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Soir de première pour Carlo Ancelotti, qui va vivre son premier match sur le banc du PSG, pour ce match de reprise de la Ligue1 face à Toulouse, et au Parc des Princes.

Un Parc qui n’a pas oublié Antoine, et scande Merci Antoine après l’annonce de la composition des équipes. Paris, la classe…

Pour cette première du PSG version Ancelotti, le Parc est chauffé à blanc. Les tribunes sont bien garnies, et surprise, dans la tribune officielle, Paolo Maldini, l’ancien défenseur du Milan AC, fait la causette à Leonardo. Entré sur le terrain pourl’entraînement, Sirigu est acclamé par le Parc, qui célèbre ainsi son magnifique match contre Saint-Etienne, et son titre de meilleur joueur de Ligue 1 du mois de décembre.

Côté Paris, sont titulaires Sirigu- Bisevac, Lugano, Sakho (capitaine) Maxwell- Jallet, Bodmer, Sissoko- Pastore, Nene- Ménez. Autrement dit, Menez en pointe –un rapport avec la coupe de cheveux ?- et Galimeiro sur le banc.

En raison de sa récente blessure ? Ce sera en effet confirmé par le coach à l’issue du match. Erding, quant à lui, n’est même pas sur la feuille de match, et relégué en tribune. Tièné est partie à la CAN, et Matuidi reste à l’infirmerie.

Dès le coup d’envoi, Toulouse tente sa chance sur les buts parisiens, et obtient un premier corner. Sirigu a troqué ses yeux bleus azur pour des yeux noirs de tueurs. L’alerte passe heureusement bien au dessus de la cage de Sirigu. Mais l’italien, tout de bordeaux vêtu,  est furieux contre sa défense, qu’il juge légère. A gauche, Nespresso Maxwell se montre déjà. Sakho en revanche… Mais pour les commentateurs d’Orange, Paris a déjà perdu et la situation est grave. Pas mieux sur Canal. Le PSG Bashing a encore de beaux jours devant lui.

Paris joue resserré, mais ne parvient pas à avancer sur le but toulousain. Maxwell fait un peu de gym.

Lugano enclenche le mode moissonneuse batteuse, mais ça ne marche pas à tous les coups. Diego est énorme : il finit par terre alors qu’il a fait la faute, et explique qu’il a mal au bide pour éviter le carton jaune. Enorme. Avertissement verbal de M. Castro, toutefois.

Néné se fait faucher vraiment loin de la tête du sapin de Noël. Il doit être à 20 mètres à peine de la cage de Sirigu. Nouveau corner pour Toulouse. Sirigu hurle pour placer sa défense. On l’entend bien crier après Mamad. C’est écarté et ça repart dans l’autre sens. Jolie combinaison Ménez Pastore, Paris réclame une main, l’arbitre ne voit rien.

Première grosse occasion pour Paris avec une frappe puissante de Pastore, repoussée par le Goldorak toulousain, des deux poings. Pour l’instant, Paris applique bien les techniques de l’entraînement : plus de passes, de meilleurs enchaînements. Il manque encore l’option monter, tirer, cadrer et marquer. Du coup on s’ennuie un peu, même si c’est propre. Néné nous joue un inutile corner à deux qui ne donne rien. Sakho se met à la machette. Sirigu… Sirigu. Sissoko fait super bien l’otarie, et maîtrise le roulé boulé. Bref…

Ménez frappe enfin. Et à la 38ème, Néné libère Paris. Magnifiquement servi par Bisevac, Néné foire un peu son contrôle, mais tire du droit et but. 1-0 pour Paris. Le brésilien vient d’allumer le feu dans le Parc des Princes !

C’est sur ce score que s’achève la première période, forte d’un bon jeu bien compact de la part des parisiens, très performants dans le collectif –ce qui leur manquait jusque là- mais sans permettre jusque là au trio de tête de s’exprimer. Bien que les parisiens mènent au score et offrent un jeu en nette amélioration par rapport à la fin de la saison, tant Orange que Canal + se montrent très dubitatifs : le PSG Bashing continue ! A ce moment de la partie, les parisiens ont « juste » 88% de passes réussies. Si peu…

Dès le début de la seconde période, alerte sur le but de Salvatore Sirigu. Mais le gardien italien n’entend pas se laisser aller, et le ballon échoue dans ses bras. Si l’ardeur toulousaine est là, la défense parisienne veille… Jallet fauche un paysan. Enfin Jallet joue la balle, un paysan tombe, et l’arbitre siffle une faute. Imaginaire mais bon. Bodmer, en revanche, se met en mode moissonneuse batteuse. Le toulousain Didot confond Bisevac avec le ballon. Faut le faire tout de même ! Galimeiro est à l’échauffement.

Sur le terrain, Sherrer Maxwell continue de dérouler, et réalise un match fort satisfaisant, très étonnant pour un joueur qui ne compte qu’un entraînement avec ses nouveaux partenaires. Prometteur !

Et à la 54ème, il réalise un magnifique débordement dans son couloir, sert un beau ballon centré en retrait pour Ménez, qui sera finalement contré. Trois minute plus tard, le même Ménez sur la gauche, lance Pastore qui file droit vers le but : un plat du pied plus tard, Paris mène 2-0.

Ca repart, et nouvelle alerte sur la cage de Sirigu. Le portier parisien mute en Goldorak, sort les fulguro poings, et écarte le danger. Solide en défense comme en attaque, c’est un Paris libéré et retrouvé qui déroule du beau jeu ce soir ! L’heure pour Galimeiro d’entrer, en lieu et place de Ménez. Côté Toulouse, c’est Bulut qui sort, sans avoir réussi son duel annoncé avec Sirigu. A noter le caleçon rose de Gameiro : fashion police !

Paris continue d’enchanter le Parc des Princes : frappe de Ménez, gros travail du taulier Sissoko au milieu, et à la 68ème, Néné remporte son duel contre un toulousain, et marque. Doublé de Néné. Paris mène 3-0. C’est la fête !!!

Paris joue, Paris passe, Paris marque… Paris est magique! Bien dans ses crampons, le PSG montre enfin dans cette seconde période le jeu que tout le monde attendait. Et les occasions ne vont pas manquer. La combinaison Sissoko-Néné-Gameiro aurait pu finir au fond, si le gardien toulousain n’avait pas été si prompt à la réaction.

Toulouse, du coup, est aux abonnés absents. Pastore en profite pour tenter une tête, ratée.

Le Parc est tellement heureux de ce match qu’il adresse une ovation à Bisevac lorsqu’il est remplacé par Ceara. Il faut dire que le serbe s’est révélé, dans son couloir droit. Une option sérieuse pour l’équipe type d’Ancelotti, à suivre. Sur la pelouse, Toulouse reprend du poil de la bête, et obtient un coup franc bien placé à la suite d’une faute bête de Sakho. Heureusement, le tir finit dans le mur, écarté par Sissoko.

Fier de ses couleurs, le public salue la sortie de Momo Sissoko, véritable taulier au milieu ce soir.

C’est l’occasion pour le Parc de retrouver enfin La Menace Chantôme, après de longues semaines à l’infirmerie. Un joueur de talent dont on entendra parler… Et dès son entrée en jeu, il est à un doigt de pied d’alourdir le score… c’est au dessus.

Et à la 88ème, le relâchement. Ca patine dans la surface parisienne, le ballon se cherche un propriétaire, et c’est un toulousain, laissé seul au second poteau, qui trompe Sirigu.

L’italien sortira mécontent de lui-même, soutenu par Pastore. Mais pour l’heure, Toulouse sauve l’honneur. Paris se reprend immédiatement, et persiste à jouer devant. Un poteau de Pastore à la 90ème, puis l’argentin, très solidaire, passe à Gameiro, dont la frappe est stoppée. La rencontre s’achève sur le score de 3-1 pour Paris.

Le PSG reste en tête du classement de Ligue 1 avec trois points d’avance sur Montpellier, sorti vainqueur du duel avec Lyon. On retiendra du match de ce soir un grand Paris, lumineux, marquant une belle entrée en matière d’Ancelotti. Ce soir, ici c’est bien Paris !