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Paris rencontrait ce soir Salzburg dans la ville du génie Mozart, et devait réaliser au minimum un match nul pour se qualifier pour les 16èmes de finale de l’Europa League.

Un match à portée de main pour les parisiens, qui avaient battu 3-1 les autrichiens lors du match aller.

Pour cette rencontre, Antoine Kombouaré laissé au repos Pastore, cramé depuis quelques matchs, Menez, légèrement blessé à la cheville, ou encore Sakho, encore en reprise. Fidèle à sa stratégie de 4-2-3-1, l’entraîneur kanak a aligné l’équipe suivante : Douchez dans les buts, Ceara, Camara, Bisevac, Tiéné, Jallet, Chantome, Sissoko, Néné, Bodmer, Erding. Comme d’habitude en Europa League, Douchez et Erding sont titularisés, et comme de plus en plus souvent en coupe d’Europe, Bodmer est capitaine.

Le PSG s’est ligué pour nous offrir un festival de passes manquées, de marquages oubliés, de  tirs non cadrés, de lancer du ballon le plus haut possible dans les airs…

Erding, notamment, s’est illustré dans le mythe du joueur au pied carré, se montrant incapable de concrétiser la moindre des occasions qu’il avait, y compris lorsqu’il était seul face au but. Douchez a commis plusieurs fautes de mains, nous rappelant les pires heures de l’an dernier, quand Edel officiait dans les cages du PSG. Ces deux joueurs, titularisés uniquement en Europa League, ont montré leurs limites.

A vrai dire, il ne manquait plus que Peguy Lyundula et Jean-Eudes Maurice, et l’effectif des pieds en plomb aurait été au complet. Car même les joueurs régulièrement titulaires, et ayant prouvé leur apport au collectif du PSG, semblent avoir perdu leur mojo : Jallet s’est ridiculisé, Néné a manqué de réussite, Gameiro n’a toujours pas réussi à marquer.

A croire qu’ils se sont tous d’un coup Mevlutisés, incarnant alors un PSG qui n’est plus que l’ombre de lui-même. Et le changement de tactique, avec une pointe à deux têtes, n’aura rien changé. Rien qu’en les regardant, on avait envie de se suicider à coup d’intégrale des matchs de l’OM.

Pendant 90 minutes, Paris a manqué d’envie, d’engagement, de mental, et de collectif. La sanction est fatalement tombé.

Après un but marqué en première période, Salzburg met un magnifique boulet de canon à la 94ème minute au fond de la cage de Douchez. 2-0 pour les autrichiens. Et là, c’est le drame. Malgré de nombreux changement de joueurs, le match aura été à l’image des trois derniers, et poursuit sa série noire par un quatrième match sans victoire, et une troisième défaite d’affilée.

Alors évidemment, il y a eu les deux pénaltys non sifflés pour Paris, l’un sur une main, l’autre sur une faute dans la surface. Quand on voit le score de 2-0, et que l’on sait qu’il suffisait d’un nul pour se qualifier, on peut avoir quelques griefs contre l’arbitrage. Reste que le score reste fidèle au cours du jeu, et c’est un euphémisme que de dire que Paris n’a franchement pas brillé.

Pire, la qualification n’est plus assurée. Paris ne devra pas seulement gagner lors du prochain match à domicile contre l’Athletic Bilbao, premier du groupe, qui lui avait déjà mis la fessée à l’aller, mais aussi compter sur un mauvais résultats de Salzburg qui affrontera Bratislava, bon dernier du groupe. Non seulement c’est pas gagné, mais surtout, Paris n’est plus maître de son destin. Il est temps d’éditer des cierges aux couleurs du PSG…

Cette fois, la fameuse crise de novembre qui touche le PSG vire au cauchemar. Les joueurs commencent à douter. Ca sent le sapin pour Antoine Kombouaré.

Et les supporters commencent à déprimer. D’ailleurs ce soir, furieux du résultat, mais aussi du comportement des joueurs qui ne les ont pas salué à l’issue de décrassage comme à l’issue du match, ceux qui avaient fait le déplacement en Autriche ont bloqué le car des joueurs. C’est dire l’ambiance qui règne, aujourd’hui, autour des Rouge et Bleu.

A l’équipe de se reprendre pour offrir une belle victoire face à Auxerre ce dimanche au Parc, et enfin mettre un terme à ce cycle infernal. Que Paris soit magique !