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dietEn ce lundi 14 avril, il fait beau sur Paris. Le soleil semble s’installer durablement mais pour l’heure, j’ai d’autres préoccupations.

Dans quelques dizaines de minutes, je vais rencontrer la diététicienne. Ce rendez-vous est pour moi capital : elle peut tout à fait déconseiller l’opération.

C’est une jeune femme souriante et agréable qui m’accueille dans son cabinet. Avant toute chose, elle me pèse et me demande ma taille.

Puis elle m’interroge sur mon historique de poids : depuis l’enfance ou pas, lié à quoi, ce qui a été tenté pour perdre du poids… Ensuite, nous faisons le point sur mon alimentation actuelle : ce que j’en pense, les éventuelles erreurs, …

Après ce bilan, elle me demande si j’ai déjà choisi le type d’opération que je souhaitais demander. Je lui indique alors ma préférence pour le bypass, pour plusieurs raisons. Apparemment, j’ai un souci de quantité d’aliments ingérés : les deux opérations résolvent ce problème.

Mais l’anneau impose plus de contraintes alimentaires que le bypass, et je me vois mal assumer ces contraintes sur la durée. En outre, le bypass permet une perte de poids plus rapide et plus conséquente que l’anneau, ce qui pourrait m’être très utile par rapport à mes problèmes de dos.

La diététicienne m’explique alors très précisément ce que l’on attend des patients après leur opération quant à leur gestion alimentaire. Ces explications achèvent de me convaincre sur le choix du bypass. Elle passe alors un long moment à détailler le protocole post-opératoire, et me remet les consignes à suivre dès la sortie de l’hôpital.

Vu les nouvelles habitudes à prendre, autant m’y mettre de suite… Je fais en effet partie de ces gens qui me mangent pas, mais avalent. Après l’opération, il faudra non seulement prendre de très petites bouchées mais surtout, les mâcher. Faute de quoi… elles remonteront à la surface.

Dans le même genre, il faut éviter de boire lors des repas. Contrairement à ce que l’on peut imaginer, l’eau n’entraînerait pas les éléments dans l’estomac, devenu trop petit : elle chercherait surtout à se faufiler, incitant alors les aliments à remonter.

Dernier point, il faudra aussi s’habituer à manger plus souvent : en plus des trois repas, il faudra faire trois collations par jour : compote, fruit, yaourt… Ce afin d’éviter la sensation de faim et de se ruer sur la nourriture au repas suivant, ce qui risquerait de faire remonter le tout à la surface.

Les choses sont assez simples : si on ne respecte pas les règles, la sanction tombe. Et avec le bypass, pas question de manger n’importe quoi. Si le régime alimentaire à adopter n’est pas aussi strict qu’avec l’anneau, il faut tout de même procéder à un rééquilibrage alimentaire.

Déjà, il faut prendre des compléments vitaminiques, pour disposer des éléments nutritionnels nécessaires qui ne peuvent plus être assimilés. Ensuite, il faut éviter l’excès de gras et de sucre. Dans le premier cas, cela produit des diarrhées graisseuses. Dans le second, le risque est de déclencher un dumping syndrome, une gêne qui peut aller jusqu’au malaise.

A l’issue de ces explications claires, qui justifient pourquoi l’équipe médicale tient absolument à n’opérer que des patients qui respectent le protocole, la diététicienne me délivre son verdict : elle n’a pas de raison de s’opposer à l’opération, et est d’accord avec mon choix du bypass.

Avant de prendre congé, elle me rappelle de lui indiquer ma date d’opération, pour qu’elle puisse m’appeler à l’hôpital, puis m’indique que nous nous reverrons deux semaines après l’opération.