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Chute de tension, anémie, et quelques autres carences qui me positionnent à la limite de la malnutrition.

C’est le verdict de mon petit épisode d’hier dixit les analyses passées dans l’après-midi. Rien de grave, mais il faut impérativement que je mange plus d’une feuille de salade par jour.

Du coup, le petit-dej matinal au camp des Loges devient obligatoire pour moi. Euh, je leur dis que je n’ai jamais pris de petit-dej de ma vie ???

Je rejoins donc le Boot Camp à 9h, plusieurs joueurs sont déjà là. Ce temps n’est pas obligatoire pour eux, mais le coach estime qu’il est important de proposer une vie de groupe, pour renforcer l’esprit collectif, tout en leur permettant de manger sainement, ce qui n’est pas un luxe. Le gentil Maxwell me tend un café. Lui, il est vraiment chou. J’attrape la tasse, et je file sur la terrasse, paquet de clopes en main, pour m’offrir le petit dej des champions : coffee & cigarettes.

Le paquet finit boxé un étage plus bas, et la clope arrachée. Wow, Sirigu n’est pas un marrant… Un chouilla énervé, il me lance  « Ca n’est pas exactement la composition d’un bon petit-déjeuner. » Punaise, on m’a volé mon mec et on l’a remplacé par le docteur Dukon. Ses yeux bleus ont totalement viré au noir. Okay j’arrête. Mais seulement après l’avoir fumée. Furieux de ma résistance, il se barre. Ambiance glaciale. On se double snobe. Doha, le retour. Sauf que Pastore n’est pas là pour jouer les mères Maquerelle et nous réconcilier. Justement, il est à Doha, pour se soigner. VDM. Je pleure.

Bodmer vient me consoler. Il montre son cul, évidemment. Puis on joue à Titanic sur la terrasse. « I’m the king of the world ! » Oui parfois, on est très gamins. Mais ça me fait rire. Je réintègre la salle, et je m’installe devant une assiette préparée pour moi avec amour par celui-qui-me-fait-la-gueule. Si je comprends bien le message, il faut que j’ingère ces tartines et ce verre de lait. Alors que je suis allergique au lait. Bon camarade, Jallet siffle le verre, et Ceara accepte de nous couvrir. Je me demande ce qu’en penserait l’église évangéliste machin trucmuche, mais il fait une sacrée bonne action sur ce coup le pasteur. Bah quoi, on joue collectif…

Comme on a encore un peu de temps avant le rappel des troupes, je propose une pétanque billard. C’est comme la pétanque, mais sur le billard. Bodmer et Sissoko sont partants pour faire une équipe, Néné joue avec moi. Sakho est révulsé : « mais la pétanque, c’est Marseille ! » Ouais, mais à ce compte là, il faut aussi bannir le pastis, et ça il n’en est pas question. Je le rebaptise Mamad-la-Sardine. Il est hystérique. Mouaaaarrffff !

Sur ce, il est temps de rejoindre le terrain. Ancelotti me confie la sono. Oui, maintenant, les joueurs font des exercices avec un CD. C’est une voix féminine qui leur donne le top départ de la course, et qui compte la série. « Lesson 1, repeat after me. » Je ne peux pas m’en empêcher, mais c’est vrai qu’on se croirait dans un labo de langues… Ca ne fait pas rire Paul Clement. Mais cette fois il est marron : il ne peut plus me coller des tours de stade !

Le CD tournant tout seul, je rejoins les gardiens, qui font des séries enchaînant 5 tours de corde à sauter, puis 5 sauts sur un step, et 5 arrêts en l’air puis au pied d’un ballon envoyé par Gilles Bourges. Il reste une corde à sauter. Je décide de faire la partie américaine. En avant, en arrière, croisé, deux tours sans poser les pieds par terre… Comme en primaire. Tiens, et si un jour je les faisais jouer à l’élastique ? Ou à la balle au prisonnier ? Bon j’ai la tête qui tourne, mieux vaut arrêter. De toutes façons y’a du taf sur l’autre terrain.

Répartis en deux groupes, les garçons travaillent l’attaque/défense sur demi-terrain. D’abord un groupe, très intensément pendant 5 minutes, puis l’autre pendant que le premier groupe récupère. Ca va très vite. Tous les entraîneurs sont au taquet sur les joueurs, à leur crier des consignes et les féliciter pour leurs actions. Le bon élève, c’est Jérèm. Pour une fois. Parce que dans mon cours, il est bon dernier. Carlito fait beaucoup bosser Milan. Le tout sous les yeux de Leonardo, qui vient de faire son apparition.

Les gardiens reviennent pour la traditionnelle séquence d’opposition et pour l’occasion, Maké joue. Carlito appelle Bodmer Mathieu, Paulo l’appelle Matthew, et moi je lance le Mattéo. C’est marrant, les surnoms de Carlito. Papus, c’est Papo. Je propose Pipo. Comme il ne sait pas dire Neskeens, il dit Kebano. Avant je l’appelais Kebbab mais Erding étant parti, cela n’a plus aucun intérêt. Plus classique, Sirigu est surnommé Salvo, le diminutif habituel de Salvatore. Horarau l’appelle plutôt Toto. Parce que zéro + zéro = la tête à Toto. Hoarau, quoi… Et pour moi c’est… Nan mais oh, vous ne croyez pas que je vais vous le dire ???

Après un geste magnifique de Maxwell, très applaudi par les supporters, et une bien belle parade de Sirigu, l’entraînement s’achève, et les joueurs regagnent le vestiaire, congratulés par Leonardo. La Menace Chantôme file en conférence de presse, et tout le monde se retrouve pour le déjeuner. Coincée entre Leonardo et Sirigu, je n’ai pas trop le choix, je dois vraiment me préoccuper de mon assiette. Big Brother is watching me et en plus ils sont deux !

Un œil au planning, et je constate qu’on n’est pas près de rentrer à la casa. Sirigu a une heure de cours de français. En bon tortionnaire, il m’a préparé une leçon d’italien à étudier pendant ce temps là. Apparemment, il estime que savoir placer « stronzo » et « va fanculo » à la fin de chaque phrase ne me rend pas bilingue pour autant. C’est abusé, je maîtrise la base ! Bon en même temps, c’est moi qui ait décidé de ce cours de français, et qui en ai défini le programme. Arroseur arrosé…

15h, fin des cours, direction la casa et autres occupations. Après un petit dîner sympa dans un petit restau parisien, la soirée s’emballe un peu. Un scooter, des mots, un casque, le pare-brise en miettes. La presse en a profité pour monter cette histoire en épingle, mais au final rien de bien grave… enfin sauf pour la Mini. Je crois qu’il va falloir appeler Olivier de Carglass. Vraiment, Neuilly, c’est plus ce que c’était.

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