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malaiseMercredi 6 août. Une urgence m’oblige à passer quelques instants au bureau. Je prends donc le taxi et déjà, à l’intérieur, j’ai mal au cœur. Quelle idée de lire mes textos ! Il aura donc fallu attendre 40 ans pour avoir le mal de la voiture… à Paris. Magnifique.

Vingt minutes après je suis à mon bureau. Je travaille très doucement, même si je n’ai quasiment rien à faire. Je prends simplement mon temps, car je sens que je ne suis pas très en forme et qu’il me faut me ménager. Mais rien de dramatique non plus. Surtout que j’ai le moral gonflé à bloc. L’urgence est vite réglée. Je repars rapidement, toujours en taxi.

A mi-chemin, je commence à me sentir mal. Une douleur me traverse la poitrine. Et ça dure. Evidemment, je pense à une crise cardiaque. Sauf que je sais que je n’ai pas de problèmes cardiaques. Je pense aussi à une crise d’angoisse, mais là encore, je ne vois pas ce qui pourrait m’angoisser à ce point. Je décide de respirer calmement, et d’attendre : si ça ne va pas, il sera toujours temps d’orienter le taxi vers l’hôpital le plus proche.

J’arrive enfin à la maison. Je sors du véhicule, et mesure la difficulté qui va être la mienne de traverser la cour. Je me lance. J’arrive à la maison, je lâche mon sac, et je m’écroule sur le lit, non sans boire un grand coup. La douleur est là. Je mange –indispensable- puis je me couche.

J’aimerais bien appeler quelqu’un, mais je ne sais pas qui. Mes parents compliqueraient grandement les choses –et appelleraient sûrement le SAMU, ce qui ne me semble pas encore nécessaire- et mon frère travaille. Quant à mes amis, j’avoue ne pas savoir qui fait quoi en ce mois d’août : la plupart sont certainement en train de bronzer.

Je me concentre alors pour respirer le plus calmement possible, et m’endormir. Avec de la chance, cela suffira à faire passer ce malaise que je ne parviens pas à qualifier. Ca ne ressemble pas à un dumping syndrome et d’ailleurs je n’ai pas pris de sucre. Alors, est-ce uniquement lié à la fatigue ? Mystère. En tout cas, ma stratégie fonctionne : je dors 4h, puis tout revient à la normale.

Reste que mon corps se conduit tout de même bizarrement… J’ai besoin de repos. Tout le temps. Vraiment tout le temps. La moindre activité m’épuise et nécessite une bonne sieste. A moi d’alterner correctement les repas, les prises d’eau, les activités et les siestes : tout un programme !