur ce soir. Nice !

Sur le terrain, on commence à sentir un petit effet coupe du monde de rugby… Parfois, c’est en effet la mêlée. A la 33ème, Jolie Poupée Ménez est stoppé en pleine action, alors qu’il fonçait droit sur le but, et en pleine surface.

La sanction ne se fait pas attendre : pastis pour l’autrichien –carton jaune- et pénalty. Un tir que Néné transforme aisément : 1-0 pour Paris.

Le temps pour Ménez de louper une frappe –encore trop perso- et les autrichiens partent en contre… Heureusement cette tentative est stoppée net par Douchez. Ce qui donne faim à Pastore. Parti de loin, l’argentin remonte le terrain, frappe, le gardien la repousse, Pastore revient ! Dans les tribunes, les supporters sont ravis du spectacle. Auteuil et Boulogne mettent le feu !

Pastore sert Erding un peu trop fort… et je fonds : conscient d’avoir mis trop de force dans sa frappe, qu’Erding ne pouvait rattraper, Pastore lui adresse un petit geste d’excuse. Mais c’est qu’il est parfait, l’homme aux 42 millions d’euros !  Mais le show n’est pas terminé. A la 44ème, sur une balle bien servie par Erding, Joli Cul Bodmer réussit en pleine course une magnifique reprise de volée qui vient s’écraser au fond de la cage autrichienne : mais quelle fusée ! 2-0 pour Paris grâce à ce but magique, à voir et revoir sans aucune modération.

Sur ce tout le monde rentre au vestiaire, bien content de ce 2-0. Leonardo quitte les tribunes pour rejoindre le vestiaire, avec le sourire ! Au Parc, la mi-temps passe assez vite : un Billie Jean, un New Year’s day, juste le temps d’adresser tout de même un énorme carton jaune à mes voisins de tribune, qui ne sont arrivés qu’à la mi-temps. Supporters du dimanche, va ! Et c’est déjà la reprise. D’entrée, Paris met la pression. D’ailleurs, en défense, ça se passe plutôt bien avec Armand, Jallet et Lugano.

Plus haut, c’est un festival ! Néné et Pastore entament une valse –de Vienne ?- sur un rythme qui donne le tournis à Salzburg… et fait franchement marrer les deux joueurs, qui affichent un vrai plaisir à combiner leur jeu.

L’entente entre ces deux là est parfaite ! Jolie Poupée Ménez, lui, est tombé au combat. Resté au sol, il doit être soigné. Bodmer et Erding sont à ses côtés, attentifs à leur coéquipier. Encore un signe de cette belle cohésion de l’équipe ! Lorsque le jeu reprend, Néné se laisse aller à quelques jongleries, le temps de décider ce qu’il va faire de la balle : trop mignon ! Le Parc en redemande…

Le PSG écrase complètement le jeu. A ce stade, on se dit que si les autrichiens marquent, ce sera forcément sur un malentendu, et complètement contre le cours du jeu. A 2-0 et avec un pareil style, de petites ailes nous poussent dans le dos : Paris libéré, Salzburd dominé, Paris va gagner ! A la 50ème, Bodmer retente sa chance sur une belle passe de Néné. C’est à côté, mais le public est ravi. Néné, d’ailleurs, se montre nettement plus collectif que dans les récents matchs, et ça fait plaisir à voir.

A la 59ème, Salzburg obtient un corner… l’action s’achève au dessus de la cage de Douchez. Une minute plus tard, c’est à Néné de tirer un corner, également sans conséquence au score.

A la 61ème, Joli Cul Bodmer se prend un pastis sur une faute que je n’ai pas vue. Gilloux 99 me dit qu’il n’a pas plus compris, et que Salzburg en étant à 3 pastis, ceci explique peut être cela. Mais bon, si nous sommes très bien placés pour observer le jeu, il faut croire que ce geste nous aura échappé. A moins que l’arbitre n’ait eu la berlue.

Une minute plus tard, une frappe d’Erding échoue au ras du poteau… Erding, la malédiction ! Il sort alors du terrain, remplacé par Game Héros que le public accueille en scandant « Ke-vin, Ke-vin ! ». Waouh quel accueil pour l’homme aux porte jarretelles… noirs pour ce match. D’ailleurs personne n’a répondu à ma question sur ces étranges élastiques, aussi j’ai fini par trouver la réponse toute seule comme une grande car Google est mon ami : non, Gameiro ne met pas des bretelles à son slip, ce sont des straps. Ca permet que le muscle aille dans le bon sens, et ça porte le nom de K-Taping.

Autre changement, Bodmer cède sa place à Kebano, et son brassard de capitaine à Armand. Et le PSG show continue. Alors que ça patauge un peu, Game Héros perd la balle, ne lâche rien, frappe, le gardien la repousse, et but de Jolie Poupée Ménez. 3-0 pour Paris ! Et tout le PSG est dans le camp autrichien, plus un joueur parisien derrière la ligne de milieu de terrain ! Le Parc est en transe, sous le charme du très beau football servi par l’équipe parisienne, et entonne un chant sans équivoque : « Mais ils sont où, mais ils sont où, mais ils sont où les autrichiens ? ». Ceux-ci ne savent tellement plus où ils en sont qu’un joueur se mange même un ballon en pleine face. Ouch !

Mais l’autrichien est tenace et à la 73ème, Douchez arrête une nouvelle frappe. C’est le moment pour le petit Kebano, Special K, de faire une petite tentative… Nouvelle occasion trois minutes plus tard, suite du coup franc obtenu pour faute sur Néné. Hélas, Jolie Poupée Ménez garde bien trop longtemps le ballon. Il est pourtant tellement bon lorsqu’il la lâche… Un match en demi-teinte, donc, pour notre Jolie Poupée : mi-chiant, mi-magique !

La fin de match est plus confuse. Les autrichiens cherchent fortement à réduire le score, histoire de n’être pas venu à Paris que pour voir la tour Eiffel de loin. On s’installe alors dans un faux rythme moins intéressant.

Le public, lui, attend le 4ème but. Et comme le gardien autrichien sort loin de sa cage, jusqu’à la limite de la surface, Néné s’offre le luxe de lui adresser un petit rappel à l’ordre, avec une frappe de près de 40 mètres. Le contre offre l’opportunité à Douchez de réaliser un nouvel arrêt.

Antoine procède à son dernier changement, en remplaçant Jolie Poupée Ménez par Ceara. Hélas, à la 85ème, Armand commet une faute. Le coup franc qui en découle permet une action qui finit au fond de la cage de Douchez. 3-1 pour Paris, le 4ème but de ce match aura permis à Salzburg de réduire le score, et de sauver l’honneur. Si le Parc accueille ce but dans l’indifférence générale, il faut bien avouer qu’il résulte d’une certaine relâche, et qu’il aurait pu être évité.

Lugano, lui, nous la joue Rambo. En mode warrior, défend comme un tracteur : là où il passe, l’autrichien trépasse… Et quand il prend un coup dans la mêlée, à la 88ème, l’arbitre est obligé de se faire soigner. Le Petit Suisse arbore fièrement ses blessures de guerre… Le temps additionnel offre une nouvelle occasion aux autrichiens, mais Douchez est là pour stopper ces velléités.

A la 91ème, les parisiens remontent le terrain, Néné offre un bon ballon à Kébano qui tente la frappe… sans voir hélas l’appel de Gameiro, qui était pourtant idéalement placé. Une minute plus tard, el maestro Pastore manque l’immanquable, en mettant juste au dessus un ballon qui aurait du aller droit au but. L’argentin s’écroule au sol de dépit, éberlué de son échec. Comme quoi, cela arrive même aux meilleurs ! Le chouchou du Parc est instantanément pardonné.

Le match s’achève donc sur le score de 3-1, et sur un seul constat : Paris a mis le turbo, et a montré ses capacités, en délivrant un très très bon football.

L’équipe tourne désormais bien. Encore un peu plus de collectif et d’attention aux appels, une plus grande constance, et cette équipe sera mythique. Quelle que soit la compétition, je vous l’annonce : il faudra compter cette année avec le PSG !