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© PSG Girl

L’entraînement est prévu à 11h mais dès 10h, la foule se presse sur le parking adjacent à celui des joueurs : aujourd’hui, la séance est ouverte au public et aux médias. Hum, il va falloir gérer…

Aujourd’hui, notre petit Salvo fête ses 25 ans, j’ai mis un nœud dans mes cheveux façon Œuf de Pâques. C’est moi, le cadeau !

Pour changer un peu, j’ai donc décidé de suivre l’entraînement spécifique des gardiens. Où je suis totalement inutile puisque Sirigu étant bilingue, la préparation se fait intégralement en français.

Et ici, pas de nécessité de traduire en Ribéry : tous les gardiens savent lire, écrire et parler. Du coup, je fais ramasseuse de balles. En regardant Matuidi faire des tours de terrain avec le préparateur physique. Enfin un des. Parce que du côté des petits bonhommes rouges, l’effectif s’est également renforcé.

Gilles Bourges commence par un petit tennis ballon en équipe de deux : le joueur doit taper le mur-filet sans que la balle n’arrive au sol, puis l’autre doit la reprendre après le rebond (ou pas s’il smashe) et faire de même. Sympa ce jeu. Enfin jusqu’à ce que Douchez foire son point et que je prenne le ballon en pleine poire. Comme dirait Sirigu, « oh vache ». Oui, il a toujours un petit problème avec les accents. Et moi, j’ai mal.

Les Hell’s angels enchaînent par une petite séance de travail d’arrêt et de réception du ballon et cette fois, je me planque. Puis nous rejoignons les autres pour la séance collective. Néné se fait un petit fight. Pastore glisse et manque de faire le grand écart. J’ai des flashs dans les yeux à cause de la réverbération des shoes jaune fluo de Bodmer et de Galimeiro.

Les joueurs sont divisés en deux groupes, et travaillent surtout les passes et les oppositions. Sur ce coup là, j’ai du boulot. Le nouvel adjoint d’Ancelotti, Paul Clément, est anglais. Et il donne les consignes dans un méga gloubiboulga de français, anglais, et italien. C’et un concept, mais Joli Cul Bodmer a parfois du mal à suivre. Sans parler de Lugano.

J’assiste ensuite au gag du jour, lors de la conférence de presse donnée par Joli cul Bodmer. Alors qu’il est interrogé sur Maxwell, je lui souffle : « qualité filtre, ce n’est pas la peine d’en rajouter ». Mais Matt fait des yeux de merlan frit. Mais Matt, sors toi de là par l’humour, écoute moi ! Le journaliste précise : « le joueur ». Je suis pliée de rire. Sauf que Matt n’est pas au courant de son arrivée cet après-midi : comme il l’explique très bien par la suite, il ne suit pas les news sur Paris. Comme tout le vestiaire d’ailleurs…

A la sortie, Sirigu me chope : « Dis Poupette, tu veux déjeuner à la maison ? » Euh, oui. « Je regarde mon agenda », dis-je. Genre je ne veux pas dire oui tout de suite. Alors que oui, oui, oui, et encore oui. Ca le fait marrer. Bras dessus, bras dessous, direction le parking. Salvo ouvre sa voiture, range son sac dans le coffre, puis rejoint les supporters pendant que je l’attends. Et je vais attendre un moment : le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est populaire ! Non seulement il y a un monde de dingue, mais en plus, ils en ont tous après notre gardien. Il se plie de bonne grâce aux requêtes des uns et des autres. Et dans les autres, y’a pas mal de unes… Grrrrr !

Néné, qui vient de terminer ses signatures, me balance : « Alors, c’est aujourd’hui que tu conclues ? ». Ok, merci pour l’affiche. Joli Cul Bodmer m’explique qu’il y a des paris dans le vestiaire sur la date à laquelle… bref, Néné a parié sur aujourd’hui. Hoarau, qui n’en loupe pas une, me demande si j’ai pensé à prendre des capotes. Mais merde, y’a des gens là, on n’est pas juste entre nous ! En même temps si je ne les avais pas lancés avec mon nœud dans les cheveux… Note pour plus tard : réfléchir, même quand je vais au foot. Surtout quand je vais au foot.

Une fois qu’il en a terminé avec les sollicitations des supporters, Salvo regagne la voiture, met le contact, et se penche vers moi pour m’embrasser. Je suis un peu surprise. Avec un sourire un coin à faire fondre n’importe quel glacier par moins 30°, il me susurre : « Tu as bien mis sur le mot que je devais t’embrasser, non ? ». C’est son anniversaire, et c’est moi qui récolte les cadeaux. Ce déjeuner promet d’être… intéressant.

Effectivement, il le fut. Ca a dégénéré au dessert. Une mousse au chocolat qui s’est retrouvée sur mon nez, sur le sien, et après c’est classifié. Si je vous le raconte, il faudra que je vous tue. Mais sur Facebook, j’ai changé mon statut…

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