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tensionVendredi, fin d’après –midi. Il fait bien chaud sur la ville, mais je me rends tout de même chez le médecin. C’est ma première sortie.

Officiellement –c’est-à-dire selon Google Maps- le médecin se trouve à 400m de chez moi. Officieusement –selon moi- le médecin se trouve à environ 5 kms en traversant des montagnes, des lacs, des forêts dangereuses. Parce qu’y aller m’a complètement crevée.

Ensuite, il a fallu attendre 1h15 l’ouverture du cabinet –mon médecin est tellement demandé que si tu ne viens pas très en avance, tu as facilement 10 personnes devant toi- puis 25 minutes que la première personne devant moi passe. Jusque-là, ça allait. J’avais la patate. Genre « Hey t’as vu doc comment j’ai perdu du poids ? ». La gniake. La grinta. Des trucs que ne connaissent pas l’équipe de France de ski  foot, tu vois.

Le doc m’a pesée, a checké les fils, puis pris la tension. Et là, c’est le drame : 9/6. Chez moi, la tension est toujours de 11/6. Autant dire que là, c’est un score hyper bas. Et ça n’a pas plus au Doc. Direct il m’a dit : « tu comprends maintenant pourquoi je voulais te voir ? ». C’est vrai que je n’avais pas trop percuté pourquoi. Bon, là c’est clair : cette opération m’a épuisée et selon le doc on ne peut pas savoir dans combien de temps je vais me remettre. Mais une chose est claire : là, je suis bien trop faible pour quoi que ce soit.

Je suis rentrée à pied, accompagnée de mon frère, et j’ai bien senti passer la fin de ce petit parcours. Les 100 derniers mètres m’ont parus interminables. Il n’aurait pas fallu beaucoup plus pour que je m’écroule. Sitôt dans la maison, je me suis ruée sur l’eau. Puis mon lit. Mon frère m’a fait ma piqûre quotidienne.

Depuis qu’il est parti, mon dos me rappelle qu’il est là, en me faisant bien bien bien mal. Ce alors que je n’ai pas le droit de prendre mon anti-inflammatoire. Ah ah. Mais surtout, mon corps entier me fait comprendre que si je bouge, je peux m’écraser au sol de toute ma hauteur. Donc j’ai sagement pris ma collation –pour remettre du carburant- et je me suis couchée, pour éviter de tenter le diable.

Franchement, je n’aurais jamais cru qu’une telle mésaventure puisse arriver… Voilà : le bypass vient de me rappeler que ce n’est pas une simple appendicite, et qu’on le vit tous différemment. Moi je n’ai aucune douleur lié à l’opération par contre, j’ai une asthénie. A moi et à mes proches d’en tenir compte !