Étiquettes

, , , , , , , , , ,

© C.Gavelle/PSG

Ce matin encore, l’entraînement est perturbé par la météo. Vu le froid, les terrains sont bâchés.

Une énorme soufflerie a été installée pour tenter de limiter les dégâts. Sans mentir, c’est un peu chiant. Du coup, on utilise un terrain synthétique.

Juste après l’entraînement, place à la conférence de presse d’avant match du Coach. Comme toujours, j’y assiste. Pour l’aider en français, au cas où… à vrai dire, un peu tout le temps. Direct, Ancelotti s’emballe sur le point infirmerie. D’abord sur Pastore, en annonçant qu’il pourrait jouer contre Montpellier. Dans 15 jours. Ensuite sur Bisevac, qui sera dispo contre Evian. Et enfin Alex, qui est un peu juste. Alexandrie, Alex en draps… Je me surprends à faire la choré. J’ai vraiment le Hoarau qui pousse moi.  Et ça n’est plus une petite plante, mais un baobab. Fear.

Le Coach est un peu en boucle. Il répète constamment : « Je suis content ». Un jour il faudra que je lui parle de Simon Jérémy. Dans La Cité de la Peur. Il verra la vie autrement. Il répète aussi que « nous devons gagner ». Tu imagines un peu le coach qui dirait en conf de presse qu’on doit perdre ? Séquence Le feu ça brûle et l’eau ça mouille, là… On dirait Ménez, qui répète toujours les mêmes éléments de langage appris par cœur, ou plutôt enfoncés dans son crâne à coup de burin par les mecs de la com. Respect les mecs.

Tiens, on parle de moi. Ancelotti explique aux journaleux la présence au camp d’un professeur de français. Il prétend que tout le monde étudie. Euh… Tu veux la liste des tires au flanc, là, tout de suite ??? La presse attaque ensuite le sujet Bodmer, qu’elle prend pour le chouchou du coach. Qui dément. En tout cas, son cul est au rayon de mes chouchous, ça c’est sûr…

Le coach explique que Bodmer peut jouer dans toutes les positions. Toute émoustillée par cette révélation, je laisse échapper un « Ah oui ?» songeur auquel j’ajoute « Je veux bien le tester dans toutes les positions, moi… » Hélas pour moi, Ancelotti tweete cette pensée qui n’aurait jamais dû être prononcée à voix haute. Sirigu la RT. 25 fois. Je le sens rageur sur ce coup là. Pastore s’y met. Mayday, mayday !

La conférence de presse s’achève, lançant le top départ de mon calvaire. Je sors par la fenêtre qui donne sur la terrasse. Mais Sirigu a déjà positionné sa défense à chacune des issues. Il ne me reste que la possibilité de franchir la balustrade et m’exploser un étage plus bas. No way. Je tente une feinte mais face à moi c’est le Tank, pas Ménez. Et il n’est pas mécontent de se venger du râteau que je lui ai mis. Vague sensation d’être à Tien An Men là, seule face à un tank. Je n’ai aucune chance.

Il finit donc logiquement par m’attraper, me porte à bout de bras un étage plus bas, et je finis dans la poubelle de glace qui sert pour les soins, toute habillée. Ne manque que le goudron et les plumes… #VDM

<- Episode 29 – Tous les épisodes – Episode 31 ->