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Ce déplacement au stade de la Mosson était très attendu : Paris rencontrait Montpellier, leader du championnat, sur ses terres. Avec en option, la possibilité de se retrouver sur le podium. Face à l’envie du MHSC de conserver la première place. C’est dire si ce match promettait d’être enjoué.

Dès le début de la première période, Montpellier imprime un rythme rapide, suivi par Paris. Beaucoup d’occasions pour les héraultais, face à une défense parisienne aléatoire mais un Sirigu en grande forme, et heureusement… tant il est sollicité. Le portier parisien fait d’ailleurs un match exceptionnel, de la première à la dernière minute. Et ça joue vite des deux côtés. Mais Paris peine à conserver la balle… Montpellier met la pression avec une triple occasion devant le but parisien. Mais déjà, on sent que les sudistes ne parviendront à conserver ce rythme.

Et peu à peu, Paris reprend du champ, et commence à trouver des occasions. Notamment avec celle de Gameiro, signalé hors jeu. Qui ne l’était pas. L’arbitre a le compas dans l’œil. Néné enchaîne avec un joli lob. Ca n’est toujours pas au fond. Puis Gameiro retente avec une très belle occasion mais il s’enfonce tellement profondément qu’il se retrouve dans un angle fermé, et le ballon passe devant la ligne de Jourdren. Gros avertissement au portier montpellierain…

L’orage de début de partie semble passé. Après avoir sifflé un second hors jeu imaginaire, l’arbitre décide de faire la leçon à Pastore. Un rouler-bouler de Ménez plus tard, Game Héros plante un but. Comme ça. Si vite arrivé. Sur un centre de Néné. Une petite reprise devant la cage de Jourdren permet à Game Héros de la pousser au fond. Paris mène 1-0 sur la pelouse héraultaise.

Le jeu s’arrête un instant, l’arbitre étant mécontent des fumigènes parisiens. Qui ne sont pas en nombre. Mais l’arbitre tient à rappeler qu’il est en droit d’arrêter le match si ça continue. Hum… Le jeu reprend, Montpellier en contre obtient un coup de pied arrêté : c’est le cas de le dire, Sirigu stoppe encore cette balle. Si c’était Edel, Montpellier aurait marqué au moins 8 buts. Toujours ce cauchemar qui revient les soirs de match ! Paris fonctionne maintenant parfaitement bien dans le collectif. Et tout à coup, sur une magnifique reprise de volée, but de Pastore. 2-0 pour Paris.

Comme le dit la twitter’s @nanouskah, que je vous invite à suivre : « La moralité de cette première mi-temps m’est soufflée par La Fontaine : rien ne sert de courir, il faut partir à point ». Bon résumé de cette première période : tout avait mal commencé pour Paris, qui jouait sous domination sudiste. Mais le PSG a laissé passer la tempête dans le calme et pris son temps pour dérouler son jeu, et le jeu s’est progressivement retourné. Jusqu’à ces deux buts, à la 39ème et 44ème minutes de jeu.

Après la pause, le jeu reprend sur un tout autre enjeu. Paris s’est mis à l’abri, et peut viser haut : une victoire assurerait la troisième place devant Montpellier, virtuellement à ce stade Paris est deuxième, et un troisième but permettrait d’accrocher la place de leader. Ce à une semaine du choc avec Lyon, premier à cette heure. Et moi, je serre mon string. Parce que l’an dernier, au Parc, on menait aussi 2-0. Avant de se faire remonter en seconde période et de finir sur un match nul. J’y étais.

Montpellier se bat, tente, et se prend un pastis. Côté parisien, la défense commence à se montrer, notamment via Lugano. Mais le meilleur dans ce coin reste encore Sirigu, spécialiste des arrêts sur sa ligne. Hum, c’est pas encore maintenant que Douchez va se montrer en championnat… Bref, Montpellier reprend du poil de la bête –cette phrase n’a aucun rapport avec Louis Nicollin- et Sirigu poursuit ses arrêts, empêchant le MHSC de réduire le score.

Côté parisien, le collectif est là. Même Néné et Ménez sont présents en défense. Et Matuidi, auteur d’un excellent match, tente une jolie frappe enroulée, qui bute sur une claquette de Jourdren. Paris dominateur, joue vite et bien, et surtout collectif. Du coup, Montpellier commence à avoir du mal à toucher une balle.

Petit événement dans l’équipe parisienne. Après l’entrée d’Erding à la place de Gameiro, qui a demandé à sortir, Antoine Kombouaré remplace Bodmer par… Sissoko ! Le joueur longuement blessé joue son premier match sous les couleurs parisiennes. Alors que Montpellier est à la peine, les joueurs parisiens se relâchent dans le fair-play : Lugano se relève en s’aidant du maillot de Giroud -ce qui lui vaut un pastis-, et Sissoko essuie sa semelle sur ce même Giroud. Hum…

C’est presque naturellement que vient le troisième but. Sur une passe en profondeur, obligeant Jourdren à sortir, qui d’ailleurs la dévie, Pastore continue sa course et réalise un magnifique tir croisé, qui, malgré un angle difficile, vient buter sur l’intérieur du second poteau. Paris mène 3-0.

Montpellier tentera jusqu’au bout de pénétrer la défense parisienne, avec peu de réussite, si ce n’est une magnifique bicyclette de Giroud finissant droit dans la cage de Sirigu. Ce but ne sera pas validé pour une position de hors jeu toute aussi imaginaire que celles du début de partie. Le match s’achève sur le score de 3-0 pour Paris.

Montpellier, relégué à la quatrième place, peut avoir des regrets de n’avoir pas pu concrétiser ses nombreuses occasions de la première période, même si l’équipe est restée combattive. Paris, en revanche, peut se féliciter de sa gestion du match, et d’avoir su inverser le cours du jeu après avoir été malmené en début de première période. On retiendra évidemment le doublé de Pastore, qui confirme les espoirs placés en lui, mais aussi le très bon match de Matuidi, et l’apport incontestable de Sirigu, qui a sauvé l’équipe à de nombreuses reprises.

Ce soir, le PSG se place sur la plus haute marche du podium, et c’est mérité : Paris a définitivement une grande équipe cette saison. Paris est magique ! Ce à une semaine du choc avec Lyon, au Parc des Princes, premier ex-aequo à l’issue de cette huitième journée de championnat. En attendant le match de Rennes demain.

*Article également publié sur Carnet Sport à cette adresse