Mots-clefs

, , , , , , , , , , , , , , , , ,

En cette dernière journée de championnat avant la trêve hivernale, l’enjeu est grand pour le PSG.

Au coude à coude avec Montpellier, qui vient de perdre face à Evian Thonon Gaillard, un simple nul suffit à Paris pour être champion d’automne. L’AS Saint-Etienne est cinquième, et ambitionne de se maintenir et d’éviter de se faire distancer par les leaders. C’est dire si cette plongée dans le Chaudron sera chaude !

Ah Saint-Etienne, premier club dont j’ai eu le maillot, et que j’appréciais quand j’avais 5 ans, par passion pour Michel Platini et Dominique Rocheteau…

Ce même Rocheteau qui a rejoint ensuite le PSG, club de mon cœur ! Reste qu’enfant, j’ai connu la grande période des Verts. A l’école, nous chantions même : « Allez les Verts / Qui pissent en l’air / Dans les vestiaires/ De ma grand-mère ». Toute une époque !

Et que dire de la finale de coupe de France 1982, théâtre d’un affrontement mythique entre Saint-Etienne et le PSG, et remportée par Paris  ? Mon premier maillot ! Ce soir, ce sont deux équipes chargées d’histoire qui s’affrontent. Un peu de mon histoire footballistique, aussi…

Pour ce dernier match de 2011, Antoine Kombouaré a aligné Sirigu – Ceara, Camara, Bisevac, Jallet – Bodmer, Sissoko – Nene, Pastore, Ménez et Gameiro.

L’entrée des joueurs tarde un peu. La tenue noire de Sirigu déplaît à l’homme au sifflet, qui demande qu’on lui apporte une autre tenue : Tore gardera son short noir, mais jouera avec une tunique jaune canari.

Dès la 5ème minute, l’attaque stéphanoise montre des prétentions. Côté Paris, c’est à la 9ème que Gameiro fait un appel de phares, mais Marchal le stoppe dans la surface. Résultat, le match est équilibré.

Les quatre fantastiques parviennent à se trouver aisément, ce qui reste prometteur. A la 14ème, première occasion pour Saint-Etienne consécutive à un gros cafouillage dans la défense. Aubameyaung file vers le but de Sirigu, laissé seul dans ses cages… et envoie cette balle-sonde explorer les étoiles.

Pastore, en revanche, marche à l’ombre. Contrairement à Jallet qui occupe le terrain, surtout pour empêcher Gradel de piquer le ballon. Le capitaine stéphanois fait de même avec Gameiro, qui ne peut ajuster ses assauts. Paris obtient un premier corner, qui arrive tout droit sur la tête de Joli Cul Bodmer… qui ne cadre pas. Groumpf.

La balle finit par arriver dans les pieds d’un stéphanois qui tire à bout portant sur le portier parisien. Sirigu écarte la menace… mais ses yeux bleus azur ont viré au noir corbeau : il en a après sa défense… S’ensuit un corner que Néné repousse. Puis un autre que la tête de Marchal ne parvient pas à cadrer. Ca chauffe autour du but parisien mais Sirigu sauve tout seul le PSG par cette double parade ! Une fois de plus, le portier parisien confirme son statut d’incontournable.

La défense se ressaisit d’abord avec Jallet, qui au passage comment une faute, puis par Bisevac qui empêche la progression de Gredel. Ce match est fou, ça joue des deux côtés, et ça repart côté Paris. A la 27ème, une belle passe de Ménez offre une belle occasion à Pastore. Hélas El Flaco s’enferme sur la gauche, et sa frappe est repoussée par Marchal. Pourtant, Gameiro était au centre et aurait pu frappé. Galimeiro encore oublié. Sissoko reprend mais sa frappe lointaine échoue loin du but.

Et à la 32ème, Néné à gauche sert Bodmer, qui se décale et cadre sa tête : Ruffier est battu. 1-0 pour le PSG ! Mais quel mois de décembre pour Joli Cul Bodmer !

Il inscrit son troisième but du mois, même si l’un d’entre eux est considéré un csc du gardien. Tout de même ! Et ça continue : coup franc de Néné directement dans les bras de Ruffier, et enfin frappe puissante de Jallet détournée d’une belle claquette de Ruffier. Ménez, lui, passe à la balle aux stéphanois. Lui prendre d’urgence rendez-vous avec un futur nouveau sponsor : Optic 2000. La mi-temps est sifflée après quelques occasions du côté de Saint-Etienne, mais pas de quoi inquiéter Paris.

La seconde période repart sur le même rythme. Ceara monte même devant mais son centre ne trouve personne. Il semblait servir Gameiro, pour une fois… En bordure de terrain, Lugano s’échauffe. Paris joue collectif et propre, c’est assez plaisant. Ca repart dans l’autre sens et à la 52ème, le stéphanois Sako tente une frappe de 25 mètres. Une excellente lecture de la trajectoire permet à Sirigu de réaliser un plié couché et d’arrêter le ballon, en deux temps. Salvateur Sirigu, encore !

Javier Pastore lance Gameiro qui arme et tire, mais Ruffier la dévie juste à temps. Le corner reste infructueux. Néné lance alors une nouvelle fois Galimeiro qui réalise un superbe… poteau.

Sa petite balle était piquée dans un angle trop fermé. A noter le superbe jeu de Néné qui effectue un excellent match. Tout comme Bisevac, toujours très présent en défense pour éviter que la possession de balle stéphanoise ne se concrétise sur le tableau d’affichage.

Et justement, les joueurs de Saint-Etienne n’ont pas chaussé les crampons pour rien, et s’accrochent malgré une pelouse largement détrempée par la pluie, même si celle-ci a cessé de tomber.

Le duo Pongolle-Aubameyang tente une nouvelle incursion : une tête du second nécessite un nouvel arrêt réflexe en mode couché de l’ange gardien parisien. Mais quelle précision de la part de Sirigu !

Et les Verts sont au taquet : c’est maintenant Gradel qui met le feu, mais Jallet et Bisevac veillent au grain. No pasaran !

A la 70ème, Sirigu se trouve toujours sous le feu stéphanois. Et remporte un nouveau duel face à Aubameyang, seul face à lui.

C’est enfin Pongolle, à la 76ème, qui échoue aux portes de la cage parisienne, directement entre les mains du portier parisien. Ce soir, c’est un festival italien sur la pelouse de Geoffroy Guichard !

Ménez se fait crocheter : balayage dans les cheveux… et dans les mollets. Justement, c’est par lui que  vient l’occasion à la 79ème.

L’attaquant, qui s’est enfin séparé d’une partie du pelage du renard mort qu’il porte sur la tête –grâce à sa nouvelle petite copine coiffeuse et wannabe people depuis qu’elle est sortie de Secret Story ?- remonte tout le terrain et tente sa chance aux 25mètres, mais Ruffier est là. Deux minutes plus tard, Pastore lance Galimeiro, qui perd son duel contre Ruffier. Mais euh !!!

Armand remplace Pastore, sifflé par un public de Footix aux chants douteux. Fair-play, l’argentin va saluer les supporters qui ont fait le déplacement dans le Chaudron avant de quitter le terrain. Classe, El Flaco ! Frappe de Néné… et nouvel arrêt de Ruffier, décidément très bon ce soir. Enfin à la 85ème, Sirigu s’offre une nouvelle fois une parade exceptionnelle, repoussant en corner une grosse occasion de Pongolle, venue des 25 mètres. Géant. Ce goal est géant. Dans tous les sens du terme.

Galimeiro est remplacé par Tiéné. Lol. Puis Ménez par Hoarau. Les Verts poussent jusqu’au bout, sans parvenir à marquer malgré quelques occasions.

Le match s’achève donc sur le score de 1-0 pour Paris. Ce Saint-Etienne Lille aura été de très bonne tenue, mais on retiendra aussi le match des gardiens. Ruffier comme Sirigu auront été très présents, évitant de nombreuses occasions de buts grâce à leurs bons réflexes. Et justement l’homme du match est définitivement Salvatore Sirigu, le portier parisien.

S’il laisse exploser sa joie à l’issue de la rencontre, l’italien reste très humble et très mesuré dans ses propos à la presse, tenus dans un français parfait. Content de lui, il insiste toutefois sur le travail qu’il lui reste à accomplir, et le jeu collectif qui permet ce bon résultat. Que de modestie pour celui qui a tout de même offert les trois points de ses petits poings musclés…

Une belle victoire qui permet au PSG d’être champion d’automne. Un titre honorifique, mais mérité pour les hommes d’Antoine Kombouaré… et ce dernier.

Et un joli cadeau au pied du sapin de tous les supporters du PSG  !