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Ce soir, Paris recevait Nice au Parc des Princes pour cette nouvelle journée de championnat. Le match était programmé à 19h, l’heure idéale pour l’apéro. Un point qui n’a pas échappé aux joueurs, mais nous y reviendrons.

D’emblée, le PSG se montre très offensif, bien décidé à réaliser une bonne première période, tant pour contrer les statistiques que pour faire oublier les 25 premières minutes du match de dimanche contre Evian. Dès la deuxième minute, Joli Cul Bodmer reprend à la volée, mais frappe sans cadrer. On voit très vite l’apport incontestable de Jallet en défense, même si le latéral use de tout son couloir. A plusieurs reprises, il dévie des ballons potentiellement dangereux.

Les parisiens enchaînent les bonnes actions et affichent un jeu très technique, comme cette talonnade de Néné pour Jolie Poupée Ménez, hélas accrochée dans son action. C’est peut être l’heure de l’apéro, mais en mode caviar et champagne, servi au public du Parc. Des supporters qui en redemandent, et soutien fortement les joueurs par ses chants endiablés. On entendra même, à plusieurs reprises, l’hymne parisien.

Pastore tente à trois reprises de marquer, sans succès : sa première frappe est déviée par un défenseur niçois, la seconde n’est pas cadrée, et la troisième ne franchit pas la ligne ! Ospina se dresse sur la route de l’argentin. Décidément Ospina fait à chaque fois le match de sa vie contre le PSG ! Quand ça ne veut pas… Mais Paris est là, Paris tente, Paris joue, face à un Nice récalcitrant mais moins combattif : Nice compte sur un milieu de terrain très renforcé, et ne parvient pas toujours à gérer les balles récupérées, face à un PSG rapide et collectif.

En dépit de ce très beau jeu parisien, qui fait franchement plaisir à voir –et où l’on note l’apport de Jallet, qui fournit de belles passes, ainsi que le travail de distribution de Bodmer- l’ambiance commence à dégénérer. Peu à peu, des deux côtés, les cartons commencent à tomber. Jusqu’à ce qu’un défenseur niçois stoppe Néné en pleine course dans la surface. La sanction est immédiate : carton jaune, et pénalty. Que le brésilien transforme aussitôt. 1-0 pour Paris.

Juste avant ce tir au but, Game Héros est franchement dépité, et pas content du tout. Certes Néné est le tireur officiel, mais étant le joueur sur lequel a été commis la faute, Game Héros croit son heure arrivée. Sauf que Néné prend le ballon, de manière autoritaire. Antoine aussi désapprouve le choix du brésilien… qui dira quelques minutes après, assez sèchement, au micro de Foot + : «c’est moi qui les tire normalement ». Fort heureusement, juste après le tir, Gameiro, toujours bon esprit, ira féliciter Néné. Ce qui leur permettra de s’expliquer, et de passer outre ce petit incident.

Histoire d’enterrer cet épisode, Néné offre juste derrière une belle passe à Gameiro… l’action n’ira pas au bout. Mais jolie geste du brésilien. Une dernière tentative et un choix collectif de Joli Cul Bodmer –qu’on aurait aimé voir tirer- en direction de Gameiro, sans réussite, et c’est la pause. Au terme d’une première période comme on n’avait pas vu depuis longtemps pour le PSG.

D’entrée Néné est taclé, ce qui donne un coup franc au PSG. La talonnade de Joli Cul Bodmer qui s’en suit est déviée. Le corner obtenu ne donnera rien. Ménez est de nouveau stoppé en pleine course. Les fautes s’enchaînent jusqu’à celle de Jallet, qui lui vaut un carton, et nous coûte un pénalty un peu sévère. Nice le transforme et égalise. Paris 1 – Nice 1.

S’ensuit une longue sieste pour le PSG. Impossible de reconnaître l’équipe observée en première période. Fatigue ? Pastore s’enfonce dans la défense niçoise, mais dans cette salade là se trouve une main. Pénalty… Cette fois, c’est bien Game Héros qui le tire. Et le transforme. Paris mène 2 à 1.

Le match poursuit son cours étrange –trois buts, tous sur pénalty- et les fautes ne cessent de pleuvoir. Cette fois, c’est la rencontre d’une semelle avec la cuisse de Joli Cul Bodmer, qui chancelle un moment. Et nous fait des frayeurs. On le croit sortant… mais il revient finalement sur le terrain. Et quelque part heureusement. Parce qu’on n’est pas au bout de ce match.

Nouveau rebondissement avec une nouvelle faute de Jallet, un méchant tâcle dans une cuisse niçoise. Dis donc Christophe, dans la salade niçoise, y’a pas de poulet… Mais y’a des poivrons, et ce deuxième jaune transforme la sanction en rouge. Premier Martini du match, le PSG joue à dix. Obligeant Kombouaré à sacrifier Game Héros pour faire entrer un défenseur… Tiéné.

Nice en profite pour mettre la pression. Mais la crise de nerfs continue. Menez est une nouvelle fois stoppé en pleine course, et ce nouveau carton jaune pour Monzon le transforme en rouge. Et un Martini pour le Monsieur, Nice termine aussi à dix ! Force est de constater, au nombre de cartons pris -7 joueurs sanctionnés par 9 jaunes pour cette 7ème journée !-, qui ont entraîné deux exclusions –après le pastis, le Martini-, qu’il y avait du monde ce soir au Bar Parc des Princes, et que tout le monde voulait profiter de l’Happy Hour.

Ces deux exclusions ne changeront rien au score, et le PSG l’emporte donc 2-1. Au terme de ce match de fou…t , et ces trois points arrachés dans la douleur, il convient tout de même de noter que Paris n’a perdu qu’un match depuis la reprise –le premier face à Lorient- et vient d’en enchaîner neuf sans défaite. Si l’équilibre attaque-défense reste encore à trouver, personne ne peut contester que le groupe avance, joue plus collectif, annonciateur d’une belle saison. Ici c’est Paris !