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bonbonsOnze jours de passés depuis l’opération. Après les premières difficultés rencontrées avec mon entourage, j’ai laissé passer quelques jours, puis répondu aux mots reçus et recontacté quelques personnes qui n’avaient pas donné signe de vie. J’ai redonné la chance.

Force est de constater que les retours sont mitigés. Une partie de mes proches comprend parfaitement ce que j’ai vécu à mon retour, et n’a pas de mal à percevoir que dans mon état de fatigue, le harcèlement que j’ai subi était difficile, forcément agaçant et décevant. Ces proches-là, super adorables, m’apportent de l’aide, viennent me voir, m’appellent, me parlent. Ca me fait vraiment du bien.

Et puis il y a ceux qui n’ont pas compris. Qui prennent encore pour un caprice ou un mouvement d’humeur les événements du début de semaine. Pour ceux-là, le contact est rompu malgré mes efforts : ils ne veulent pas en démordre. Il est certainement difficile pour eux de comprendre que j’ai subi une lourde opération, qui me fatigue énormément, et que dans ces circonstances, les difficultés de ce début de semaine étaient extrêmement pénibles pour moi. Tout comme leur réaction. Ca me fait de la peine.

Il n’est pas question de décerner des bons et des mauvais points. Il ne s’agit pas de dire que bidule est un bon ami et machin un mauvais. Ce serait vraiment ridicule. Il s’agit simplement de constater que certains ont plus de mal à percevoir ce que je vis et à comprendre du coup comment j’ai réagi. Ca n’est pas méchant de leur part. Simplement, ils n’ont pas perçu que je traverse des moments vraiment difficiles, dans lesquels j’ai besoin de soutien, et non de gens qui font la gueule. Tout ça ne m’aide pas et m’attriste profondément, d’autant que certaines de ces personnes me manquent vraiment beaucoup. Chacun sait pourtant à quel point le moral est important dans les questions de santé…

Le plus choquant pour moi reste de comparer l’enthousiasme de mes amis et connaissances à mon entrée à l’hôpital, et le silence actuel. Maintenant que je suis opérée. C’est surréaliste. Afin de limiter ma peine, je me concentre sur ceux qui sont présents, et une fois encore, je les en remercie. Je profite des bons moments passés avec eux, quelle qu’en soit la forme car tous ne peuvent être physiquement présents.

Pour les autres… Comme je l’ai déjà dit, l’absence en cas de souci de santé est un marqueur pour moi d’un désintérêt. Ca n’est pas une menace : depuis toujours, ça a tué mes amitiés, parfois pourtant intenses. C’est un moment où j’ai besoin des autres. S’ils ne sont pas là quand j’en ai vraiment besoin… A chacun de voir.