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Confronté à un calendrier défavorable, avec ce match d’Europa League à l’extérieur ce jeudi quand Lyon a joué en Champion’s League à domicile mardi, Antoine Kombouaré a du faire des choix, et laissé Ménez et Gameiro à Paris.

Une fois de plus cette saison, Joli Cul Bodmer est capitaine de cette équipe très renouvelée. Qui dit coupe d’Europe dit Douchez dans les cages, alors que le terrain voit le retour en tant que titulaires de Sissoko et Chantôme, tous deux longtemps blessés, ou encore Erding en pointe, quand Matuidi reste sur le banc.

Coutume locale, lorsqu’une équipe affronte pour la première fois de son histoire l’Athletic Bilbao dans son antre de San Mames, les deux capitaines montent à la tribune avant le coup d’envoi pour rendre hommage à Rafael Moreno Aranzadi. Surnommé « Pichichi » en raison de sa petite taille -1,54 m-, l’ancien attaquant de l’Athletic Bilbao a donné son nom au trophée récompensant chaque saison le meilleur buteur de Liga. Moment très émouvant que de voir notre Joli Cul Bodmer déposer une gerbe au pied de la statue à l’effigie de ce jeune joueur décédé du typhus en 1922, à l’âge de 30 ans.

Dès les premières minutes, Paris met la pression et s’offre une première occasion mais la passe en retrait de Bodmer est trop mal ajustée pour que ça ne puisse aller puis loin.

Bilbao joue avec un style bien particulier : jouer chaque ballon comme la vie d’un enfant cancéreux en dépendait. Et ça marche. La balle reste basque, Paris a du mal à la récupération et manque de précision. Bilbao tente, Douchez est là.

Alors évidemment au bout d’un moment Bilbao est récompensée : à la suite d’un énième ballon perdu, Lorente parvient à entrer  la balle dans la cage parisienne par une magnifique volée au second poteau dans un angle fermée, et de l’autre côté de la lucarne. Douchez ne peut rien. Bilbao 1-0.

Ce qui a pour effet de désorganiser le jeu parisien. Paris n’est plus là. Et joue de malchance : à la 29ème, le gardien commet une main en dehors de la surface. Ce qui –en théorie- vaut un Martini. Mais que nenni : l’arbitre n’expulse pas le gardien, et s’en tient au Pastis. Le coup franc de Néné, une belle frappe enroulé, finit golden barre.

Paris tient une belle occasion à la 43ème lorsqu’une belle passe de Néné sert Joli Cul Bodmer, tout seul. Hélas, la frappe est au dessus. A l’issue du contre basque, Tiéné traverse toute la défense de Bilbao… mais échoue dans sa frappe. Tiéné…  Bilbao se remet en selle, trompe Chantôme,  et achève le PSG par une reprise de volée croisée imparable pour Douchez. Bilbao 2-0.

Le cauchemar continue en seconde période, avec l’expulsion de Sissoko sur deuxième pastis pour un mauvais tacle dangereux à la 52ème minute. Le PSG à 10…

Antoine n’insiste pas et sort Pastore dès la 60ème pour préserver le joueur. Il fera de même pour Bodmer et surtout Néné : Lyon résonne déjà dans toutes les têtes parisiennes, et notamment celle de Kombouaré.

Au final, un match totalement subi par le PSG, heureusement sans conséquence pour la poursuite de l’aventure européenne. Mais un avertissement important, avant le duel au sommet qui se jouera dimanche sur la pelouse du Parc des Princes, entre les deux leaders de la ligue 1. Un classico qu’il faudra impérativement jouer autrement, avec un collectif plus soudé, un jeu plus précis, et l’envie de se battre pour l’emporter. Allez, Paris Saint-Germain !

*Article également publié sur Carnet Sport à cette adresse