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gastroscopie2Vendredi 6 juin, 7h15. Le taxi est déjà en bas.

Si je suis attendue à la clinique pour 11h, il est si difficile de se rendre à Paris depuis la banlieue passé 7h30 qu’il vaut mieux me rendre au bureau.

En plus, une réunion est organisée à 9h30 sur un prochain déplacement de mon boss, que je gère : il est préférable que je sois là pour accueillir les clients.

9h20. Nos interlocuteurs sont déjà là. En bonne assistante, je les accueille avec un super sourire et les banalités d’usage. En les installant dans la salle, je commence à distribuer les cafés. J’en profite pour leur annoncer que Boss devra quitter la réunion à 10h45 précises.

Justement, Boss arrive. Et me lance : « Vous restez avec nous ? C’est votre dossier après tout ». Okay. J’ai une fibroscopie dans 1h30, et là, vu le niveau des interlocuteurs, une vraie opportunité de boulot. J’accepte. Tout en commandant discrètement mon taxi pour 10h40 depuis l’appli G7 de mon Iphone.

10h35. La réunion est passionnante. Franchement, il aurait été crétin de ma part de décliner. Et de toute façon impossible sans paraître impolie ou peu impliquée. Clairement, notre échange s’achève. Depuis 5 minutes, on est en conclusion. Mais mon taxi va arriver. J’envoie donc discrètement un sms à mon Boss pour le prévenir que dans 5 minutes je dois être en bas. Il m’autorise à partir.

10h37. Mon taxi est en avance, je suis en route pour la clinique. Avec tout ça, je n’ai pas eu le temps de réaliser. Ni rompu le jeûne nécessaire avant l’intervention.

11h15. Après les formalités d’entrée –où j’ai reçu mon petit bracelet d’hospitalisée- et une attente de quelques minutes, on m’emmène au déshabilloir, pour me préparer pour le bloc. Je revêts cette horreur de blouse d’hôpital, et place mes affaires dans un bac qui me suivra partout.

11h25. Ma chouette gastroentérologue me salue, et on papote un peu. Pendant ce temps José, l’anesthésiste, me prépare. Il me pique sur la main, à l’endroit que je déteste le plus ! Mais il est sympa. L’assistant du médecin se présente également. Tout ce petit monde a la pêche et sait parfaitement quoi faire. Moi par contre, je trouve qu’il y a trop de sécurité, de précautions. Ca devient flippant.

11h30. C’est parti ! On me dit de penser à un joli rêve. P I R L O… Et je ne me souviens de rien.

12h00. J’ouvre les yeux, en salle de réveil. Il est midi. Je dormirais bien encore un peu mais un patient mets un peu le bazar. Ma gastroentérologue vient faire le point, et me confirmer que tout va bien. Tout juste une inflammation rikiki de l’estomac. Elle a fait des prélèvements et me dira d’ici une semaine si on met en place un traitement. Mais en tout état de cause, rien ne s’oppose à mon opération. Toujours aussi gentille, elle me souhaite une belle nouvelle vie.

13h30. Je regagne enfin ma chambre, prise d’une sérieuse envie de pisser. A tel point que le brancardier speede à mort dans les couloirs, c’est fun. On me sert enfin une collation : je crève de faim !

14h00. On me remet mes résultats, avec des photos de mon estomac, tout rose. Le temps de terminer les papiers, et je suis enfin sortie. Et parée pour la suite de La Grande Aventure !!!