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L’église Santa Maria in Cosmedin se situe sur la Piazza Boccà della Verità.

Comme peu d’églises à Rome, c’est un bel exemple de l’architecture médiévale, construite au Viè siècle sur les restes de l’ancienne annona romaine (où était gérés l’approvisionnement de Rome), les colonnes de cette dernière sont visibles dans le mur.

L’église fut agrandie et offerte au VIIIè siècle à l’église romaine orientale.

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L’harmonie des proportions de son campanile à sept plans en fait un des plus beaux de style roman à Rome, il fut érigé au XIIè siècle.

Sous le portique, se trouve la Bocca della Verità, Bouche de la Vérité, ancienne bouche d’égout. L’intérieur est formé de trois nefs, avec trois absides et chapelles closes du XIIè siècle.

Le sol est fait de marbre, dans le Choeur il y a des mosaïques du VIIIè siècle.

L’autel est tiré d’un ancien bassin en marbre. Le long des murs et sur l’arc de triomphe on remarque des restes de la décoration des XI et XIIè siècles.

Très suggestive, la crypte du VIIIè siècle, la sacristie conserve une belle mosaïque de 705,  fragment qui représente l’épiphanie.

La Crypte d’Adrien

Elle est composée, à l’image de l’église du dessus, de trois nefs séparées par 6 colonnes, avec des chapelles latérales.

La base des colonnes est enchâssée profondément dans le sol.

Un petit autel dans la nef centrale est creusé dans une colonne romaine, fragment de l’Ara Maxima Herculis, et contient les reliques de sainte Cirille. Il est surmonté d’une mosaïque du VIIIème siècle.

Connue sous le nom de crypte d’Adrien, en l’honneur du pape qui demanda sa restauration, elle date du IIIème siècle, époque des persécutions de Dioclétien, quand les premiers chrétiens décidèrent de profiter des fondations du temple païen de Cérès qui se trouvait ici, pour y édifier une petite église secrète. Des bouts de pierre, qui ressortent sur le revêtement du mur sont les restes du temple.