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Les filles qui aiment le foot étaient en émoi hier en regardant le Canal Football Club, devant le portier italien du PSG : Salvatore Sirigu.

Tout de poils vêtus, c’est en toute timidité qu’il s’est confié hier à Hervé Mathoux.

Astrid Bard, elle, nageait dans sa bave. Dommage qu’il soit bilingue, elle lui aurait bien donné quelques cours de langue. On la comprends, notre culotte aussi a fondu. Motta style. Malgré cet accoutrement bizarre entre un petit jean Dolce & Gabbana –oui, j’ai vérifié-, un T-shirt assez sympa et une chemise toute droit sortie du Père Noël est une ordure. Peu importe, il pourrait mettre un sac poubelle sur la tête qu’il serait terriblement sexy, Salvamore…

Revenons à notre Chewbacca version italienne mais capable de s’exprimer dans un français parfait, expliquant qu’il avait appris tout seul parce que le premier mois, il était seul à l’hôtel. Pauvre petit chou… J’aurais bien abusé de la crème, moi. Alors j’ai traqué la mauvaise sortie, prête à lui coller un coup franc en pleine lucarne. Oui, oui, j’ai cherché, Bled et Bescherelle en main, et côté fautes de grammaire, je n’ai pas eu grand chose à me mettre sous la dent. Tout juste quelques erreurs de contraction d’articles…

Ca m’a un peu agacée, d’ailleurs. Trop de perfection tue la perfection. C’est alors que le portier sarde a enfoncé sa tête dans ses épaules, faisant ressortir toute sa timidité, trompant par cette feinte l’adversaire en douceur… alors qu’il s’agit en réalité d’un dangereux terroriste, qui compte déjà de nombreuses victimes énamourées.

A la guerre comme à la guerre, Pierre Ménès ne s’en est pas laissé compter. Bien que Salvatore Sirigu ait déjà rapporté à lui seul pas moins de 14 points au PSG, il a tout de même dû sur l’absence de joueur au deuxième poteau sur les coups de pieds arrêtés. Réponse en mode Lolita, « c’est pas ma faute à moi » puisqu’il s’agit d’une décision collégiale. A l’italienne. Reste que va falloir revoir ta stratégie de défense, mon petit bonhomme. Et quand tu veux tu donnes ta langue au chat. Miaouuuu !

Attaqué ensuite dans la surface sur son habitude de boxer le ballon, Sirigu n’a rien lâché. Et pourtant, Dugarry a bien tenté de le déstabiliser sur le fait qu’il ne bloque pas suffisamment ses balles. Et s’est pris une réponse bien sentie de notre bel étalon, assumant son choix de jouer la sécurité puisque lorsqu’il a plu, le terrain est mouillé -oui, l’eau ça mouille…-, les trajectoires dévient, et le ballon glisse… puisque les balles, de nos jours, sont en plastique. Tout est dans le de nos jours. Sur ce tacle, Dugarry a perdu un tibia. Bon forcément plastique, balles et sécurité dans la même phrase, nous les filles, on avait déjà zappé sur un autre sujet.

Interrogé sur ses préférences en Série A et la rumeur selon laquelle il serait anti Milan AC à cause de Berlusconi,  Sirigu a démenti. Supporter d’abord de Cagliari, en bon sarde, il a confirmé avoir supporté l’Inter dès son plus jeune âge… une époque à laquelle il n’y avait pas encore de Berlusconi du côté de Milan. Journaleux, faudrait apprendre à compter. Enfin sur le clasico PSG-OM, l’italien a botté en touche, se bornant à rappeler que tous les matchs sont importants et qu’il est trop tôt pour en parler. Fichus éléments de langage footballistique, faut toujours qu’une fille passe par là pour raboter sa langue de bois…

Reste que ce CFC m’a laissée un peu sur ma faim. Bon d’une part, j’aurais bien bouffé le Salvamore, comme n’importe quelle nana hormonalement constituée. Mais sorti du plan cul pour parler un peu football, j’aurais aimé qu’on évoque sa situation de vice Buffon en Squadra Azzura –rien à voir avec un rôle de bouffon du roi Gigi- qui explique pour beaucoup sa volonté de prendre un peu d’ampleur en rejoignant le PSG à l’été dernier. Parce que derrière cette grande gigue honteusement sexy se cache un grand joueur dont on reparlera dès que le grand Gigi aura décidé de prendre sa retraite et qu’il pourra se montrer un peu plus en sélection internationale, le palier suivant.

Et c’est bien parce qu’il n’est pas qu’un mâle dont on ferait bien notre quatre-heures mais un véritable talent à suivre de près que notre Commission de Validation des Joueurs par les Filles (CVJF) lui accorde sa licence catégorie Joueur Canon… dans tous les sens du terme !