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test apnee du sommeilMercredi 11 juin. J’ai rendez-vous pour mon test d’apnée du sommeil. Le pneumologue prend ma tension, m’ausculte, puis installe sur mon thorax un boîtier.

Durant la nuit, celui-ci enregistrera les variations de mon sommeil : les différentes phases, combien de fois je me réveille, si je m’arrête de respirer (les fameuses apnées du sommeil).

Dix minutes plus tard, je suis dehors. Afin que l’appareil puisse enregistrer ma respiration, il est relié par un tuyau à mon nez. Par le même type de tuyau que l’on installe aux gens que l’on oxygène. Dans la rue, tout le monde m’observe. Les gens me laissent leur place dans le bus, on me laisse passer, on me propose de l’aide. Clairement, les gens me pensent gravement malade.

Je me rends au Monoprix pour compléter mon trousseau pour l’hôpital. Les deux caisses de l’étage étant fermée, je demande à une vendeuse si elles vont rouvrir ou si je dois descendre au sous-sol pour payer. Immédiatement, elle ouvre la caisse, et m’interroge sur « ce que je vis ». J’éclate de rire. Je lui raconte. Elle trouve mon opération géniale et me dit de repasser lui donner des nouvelles. Sympa.

Le boîtier me gêne toute la soirée, ainsi que le tuyau, qui finit au-dessus de ma tête. Je me couche enfin. Et là… Le boîtier m’empêche de dormir comme je veux. Et si je le fais quand même, le tuyau se barre. Ce truc est vraiment inconfortable. Je connecte tout, et j’installe le capteur au bout de mon doigt : j’ai le doigt de E.T.

Au petit matin, j’ai le bonheur de pouvoir enfin tout enlever. Je passe au cabinet du pneumologue reposer le matériel, et j’attends. Environ une semaine après, je reçois les résultats par courrier. Je ne fais pas réellement d’apnées du sommeil. Je me réveille souvent la nuit, il y a de courts moments où je ne respire pas, et il m’arrive de ronfler. Mais rien de grave. Voilà, c’était le dernier examen.