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nauseeLundi 18 août. Un mois que je suis rentrée de l’hôpital, et je rencontre toujours des difficultés.

Comme d’habitude, j’ai un mal de chien à manger. Mais pire : je me sens vaseuse et j’ai constamment la nausée depuis le réveil.

Hélas, ces nausées ne se limitent pas aux repas ou à la vue de la nourriture. C’est constant, et cela monte si je lis trop –relire ce texte est une torture- ou si je bouge de trop. Du coup, la séance de sport du jour a dû être annulée.

Les repas sont de plus en difficiles, tant je dois me forcer. Et cet après-midi, est arrivé ce qui devait arriver : alors que je prenais enfin un peu de plaisir à déguster un abricot, j’ai été prise de vomissements. Les premiers. Et ce alors que mon estomac n’était pas plein… et qu’il a parfaitement accepté un autre abricot lorsque j’ai repris ma collation quelques minutes après. Ca n’est donc pas l’abricot.

Voilà, c’est arrivé. J’ignore pourquoi, j’ai donc envoyé un mail à ma diététicienne pour comprendre si c’est lié au bypass ou non. J’espère qu’il s’agit uniquement d’un épiphénomène. D’après ce que je lis, d’autres bypassés vomissent beaucoup, certains tous les jours. Je m’estime donc chanceuse. Mais j’avoue qu’il est extrêmement difficile de comprendre ce que cherche à me dire mon corps.

Et puis d’un coup, l’éclaircie que je n’attendais plus. Pour le dîner, j’ai préparé une mini salade composée de mâche, d’une petite tomate et d’un œuf dur, pour l’apport de protéines.

Comme d’habitude, le signal de satiété est apparu au bout de deux bouchées. Comme d’habitude, j’ai fait une pause. Mais comme d’habitude, je me suis accrochée. Et j’ai fini par terminer tranquillement mon assiette, sans douleur. Et miracle : je n’ai plus de nausées. Victoire !