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Le match que j’ai bien failli ne pas voir. Bien que retransmis par W9, qui assure la diffusion de l’Europa League, ça n’était pas gagné.

En effet, la petite chaîne a enchaîné la diffusion de nombreuses auto-promos pendant près de cinq minutes, manifestement faute de pouvoir attraper le faisceau. Problème de positionnement du car satellite ou difficultés liées aux conditions météorologiques déplorables ? Il pleuvait en effet à torrent sur le Parc des Princes.

C’est donc en plein le déluge que les équipes ont fait leur entrée sur le terrain, déjà trempés avant même d’avoir touché leur premier ballon. Ce qui n’empêche les parisiens de mettre d’entrée la pression aux Bratisla(va) Boys, par une frappe de Bodmer, qui passe au dessus. Cependant, le froid rougit les cuisses des joueurs –oui j’ai remarqué, car oui, je mâte, et franchement, j’irais bien réchauffer les cuisses de quelques uns !- et je me prends à rêver que le renard mort qui squatte le crâne de Menez meurt de froid. Une nouvelle fois. Mais que cette fois, il disparaisse vraiment.

Car pour l’instant, ce match est un enfer. Pour le téléspectateur de W9, du moins. Car nous devons subir les commentaires de Thierry Rolland. Qui ne connaît même pas le nom des joueurs. Ainsi, il décide que Lugano s’appelle Ceara. Certes ce sont deux défenseurs, mais l’un est petit et brun, l’autre grand et blond. Enfin non, brun. Il a changé de couleur de cheveux. A moins que ce ne soit la pluie qui ait effacé sa couleur ?

Sinon sur le terrain, ça se passe dans la douleur. Menez, trop perso, ne voit pas Joli Cul Bodmer. A moins que le rideau de pluie ne réduise la visibilité à trois mètres, ce qui est peu probable. Il persiste dans son petit trip solo, mais est hors jeu. Comme c’est ballot.

Malgré le pressing, le PSG ne parvient pas à nettoyer son jeu et prendre l’avantage au score. Néné pousse trop loin et ne peut armer sa frappe, alors qu’il y avait Pastore idéalement placé. Comme souvent, le PSG subit les individualités.

Erding, lui, frappe cadré… mais bute sur le gardien slovaque. Néné tente un joli centre mais Erding le regarde lui passer sous le nez. Hoarau style. Les slovaques en profitent pour partir en contre, et frapper. Et c’est Sakho qui sauve son équipe, juste devant le but de Douchez. Qui ce soir, porte bien son nom. Reste que la nouvelle devise du Parc pourrait être In Mamadou We Trust. Mais malgré de belles actions, le PSG ne parvient pas à concrétiser.

L’arbitrage, d’ailleurs, n’aide pas. Victime de sa réputation, Lugano est systématiquement sifflé. Même lorsqu’il marque un but. Ce dernier est alors refusé pour un hors jeu complètement imaginaire.

Sinon Paris se surpasse dans le n’importe quoi. Tiens, un exemple. Y’a Erding qui prend la balle, alors que Pastore attend. Je te le donne en mille : Erding foire. Tellement prévisible… Mais rien à faire, le PSG persiste à s’enfoncer dans la défense centrale, juste là où sont placés les joueurs adverses. Histoire d’être bien certains de ne pas pouvoir passer.

En même temps les Bratisla(va) Boys sont au moins une centaine dans la surface, ça n’aide pas. Ca rend même le match terriblement chiant. Tellement qu’on se prend à rêver d’un petit Gameiro pour la seconde mi-temps. Seul Sakho continue ses merveilles, on se demande comment on a fait pendant qu’il traînait à l’infirmerie. Juste avant la mi-temps, Sissoko tue Menez en lui marchant malencontreusement dessus. Aux dernières nouvelles, il n’a pas eu raison du renard mort que son partenaire porte sur le crâne. Momo, tu crains : en finir avec le renard, c’était le minimum.

La seconde période s’ouvre sur un crash de Néné, qui reste au sol. Blessé à la tête, il devra avoir ultérieurement trois points de suture.

Mais le match n’attend pas et pour l’heure, Néné sort du terrain pour se faire soigner, avant de reprendre son poste sous les acclamations du Parc des Princes. Et  affublé d’un bandage modèle Bjorn Borg. Le jeu, lui, tourne au ralenti. Zzzzzzzz…

Et ce sont les slovaques qui se réveillent en premier, avec une frappe cadrée heureusement stoppée par Douchez. Jolie Poupée Menez, lui, est complètement à la ramasse, et toujours aussi perso. Mais heureusement, Gameiro est à l’échauffement.

Néné sert un joli centre à Erding, qui rate une nouvelle fois sa tête, et la met largement à côté. Bis. Les têtes et Erding, ça fait deux… De l’autre côté, un Bratisla(va) Boys manque l’immanquable. Heureusement qu’ils ne savent pas tirer.

Alors qu’on s’ennuie fermement, tout s’acélère. Pastore effectue une magnifique reprise de volée qui file droit au fond du but. 1-0, Paris a enfin marqué.

Et l’international argentin montre fièrement le H qu’il porte au poignet, en hommage aux supporters de l’Atletic Club Hurican, où il a évolué entre 2007 et 2009. Un geste qui rappelle le T de la semaine dernière…

Ce but est primordial pour moi. Car c’est désormais officiel : mon pote Coach, qui est au Parc malgré sa réputation de chat noir –chaque fois qu’il y va, le PSG perd- n’est plus maudit. Et dire que je l’avais interdit de Ligue 1 et tout juste accepté qu’il aille voir un match d’Europa League, à l’unique condition que ce soit un match de poule… Comment ça je suis dure ? Vous avez déjà vu un supporter qui veut risquer la défaite de son équipe ?

Erding. Erding retente une tête. Erding et tête. Une fois de plus, ça ne passe pas. Côté défense, en revanche, Sakho assure. Y’a pas à dire, c’est le patron. Pendant ce temps, Sissoko cartonne. Enfin, il se prend un carton. Sa spécialité.

Et puis Bahebeck se plante. Magnifiquement servi par Jallet, il ne cadre pas LA frappe immanquable. Manque d’expérience… Sur ce coup là, Bahe-Bécassine. A force qu’Erding tente, les Vratisla(va) Boys l’ont repéré. Et le ceinturent dans la surface pour l’empêcher de tirer. L’arbitre ne siffle pas. Le cinquième arbitre ne réagit pas. Ca s’appelle un vol de pénalty. Rien que ça.

Paris reste très offensif, avec une réussite mitigée. Bahebeck tente une grosse frappe, repoussée par le gardien, et reprise par Erding. Je vous laisse deviner l’issue de l’action. Oui, c’est cela. Raté. Gameiro fait enfin son apparition sur le terrain. On a failli attendre. Bodmer se lance dans une jolie reprise de volée, mais à côté cette fois. Bien tenté, on aurait aimé qu’il nous refasse sa spéciale Salzbug. Un Bratisla(va) Boys s’en prend à l’arbitre, et se prend un petit jaune. Coup de sifflet final, Paris l’emporte 1-0.

Un résultat qui permet au PSG d’empocher les trois points et de pointer à la deuxième place du groupe avec 7 points, derrière Bilbao (10 points), et devant Salzburg (4 points) et Bratislava (1 point).

Il reste deux matchs pour prendre la tête ou rester deuxième, condition sine qua non pour poursuivre l’aventure européenne en Europa League. La remporter étant l’un des objectifs pour les parisiens cette année. Affaire à suivre !