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Dimanche, 17h. Le Parc des Princes est rempli à rebord -44701 spectateurs ont fait le déplacement- et l’ambiance est bon enfant.

Juste avant le lancement du match, Pastore est sacré meilleur joueur du mois de septembre. Sakho , capitaine, guide son équipe sur la pelouse, parallèlement aux dijonnais. Le coup d’envoi est donné par Laura Flesselle : c’est parti !

Dès la 5’, le danger frôle la cage de Sirigu au bout du pied de Corgnet, le seul dijonnais à avoir réellement brillé lors de ce match… à se demander ce qu’il fait encore à Dijon. Gameiro tente un premier tir sur un ballon fort bien servi par Pastore mais ne cadre pas. Ca joue des deux côtés, et c’est plutôt plaisant. Dijon tente un tir mais Sirigu est là pour stopper leurs ardeurs.  A la 15’, Néné part tout seul, mais se fait stopper en pleine course par un gang de dijonnais. Bien qu’expert en coup de pied arrêté, son tir ne fait que frôler la cage adverse.

Du côté du banc dijonnais, on traite Néné de pleureuse, sous entendant qu’il en aurait rajouté sur ce vilain tacle. Ca plait moyen au brésilien, mais malheureusement le journaliste de Foot + n’entend pas sa réponse. La nuit tombe sur le match. Jusqu’alors enjouée, la partie devient soporifique. Les parisiens ne parviennent plus à se trouver. Et quand ils y parviennent, c’est sans concrétiser : quand ça veut pas… Ainsi à la 21’, Sakho ne parvient pas à concrétiser de la tête le centre de Néné. A la 26’, le brésilien centre de nouveau, cette fois pour Ceara, mais ce dernier tire du pied gauche et ça ne passe pas.

Si Paris occupe le terrain, c’est hélas sans briller : le jeu manque de simplicité. A la 31’, Lugano fait un joli croche-pattes à un dijonnais qui lui vaut un pastis. Le bar est ouvert ! Le coup franc tiré par Guerbert ne peut inquiéter Sirigu : il part loin explorer la galaxie… L’entraîneur du DFCO est au bord de la crise cardiaque. Pastore tente tout de même sa chance à la 36’, et ça n’est pas loin de passer. Mais le contre fait peur à Paris, sauvé sur le fil par la tête de Sakho, venue déviée le ballon. Le défenseur parisien fait du bien dès son retour, on n’en attendait pas moins.

Chantôme, faute d’être Clément, prend son carton réglementaire. Sur le banc, Kombouaré est furax… Paris semble manquer de suivi dans son jeu. Puis Ceara lance Ménez.

Paris semble doucement se réveiller. Au passage, Sankharé se prend un pastis pour une magnifique balayette sur Pastore, ce qui rend le coach du DEFCO absolument furax. Il faut dire qu’une faute de Sissoko n’avait pas été sifflée, et apparemment il n’a pas digéré. Enfin à la 42’, un centre du même Ceara trouve Néné, qui ouvre enfin le score. 1-0 pour Paris. L’honneur est sauf. Et Paris mène à la mi-temps.

A la reprise, Paris persiste à faire la sieste. En mode service minimum, le PSG reste efficace, mais sans briller. A la 58’, Lugano intervient de manière douteuse dans la surface. Dijon réclame une main. Le ralenti n’est pas net en ce sens et montre une épaule. Reste que l’arbitre ne siffle rien, ce qui n’arrange pas le moral du DFCO. En retour, Pastore tente sa chance mais croise trop son tir, qui passe au ras du poteau. Dijon part en contre, mais Dijon a la guigne… Tellement qu’à la 62’, et malgré un ballon en or servi par Corgnet, le pauvre Mandanne s’emmêle les crampons.

Le DFCO reste très offensif, et donc potentiellement dangereux en dépit du paquet d’occasions ratées, mais Paris reste dominateur, sans franchement parvenir à techniquement se démarquer. Pastore se montre un peu plus qu’en première période.

Néné, lui, s’amuse à faire monter la moutarde au nez des dijonnais, qu’il pousse sans cesse à la faute. Hum, pas sûr qu’il était malin de le traiter… Sur coup de pied arrêté, la tête de Gameiro vient enfoncer la balle, et le DFCO ne doit le maintien du score qu’à un exploit de son portier pour arrêter ce tir.

Au passage, Pastore se permet de réaliser une magnifique aile de pigeon. Ah la technique de Pastore, pur plaisir des yeux qui fait oublier les difficultés des parisiens ce soir dans le jeu collectif.

A la 71’, Dijon obtient un coup franc qui aurait pu être dangereux, mais là encore, il part dans les étoiles. Heureusement qu’ils ne savent pas viser parce que vu le nombre d’occasions que Paris leur laisse, le compteur final eut pu être différent.

En fin de match, Paris semble avoir abandonné la partie, pour se contenter de défendre vaguement le score. C’est du n’importe quoi des deux côtés, option passivité pour les parisiens, avec manque de précision, perte de ballons, et grosse poilade intégrée quand Erding, qui vient juste d’entrer, troue une attaque de Pastore. Le temps pour Bamba –Baïla, Baïla, la Bamba– d’aider Néné souffrant de crampes, une bien jolie image, et le brésilien sort une magnifique frappe croisée à la 89’, délivrant définitivement Paris. Un très beau but et un magnifique doublé pour Néné, l’homme du match.

Si techniquement le PSG était un peu en dessous du jeu auquel il nous a habitué depuis le début de saison, faute que les joueurs parviennent à se trouver, il convient tout de même de noter sa redoutable efficacité : deux buts sur quatre tirs cadrés !

Certes, Pastore est un peu plus fantomatique depuis le match contre Ajaccio, mais cela s’explique par l’histoire de gros sous qui l’a obligé à témoigner en Italie, les longs voyages qu’il a du faire pour rejoindre sa sélection nationale, et le fait qu’il ne soit pas encore totalement installé à Paris, puisqu’il vit encore à l’hôtel. Comme l’a dit Kombouaré après le match, le PSG ayant gagné, cela démontre que l’équipe n’est pas Pastore dépendante, et Néné a trouvé là une belle occasion de s’exprimer.

Cette cinquième victoire consécutive en championnat permet à Paris de conserver sa place de leader, et de maintenir la distance avec Montpellier, toujours à trois points. Rendez-vous mercredi pour les 1/8 de finale de la Coupe de la Ligue, qui fera office de match retour : le PSG rencontrera en effet… Dijon !

*Article également publié sur Carnet Sport à cette adresse