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Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy est élu président de la République. Heureux de sa victoire, il choisit de faire la fête avec ses proches au Fouquet’s, restaurant bien connu des Champs Elysées, à la carte onéreuse nécessitant de dégainer sa platinium.

Dès les premiers jours de son mandat, l’attitude très bling-bling du président Sarkozy fait grincer les dents. Fouquet’s, Rolex au poignet, vacances sur le yacht de son ami Bolloré… Le président, qui a muté hier en père de l’austérité, n’a jamais réussi à se décoller de cette image de nanti de la République.

Déjà, l’annonce hier dans le plan de rigueur du simple gel du salaire du président n’a pas été bien perçu par ceux qui ont encore en tête qu’il avait augmenté son traitement dès son arrivée au pouvoir. Mais voilà, cette nouvelle polémique autour du G20 menace de mettre son plan de communication par terre, en questionnant le président sur le montant de ce déplacement.

Le sommet durant deux jours, et Nicolas Sarkozy étant arrivé la veille pour sermonner le Premier ministre grec, il a du passer deux nuits à Cannes. Son choix s’est porté sur le Majestic, un établissement du groupe Barrière qui offre l’avantage d’être idéalement situé sur la Croisette, face au Palais des Festivals. Or c’est un palace 5 étoiles, et la facture est en général à la hauteur de ses prestations : élevée.

Aussi, la polémique enfle : le président a-t-il occupé la suite présidentielle Majestic Barrière –sinon, qui d’autre en sa présence en les murs ?- et si oui, l’Elysée l’a-t-elle payée plein pot – 37000 euros la suite- comme l’évoque le tabloïd anglais The Sun, ou obtenu une petite ristourne de la part de ses amis du groupe Barrière ? Ou tout simplement occupé une chambre de moindre facture ?

Reste que la polémique enflamme presse et web et se répand comme une traînée de poudre, ce qui fait désordre en cette période de vaches maigres, et au lendemain de l’annonce du second plan de rigueur en deux mois.

Si l’on en croit Franck Louvrier, en charge de la communication à l’Elysée, a tenu à démentir avec rigueur vigueur : « Faux, c’est dix fois moins », a-t-il assuré au Monde. Soit autour de 3.500 euros la nuitée. Le président étant proche du groupe Barrière, -et client récurrent de ses établissements,ce groupe hôtelier est notamment propriétaire du fameux Fouquet’s-, il est tout à fait possible que l’Elysée ait négocié les tarifs hôteliers des personnels déplacés dans le cadre du G20.

Reste qu’au moment de l’annonce du plan de rigueur, ce choix hôtelier finit par se retourner contre le président bling-bling. Et son image en prend un sacré coup. D’ailleurs, saviez-vous que le Majestic compte en ses murs le Fouquet’s Cannes ? Ca ne s’invente pas.