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En ce samedi après-midi, Paris a aligné une très belle équipe pour sa rencontre de championnat face à Caen.

Les normands sont réputés pour bien se défendre à l’extérieur, et systématiquement marquer. Sauf que cette fois, ils devront affronter un PSG de choc, bien décidé à laver l’affront de la Coupe de la Ligue qui a vu leur élimination face à Dijon.

Antoine Kombouaré a donc positionné Gameiro en pointe, Néné, Pastore et Ménez en attaque, Sissoko et Bodmer à la récupération. En défense, Lugano reste sur le banc pendant qu’Armand, Jallet et Sakho assurent les arrières pour Sirigu. Tiéné n’étant pas titulaire, on joue bien à 11.

Les joueurs font leur apparition sur la pelouse et déjà, le Parc chante à tue-tête. Qu’il est bon de retrouver un stade plein à craquer, et qui encourage son équipe ! Une équipe qui, d’ailleurs, se montre très offensive d’entrée. Bodmer lance loin vers l’avant pour attraper un Gameiro en pointe : ce match sera rythmé et devant ou ne sera pas !

Gameiro récupère une passe involontaire d’un caennais, puis joue le une-deux avec Néné. Si ces tentatives échouent face à une défense bien remontée, Paris domine. Pastore, lui, délivre talonnades sur talonnades. Menez tente sa chance mais échoue sur la barre. Pendant ce temps, Caen est aux fraises, laissant Paris dérouler son jeu.

Pastore se montre, tente sa chance mais est contré alors que Gameiro, percuté, reste au sol. Côté caennais, seul le dégagement du portier permet de changer de côté du terrain.

Une faute de Jallet offre un coup franc à Caen. Sur corner, et malgré la concentration de Sirigu, qui ne peut rien, Caen marque. 1-0, contre le cours du jeu.

Paris n’entend pas en rester là. Bodmer tente de centrer, mais trop rentré, la frappe échoue dans les bras du gardien. Puis il commet une faute. Avouez qu’une faute de fesse de Joli Cul Bodmer, c’est quand même priceless. Gameiro tente la frappe mais poteau. Po-teau ! A ce stade du jeu et vu le nombre d’occasions manquées par les parisiens, que le chat noir se dénonce !

Caen reprend du poil de la bête, et effectue deux tentatives coup sur coup. Mais Sirigu est là. Notre goal italien ne s’en laisse pas conter. Paris part en contre, Néné dribble dans la surface et se prend un méchant crochet de Nivet.

L’arbitre siffle le pénalty, et délivre au caennais un Martini qui le renvoie direct au vestiaire, pour ce vilain crochet par derrière. Ce pénalty indiscutable est transformé par Néné. 1-1, et Caen doit tenir 70 minutes à 10.

A 11 contre 10, Paris met la grosse pression. Frappe de Bodmer, au dessus. Menez continue d’inrégrer la surface. Néné lance un boulet de canon et Leca manque de marquer contre son camp. Néné, encore, frappe un corner rentrant joliment écarté par le gardien.

Paris est chaud ! Caen récupère enfin le ballon et riposte par une belle frappe, qui termine sa course dans les bras de Sirigu. Et ça repart ! Néné est resté au sol dans la surface mais à l’autre bout du terrain, Gameiro manque sa reprise. Paris se montre vaillant, mais manque de réussite pour concrétiser ces belles actions.

Et comme toujours, Paris se déconcentre. Faute de Menez, faute de Camara, faute d’Armand. Trop de fautes, trop près de la cage de Sirigu. Le jeu parisien devient brouillon face à une équipe de Caen qui se bat, et tente par la voie de Vandam… qui fait franchement penser à un film de son homonyme. Caen obtient un coup franc pour une faute imaginaire de Bodmer, sans danger pour Sirigu.

Côté parisien, l’ambiance est toujours à l’attaque. Néné s’amuse d’avoir manqué son contrôle, Gameiro lance un nouveau boulet mais le goal caennais réalise décidément un beau match.

Bodmer tente sa chance à son tour par une jolie frappe enroulée, mais à côté. Le syndrome Jean-Claude Dusse s’est emparé du PSG : il tente, mais ne conclut pas.

Gameiro s’écroule dans la surface. Glissade ou faute ? Ca se passe sous les yeux de l’arbitre, et alors que le ralenti démontre la faute, celui-ci ne siffle pas. Le pénalty était pourtant mérité. Caen en profite pour partir en contre mais même si Frot prend son temps pour armer, Sirigu stoppe ses vélléités. Menez remonte, mais glisse dans la surface. Vraiment. Tout seul. Gloups. Ca repart encore dans l’autre sens, mais la frappe de Frau échoue sur la barre. Ainsi s’achève la première période, et déjà un constat : même à 10, Caen reste dangereux !

La seconde période démarre sur les chapeaux de roues avec un Paris plus rapide, et mieux organisé. Immédiatement, l’alerte Gameiro se met en place. Puis Sissoko se lâche, hélas sans cadrer. Foot + confirme l’impression : à la mi-temps, ça a hurlé dans les vestiaires…

D’où cette OPA des parisiens sur le ballon. Que Caen ne touche plus. Même Jallet tente un centre rentrant, mais le portier caennais, décidément très bon, est vigilant. Dans les tribunes, le sélectionneur italien observe attentivement Sirigu, qui pourrait bien trouver une place dans son équipe nationale…

C’est l’incendie autour de la cage de Caen : Menez, puis Gameiro frappent sans parvenir à marquer. Jusqu’à ce cafouillage extraordinaire devant la cage.

Gameiro se dispute le ballon à la limite du terrain, la balle mord la ligne mais ne sort pas –sur la foi du ralenti aérien-, la passe en retrait à Menez qui joue le ballon et marque ! 2-1 pour Paris. A noter le très bel esprit de Gameiro, un joueur plein d’envie, qui ne lâche rien et se bat pour délivrer un bon ballon à Menez.

Sakho tacle. Ce qui nous vaut ce merveilleux pléonasme des commentateurs : « Un truc intelligent de Sakho ». Nouveau crochet sur Néné, qui était passé, ce qui vaut un petit jaune à l’auteur de ce méfait. Pastis time… Un autre caennais, Frau, en prend un également pour avoir mis son pied dans le tibia de Menez. Néné et Gameiro font le une-deux, Gameiro tente la talonnade pour Néné. Sur corner, Bodmer arme la frappe, mais ne peut refaire sa reprise de volée magique, la défense étant sur le passage. Néné fait un joli piqué, qui passe hélas au dessus, énorme occasion écarté par le portier caennais.

Caen part en contre, et une grosse faute de la défense parisienne offre une magnifique occasion à une équipe caennaise qui ne lâche décidément rien, bien que réduite à 10 depuis la 18ème minute de jeu.

Un magnifique arrêt de Sirigu met un terme à leur ambition. Ca repart dans l’autre sens avec Pastore, mais Néné pousse le bouchon ballon un peu loin. Il lance à nouveau Gameiro, mais dévié en corner. Qu’il frappe rentrant… poteau ! C’est décidément un festival pour Néné !

Paris battant, mais Paris maudit quand Sissoko réalise la seconde golden barre parisienne. Sakho reprend le ballon et rate l’immanquable. Dur pour le défenseur de l’équipe de France d’attaquer ! Sorti par Antoine Kombouaré, Menez est sanctionné par un petit jaune pour avoir tardé à quitter le terrain… ce qui déplaît à l’entraîneur parisien. Sur une sortie un peu excentrée de Sirigu, on évite le but d’égalisation de justesse. Pfiou !

Ca repart du côté de la cage caennaise, Tiéné centre pour Gameiro mais l’attaquant parisien est chargé dans le dos alors qu’il est dans la surface. La sanction tombe immédiatement : pénalty.

Au passage, le gardien se prend un carton jaune. Pourquoi, mystère… Pendant ce temps, Pastore demande à Gameiro s’il veut le tirer. C’est trop mignon. Néné transforme le péno. 3-1 pour Paris.

Dès lors, les boulets pleuvent sur le but de Thébault. Gameiro, crocheté par le gardien qui ne peut l’éviter. Gameiro encore, nouvelle parade. Sur le point de corner, Sakho se permet un petit pont. Si même les défenseurs se mettent à offrir des gestes techniques au public du Parc… Mais Caen, qui joue à 10 depuis maintenant une heure, ne lâche toujours rien. Et tout à coup, on se reprend un but, sur une tête consécutive à un coup de pied arrêté et une boulette de Sirigu. 3-2.

Match terminé ? Absolument pas, les deux équipes continuent la bataille. Au passage, Bulot se prend pour une moissonneuse batteuse et écrase Néné.

Mais il y en a un qui est bien décidé à ce que le tableau d’affichage bouge encore. C’est Pastore. Sur une passe en or de Jallet, il tire un magnifique boulet qui termine sa course au fond du but caennais.

4-2 pour Paris. Pour l’anecdote, le T qu’il forme avec ses doigts est un signe pour Tavarès, le club qui l’a formé. Une dernière tentative de Caen, pour l’honneur, et l’arbitre siffle la fin du match.

Quel plaisir que ce PSG-Caen, qui réhausse le niveau de la Ligue 1. Un match très rythmé, avec deux équipes fort combattives, et une mention spéciale à Caen qui a joué sans se retenir, tenu et réduit le score malgré l’infériorité numérique. C’est la sixième victoire consécutive pour le PSG en Ligue 1 et la onzième journée sans défaite, puisque seul le premier match a été perdu. Cette victoire permet à Paris de rester en tête du classement, avec 3 points d’avance sur Montpellier.