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J’aime bien Alain Lambert. Comme beaucoup de Twitter’s, je l’ai découvert sur la branche (ndlr : Twitter), à force de gazouiller sur ce réseau social. Tout en sachant pertinemment qui il était.

Ancien sénateur –il a laissé son mandat pour rejoindre la Cour des comptes et laisser libre cours à sa passion pour les Finances publiques-, il est toujours président du Conseil général de l’Orne, et ancien ministre du Budget.

Fervent défenseur de son territoire sur tous les réseaux sociaux –qui n’a pas entendu parler de l’Orne ?- il est également très au fait des nouvelles technologies. Présent depuis longtemps sur Twitter, il nous a fait peur l’an dernier, en quittant le réseau social après une polémique ridicule, déclenchée par un de ses tweets envoyé depuis le perron d’une église. La presse locale s’est enflammée, l’accusant bêtement de ne pas respecter le culte… alors qu’il n’avait point twitté pendant la messe. La branche s’en est émue, réclamant son retour. Et un jour, il est revenu. Pour notre plus grand plaisir.

Agréable et accessible, il est en effet très apprécié des blogueurs et internautes, quelle que soit leur couleur politique, avec lesquels il aime échanger, dans le respect de la charte qu’il s’est fixée. Et ce n’est pas un vain mot. L’an dernier, c’est par un message privé que j’ai eu l’occasion de le découvrir. Habitué à lire mes politweets, il m’a proposé une rencontre, que j’ai acceptée avec joie.

Une semaine plus tard, par un vendredi de juillet, j’ai rejoint son bureau du Conseil général de l’Orne pour un apéro –sans alcool, je précise- fort chaleureux. Pendant plus d’une heure, nous avons discuté de politique, d’internet, de l’Orne que je connais un peu, de la Sarthe voisine où j’étais en congés, de nos connaissances communes, de notre vision de l’avenir… en toute simplicité.

Ancien ministre et homme politique, j’ai été frappé de constater son ouverture d’esprit, et son envie de dialoguer. Il ne suffit pas de la clamer sur les réseaux sociaux ou sur son blog –qu’il tient depuis 6 ans- pour en faire une réalité et pourtant, c’est le cas d’Alain Lambert. Car ce qui l’intéressait dans notre rencontre, c’était l’échange. Sur nos convictions de droite, sur les blogs, sur Twitter, sur la société, sur notre vision de l’avenir, sur sa passion pour la LOLF… Sur tout ce dont nous pouvons parler en ligne, mais IRL. In real life. En vrai.

Doté d’un bon sens de l’humour, ce sarko-juppéiste n’hésite pas aujourd’hui à mettre des limites, et à adresser un signal fort via Twitter au président de la République lorsqu’il dépasse les bornes… tout en ayant expliqué sa position sur son blog en avril dernier, après avoir déjà mis les warnings. Car si cette homme de droite a toujours soutenu la majorité présidentielle, il n’a rien d’un godillot et n’hésite pas à commettre quelque sacrilège… et se prend parfois à rêver de voir Alain Juppé se présenter. Encore un point commun entre nous !

Vous ai-je dit qu’il a 65 ans ? Cher Alain, pardonnez-moi de révéler votre âge –disponible partout sur le web- mais il me semble nécessaire de rappeler que les nouvelles technologies ne sont pas réservées à une tranche d’âge en particulier, et qu’il est bon de voir un ancien ministre –et non ses collaborateurs !-, fusse-t-il légèrement plus âgé que NKM ou Député Tardy, user de ce moyen avec une réelle maîtrise des outils pour partager sa pensée comme son travail d’élu local. Et d’aller plus loin, en route vers la démocratie ouverte.

Alain Lambert, libre dans sa tête, spécialiste des Finances publiques qu’il parvient à nous rendre sympathiques, passionné par l’Orne que nous avons l’an dernier portée en TT juste pour lui dire notre amitié : un vent de fraîcheur dans le petit monde politique de Twitter, que je vous incite vivement à follower.