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Paris-Lille. Une affiche. Leurs dernières rencontres remontent à mai dernier, en championnat, mais aussi à la finale de la Coupe de France.

Deux compétitions remportées par les nordistes. Depuis le début de l’année, les deux équipes s’observent, à distance. Elles viennent d’ailleurs toutes les deux d’achever leur parcours en coupe d’Europe. A l’issue du match, l’équipe qui l’emportera pourra finir en tête du championnat.

Pour l’heure, c’est le Père Noël qui donne le coup d’envoi. WTF ??? David Beckham, annoncé comme présenté au Parc par la rumeur populaire, n’est pas présent dans le stade. Nul ne sait vraiment s’il est sur Paris. Ses éventuels futurs coéquipers alignés pour le match de ce soir donc : Sirigu – Jallet, Camara (cap), Bisevac, Ceara – Bodmer, Sissoko – Ménez, Pastore, Nenê- Gameiro. Sakho, souffrant d’une douleur à la cuisse, reste sur le banc.

Dès le coup d’envoi, Gameiro se lance dans la profondeur, mais ne parvient pas à trouver Néné. Cette première incursion dans le camp lillois est suivie d’un contre sur lequel Paris se fait peur.

Sur une passe en retrait de Camara, Sirigu patauge un peu, mais c’est Moussa Sow qui subit une désillusion : le portier parisien est bien au rendez-vous ! Le Parc est chaud comme de la braise, pour cet affrontement très disputé.

Ménez, lui, se fait tacler par l’herbe. Le coup de la taupe au renard, probablement. Néné et Pastore tentent le une-deux mais sans succès : la balle échoue dans les bras de Landreau.

De l’autre côté du terrain, le premier corner lillois, tiré par Eden Hazard, est dévié par Bodmer. A la 15ème, Balmont tente une bonne frappe, déviée en corner par Sirigu. Néné, lui, s’éclate. Il élimine la défense avec style, mais ne trouve pas Gameiro. Dans la panique, Lille provoque le corner que le brésilien frappe rentrant, hélas boxé par Landreau.

Du coup Lille se reprend, et tente sa chance : c’est Camara qui intervient pour calmer les ardeurs de Sow. Ca repart et Pastore sert magnifiquement Gameiro, tout seul face à Landreau… mais Galimeiro rate sa demi-volée. Gloups. Lille obtient un coup franc, tiré par Hazard, mais repoussé par Cearà. Manifestement, le Parc n’est pas le jardin d’Eden… à moins que le belge n’ait pas la frite ? Quoi qu’il en soit, le prodige lillois est bien discret ce soir. Paris et Lille alterne les occasions, sans parvenir à concrétiser.

A la 31ème, Cearà et Debuchy confondent fête du foot et fête foraine, et jouent aux auto-tamponneuses. Carreau !

Après ce coup de boule mutuel à la Zizou, le défenseur parisien reste debout, alors que le latéral lillois finit au sol, sacrément sonné. Selon nos informations, Materazzi –sa mère la p…, ah ah- n’y est pour rien. Sirigu en profite pour taper la tchatche avec ses défenseurs. Debuchy se relève, Bonnart s’est échauffé pour rien. Balmont coupe méchamment la route de Ménez, déclenchant un coup franc plein axe. Tiré par Néné, il finit dans le mur.

Pour passer le temps sur la pelouse, Pastore fait mumuse. A base de dribbles trop mignons. Ceci dit, on aimerait qu’il arrive de temps en temps jusqu’au but. A la place, il se fait sécher comme une viande des Grisons par Debuchy, manifestement remis de son carreau.

Coup franc. Et puis rien. Il pleut tellement que la pelouse glisse, on attend un signe de l’arbitre pour que les joueurs chaussent les lames à la place des crampons. Parce que là, c’est quand même option patinage artistique… ce qui se traduit par énormément de fautes côté lillois.

Quant à Ménez, il passe en mode moissonneuse batteuse, en repoussant assez vigoureusement Debuchy.

Certainement un rapport avec le tacle de l’herbe, en début de partie. Faut pas chercher avec Jérémy. D’ailleurs il ne s’est pas entraîné de la semaine. Vu comment il nage sur l’herbe, il avait certainement piscine…

La première période s’achève par une dernière tentative parisienne, qui part de Bodmer via Ménez et Pastore, pour arriver à Cearà qui manque son tir, et l’envoie sur le côté gauche de la cage de Landreau. Damnit ! A la mi-temps, le tableau d’affichage est donc toujours vierge. L’attaque lilloise se heurte à une défense en béton et côté parisien, Galimeiro s’est créé des occasions sans parvenir à conclure. Jean-Claude Dusse, notre Kevin ?

A la reprise, Paris se fait peur en défense, mais Bisevac veille. Et Joli Cul Bodmer. Souvent décrié, le blondinet parisien sert une fois de plus un magnifique ballon à Pastore, qui la met à côté. Mais le cadre !!!

Ménez, de son côté, n’a toujours pas résolu le mystère du football : sport collectif ou sport individuel ? Une fois de plus, il accélère mais sans voir Galimeiro qui aurait pu la mettre au fond. Puis se fait faucher juste avant de la passer à Pastore, ce qui provoque un coup franc hélas lu par Landreau.

Je m’endors quelques minutes, épuisée par cette question lancinante : est-ce mon streaming qui déconne ou les joueurs qui marchent ? Jusqu’à la 60ème. Après un centre de Balmont dégagé en corner par Bisevac, Debuchy place une belle tête.

C’est sans compter sur la magnifique parade de Sirigu. Décidemment, le bel italien ne me déçoit jamais : il est toujours là pour s’envoyer en l’air !

Et il continue. Un autre lillois pour tenter ? Dans les bras de Sirigu. Tiéné et Hoarau sont à l’échauffement. Bizarrement, le Parc ne réclame pas Chico, mais Hoarau. Eh eh…. Ménez se prend un carton, au passage. Pour sa collection. Pastore lance Ménez qui tergiverse et invente la pétanque Ménezienne : je passe ou je tire ? Ah non, je ne fais rien et je perds la balle. Okayyyyyy ! No comment…

Et Lille se réveille, lorsque Gueye tente une frappe de loin, difficile à voir venir. Enfin pas pour Sirigu : le portier parisien, très concentré, bondit comme un tigre, se détend de tout son mètre 92 et l’écarte.  Mais quel arrêt de Toto le Héros !

Juste derrière, c’est Jallet, qui réalise encore un très bon match, qui revient sur Hazard. Pas sûr qu’il danse le jerk…

L’heure est aux changements de fin de match. Kombouaré remplace Pastore par Armand, qui n’est pas content. Il sort sous les sifflets. Décidément les Footix… Même si El Flaco prend un peu le melon, notamment dans son comportement avec Antoine, ça reste un de nos joueurs, à soutenir ! Galimeiro est remplacé par Hoarau.

Nouvelle occasion parisienne lorsque Ménez déborde et relance en arrière pour centrer et viser Hoarau. Mais non. Trois minutes plus tard, Jallet sert un beau ballon à Joli Cul Bodmer… qui se rate. Pas de cul le Bodmer. Ah ah.

Cette fois, la balle repasse au pied des lillois qui ne la quittent plus, bien décidés à marquer. Mais Hazard a une épine dans le pied, qui se nomme Bisevac. A la dernière minute, c’est Jelen qui tente sa chance, en dégainant du pied droit. Sirigu s’envole, poings en avant. Salvateur Sirigu, qui décidément porte bien son prénom !

En cette seconde mi-temps, les Lillois auraient pu rêver à mieux. A trois reprises, ils tentent leur chance. Mais Sirigu est là. L’ange gardien italien n’est pas qu’un beau gosse.

Perfectionniste, il est très concentré, et déboule sur chaque ballon comme si sa vie en dépendait. Résultat, qu’il boxe une frappe de Jallen à la 93ème ou qu’il réalise une claquette sur les tentatives de précédente, sa cage parisienne reste inviolée. Une fois de plus, MerSirigu !

A l’issue de cette 18ème journée, et à trois jours de la trêve hivernale, ce match nul permet aux leaders parisiens et nordistes de se neutraliser. Paris est deuxième du championnat, à égalité avec Montpellier, toujours en tête. Lille est troisième, à deux points. Tout est encore possible pour finir champions d’automne !