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© C.Gavelle/PSG

Ce matin, l’entraînement prévu à 11h ne démarre qu’à midi. L’heure du Martini. Punaise, si en plus faut sécher l’apéro…

Décidément c’est vraiment un Boot Camp ici. Mais plutôt brésilien. La preuve, on nous a prévu aujourd’hui une petite séance à la plage.

Enfin, version Paris-Plage. Parce que dès que tu creuses un peu, tu te retrouves sur du béton.

Les terrains étant gelés, pas question de risquer que les joueurs ne se cassent une jambe. Comme je dis à Erding : « C’est vrai que pour toi, c’est déjà fait.». Ménez rigole. Jallet n’en peut plus et ajoute : « C’est vrai que ce serait dommage de casser ses jambes de bois. » Hoarau est vexé : niveau blague, je suis une sérieuse concurrente alors si Jallet s’y met… J’avoue, j’ai ri. J’ai toujours aimé Jallet.

Sur ce, c’est parti pour le beach soccer, sous les yeux du président Nasser –celui du PSG, pas le président égyptien, d’ailleurs mort assassiné y’a un bail- et de Leonardo. Ménez est tout content d’apprendre que la séance se déroulera sur le sable. Enfin jusqu’à ce que je lui balance : « T’as pris ta pelle et ton seau ? » Ménez  pleure. Pastore attrape la balle au bon : « Et toi, côté pelle ? » Tout le monde croit qu’il ne comprend pas le français, mais il est comme les autres, dès que tu parles nichons, langue ou cul, il est au taquet. Comme les autres.

Sakho, bien dans le ton, propose que je me mette en maillot de bain. Il fait -10 garçon, alors tu vas te calmer. En clair et sans décodeur, ça donne : « J’aurai peut être les seins qui pointent mais vu la température, même de toi, en maillot de bain, il ne restera pas grand-chose. » Face à l’implacable réalité, y’a plus un mec pour la ramener. Et c’est parti pour une séance de course sur sable. Je propose à Carlito de compliquer l’exercice en faisant une course de sac à patates. Il me répond : « C’est déjà le cas avec Bodmer ». Pas faux. Bodmer pleure. Ménez et Chantôme se prennent gamelle sur gamelle. Maxwell fait des dérapages façon Paris-Qatar.

Je leur lance des boules de sable. Enfin, du sable. Parce que va essayer de faire des boules avec du sable. Surtout à Erding, à qui je lance : « le marchand de sable est passé, remarque, tu faisais déjà dodo ! » Evidemment à force de faire la maligne, je finis à terre, roulée dans le sable, et j’en ai plein les cheveux. Je ne peux pas décemment lutter contre trente fous furieux. Ils sont très joueurs quand même… Je propose qu’on fasse des petits Pato. Euh, pâtés. Voire des rillettes. Après tout, c’est bien vendredi qu’on rencontre Sablé.

Les garçons enchaînent par une séance de lutte gréco-romaine assez marrante, surtout quand ils finissent par terre. La séance se termine et alors que les autres rentrent au vestiaire, Sirigu me défie –bah évidemment- et je finis assez rapidement plaquée au sol, ce qui n’est pas pour me déplaire. Sauf que j’ai un peu froid aux fesses. Sur ce… à la douche !

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