Circo Massimo

Le Cirque Maxime, avec son plan elliptique de 664 x 123 m, est situé dans le vallon qui sépare la colline du Palatin de celle de l’Aventin.

C’est le siège de jeux – courses de chevaux et de chars – depuis les débuts de la cité.

Les premières installations furent en bois et remontent probablement à l’époque des Rois Tarquins au VI ème siècle av-JC.

Sa construction fit passer Rome de village au rang de cité monumentale, à l’emplacement où, depuis Romulus, se seraient déroulées les rites et les jeux sacrés en l’honneur du dieu Consus et appelés consualia. C’est précisément au cours de l’un d’eux que serait survenu le rapt des Sabines auquel les Romains, selon la légende, se seraient livrés pour entreprendre l’accroissement démographique de la ville.

Les premières structures en pierre remontent au IIème siècle av-JC, elles concernaient surtout les équipements employés pour les compétitions. C’est sous Jules César que les premiers gradins en pierre sont construits, donnant à l’édifice sa forme définitive vers 46 av-JC.

Le monument fut restauré après un incendie et embelli par Auguste qui ajouta même un obélisque de Ramses II rapporté d’Egypte. Il fut déplacé au XVIème siècle par le Pape Sisto V sur la Place du Peuple (Piazza del Popolo). D’autres embellissements se succédèrent sous les empereurs Tibère et Néron et un arc fut érigé pour Titus en 81 ap-JC.

Après un incendie important, il fut reconstruit par Domitius et Trajan en 103 ap-JC : c’est de cette époque que remontent la plupart des restes qui ont traversé le temps jusqu’à nos jours.

Maintes fois embelli, en 357 ap-JC Constantin y ériga un second obélisque égyptien de Toutmosis III (aujourd’hui devant Saint-Jean du Latran).

Le cirque sera utilisé  jusqu’aux dernières compétitions organisées par Totila en 549.

Il pouvait accueillir, à l’époque d’Auguste, jusqu’à 150 000 spectateurs. Trajan porta ce nombre à 250 000 grâce à des travaux d’agrandissement.

Aujourd’hui diverses manifestations ont lieux sur le Cirque Maxime, dont un festival de musique qui se tient au début de l’été où des stars pop/rock sont invitées. C’est aussi là que se sont réunis les romains pour assister à la finale de l’Euro 2012.

 

 

 

 

 

Informations

Le Cirque Maxime est un parc à entrée libre, entre les collines du Palatin et de l’Aventin.

Santa Maria in Cosmedin

L’église Santa Maria in Cosmedin se situe sur la Piazza Boccà della Verità.

Comme peu d’églises à Rome, c’est un bel exemple de l’architecture médiévale, construite au Viè siècle sur les restes de l’ancienne annona romaine (où était gérés l’approvisionnement de Rome), les colonnes de cette dernière sont visibles dans le mur.

L’église fut agrandie et offerte au VIIIè siècle à l’église romaine orientale.

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L’harmonie des proportions de son campanile à sept plans en fait un des plus beaux de style roman à Rome, il fut érigé au XIIè siècle.

Sous le portique, se trouve la Bocca della Verità, Bouche de la Vérité, ancienne bouche d’égout. L’intérieur est formé de trois nefs, avec trois absides et chapelles closes du XIIè siècle.

Le sol est fait de marbre, dans le Choeur il y a des mosaïques du VIIIè siècle.

L’autel est tiré d’un ancien bassin en marbre. Le long des murs et sur l’arc de triomphe on remarque des restes de la décoration des XI et XIIè siècles.

Très suggestive, la crypte du VIIIè siècle, la sacristie conserve une belle mosaïque de 705,  fragment qui représente l’épiphanie.

La Crypte d’Adrien

Elle est composée, à l’image de l’église du dessus, de trois nefs séparées par 6 colonnes, avec des chapelles latérales.

La base des colonnes est enchâssée profondément dans le sol.

Un petit autel dans la nef centrale est creusé dans une colonne romaine, fragment de l’Ara Maxima Herculis, et contient les reliques de sainte Cirille. Il est surmonté d’une mosaïque du VIIIème siècle.

Connue sous le nom de crypte d’Adrien, en l’honneur du pape qui demanda sa restauration, elle date du IIIème siècle, époque des persécutions de Dioclétien, quand les premiers chrétiens décidèrent de profiter des fondations du temple païen de Cérès qui se trouvait ici, pour y édifier une petite église secrète. Des bouts de pierre, qui ressortent sur le revêtement du mur sont les restes du temple.

La Bocca della Verità

La Bouche de la Vérité (Bocca della Verità), disque très célèbre de marbre, d’aspect apotropique (qui sert à éloigner et à exorciser une influence mauvaise), exposé sous le portique de Sainte Marie in Cosmedin à Rome, doit son nom à une attribution populaire qui dit qu’elle peut mordre la main de celui qui ment.

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Cette oeuvre de marbre intéressante a inspiré de nombreuses légendes et théories.

Elle est définie de façon erronée comme «ancien couvercle de puits» ou de la Cloaca Maxima et elle représente, en superficie d’un marbre d’époque imprécise, un visage d’homme ou de divinité (le dieu Océan, un satyre, etc …).

Par de nombreux aspects historiques et archéologiques (symbolisme, religion etc …) convergents et aussi à cause du matériau dans lequel elle a été construite, on est parvenu à une confirmation de son identité.

En conclusion de cette expertise, cette oeuvre confirmerait la représentation symbolique spécifique d’une forme solaire du dieu Faune, divinité italique honorée d’un culte antérieur à Rome, souvent confondue avec le dieu Sylvanus, divinité des bois et des forêts ou avec le dieu grec Pan avec lequel, même s’il présente quelques caractéristiques communes, s’en différencie par divers pouvoirs divinatoires.

Faune était le fils de Picus, père de Latinus, descendant de Saturne et de la fille de Janus, Canente, divinisé après avoir été roi. Dieu solaire des champs et du troupeau, il était vénéré pour la force génératrice, pour la santé, pour la prédiction de l’avenir et pour tout ce qui était lié à la nature champêtre des bois et des eaux. Pour le dieu Faune, surnommé aussi « Lupercus » (celui qui éloigne les loups), il y avait un rite important le 15 février sur le seuil des «Lupercales », lieu décrit dans la légende des jumeaux Romulus et Remus, allaités par la louve Acca Larenzia. Rome dédia au dieu plusieurs temples (dont un circulaire, sur le mont Celius) et des fêtes propitiatoires, aux abords de l’Aventin (faunalies).

La plus importante tombait le 5 décembre et, en cette occasion, on sacrifiait un bouc et un mâtin (gros chien), avec des offrandes de lait et de vin, pour conjurer la divinité à tenir éloignés les loups des troupeaux, pour que les agriculteurs puissent faire une bonne récolte, et les chasseurs et les pécheurs d’abondantes prises. A cause de ses qualités divinatoires, entre autres, l’image de «Faune» était omniprésente dans les fêtes, les bacchanales et lors de plusieurs grands rites propitiatoires champêtres.

Du culte des fontaines et des sources, dont une jaillissait dans l’Ile Tibérine, et de l’union intime de Faune avec le culte de Janus, on édifia dans l’île un temple dédié à Faune «médecin» (Plutarque- Numa). Le dieu Faune, en plus d’être une divinité solaire et agreste, avait un culte propre dans l’île d’Esculape, où les malades dévots, pouvaient bénéficier, sous l’apparence de révélations du dieu, des connaissances médicales des prêtres préposés pour cela.

Après avoir été retrouvé en 1637, le grand médaillon de la Bouche de la Vérité fut alors placé sous le portique voisin de Sainte Marie in Cosmedin, ensemble unique de paganisme et de Christianisme à l’intérieur duquel sont bien visibles les colonnes puissantes du temple de Cérès (Ive av. l-C.) et, à l’arrière, l’ouvrage de maçonnerie de L’Ara maxima (VIlle av. J.-c.) d’Hercule, dieu de l’agriculture, de l’abondance et de 1a parole tenue (dans les légendes du Latium son nom est lié à celui d’Evandre et du dieu Faune).

L’énorme masque de la Bouche de la Vérité, œuvre d’aspect panthéiste et d’un contenu artistique, secret et très original, provoque encore aujourd’hui sur les personnes une émotion unanime d’une sensation païenne inhabituelle, par son aspect mystérieux et par ses symboles «étranges », n’étant presque plus reconnaissables à cause de la lente érosion boueuse durant les siècles de son enfouissement.

L’ oeuvre mesure en épaisseur 16 cm en haut et 22 en bas. Son diamètre est de 1,66 m. Son poids total est d’environ 43 quintaux. Les cavités sur les bords du grand disque de marbre, permettant la prise des crochets de fixation, l’identifiaient en position verticale et centrale sur un mur du fond La forme arrondie fut un symbole de propitiation solaire pour l’agriculture mais le plus particulier tient au grand nombre de symboles représentés sur l’effigie: un disque solaire au centre, sur le devant, appuie la thèse de l’entrée du cuité d’Isis et des divinités, égyptiennes dans le Latium archaïque.

Symbolique est le scrotum, sous forme sphérique en bas, représentant la glande bilatérale de la force génératrice, et en haut, parallèlement aux cornes en forme de pinces pour signifier la symbiose caprine et pastorale avec la fluviale et marine. Les profils de deux têtes de loups, faisant référence indubitablement aux «lupercales», sont visibles sur les côtés du visage. Cet énorme disque, sculpté avec des cavités percées dans une des diverses sortes de marbre de Carrare, veinée et à gros grain, était géologiquement un élément de superficie, certainement prélevé à une période précédant celle des extractions. Pour ce motif la réalisation de l’oeuvre remonterait avant le IVe av. J.-C.

Cette image du dieu Faune fut placée par les Romains selon toute probabilité à proximité du temple de Cérès, lieu de conjonction de trois collines: Palatin, Aventin et Capitole, où Rome a pris naissance.

GIORGIO MARLIN

En 1989, Giorgio Marlin, expert en sculpture grecque et romaine, enseignant au «Dipartimento di Romanistica» de L’Académie Pontificale Tibérine, identifia cette pièce archéologique connue, représentant «La Bouche de la Vérité», en définissant sa symbolique et tous les éléments représentés, sa datation et son identité.

Piazza della Bocca della Verità

La place prend son nom de la célèbre Bouche de la Vérité (Bocca della verità), masque placé dans le portique de l’église de Santa Maria in Cosmedina.

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Selon une célèbre légende romaine, la bouche de cette ancienne plaque d’égout mangerait la main de tous ceux qui en la plaçant à l’intérieur prononcerait un mensonge.

La place est située au centre de l’ancienne zone marchande de Rome, entre le port fluvial près de l’île Tiberine, et l’Emporio. Tombé sous l’influence byzantine après la chute de l’empire, elle fut le centre d’une colonie grecque. Trois églises chrétiennes y furent construites.

Elle fut décorée en 1715 par le Pape Clément XI qui y fit construire une fontaine baroque, oeuvre de Carlo Bizzaccheri. Deux tritons avec les queues tressées soulèvent deux coquilles, symbole de la famille Albani.

Jusqu’en 1868 il s’y tenaient les exécutions capitales par guillotine.

Forum Boarium

Sous les romains, c’était le forum Boarium, et aujourd’hui la place se vante d’un ensemble de monuments unique au monde : deux temples antiques bien conservés, une fontaine du XVIIIème, une église du haut moyen-âge avec un splendide clocher.

Le soi-disant temple de Vesta (ou temple rond) est un des plus anciens. Son plan est circulaire, il date du IIème siècle av JC. Attribué par erreur à Vesta en raison de sa ressemblance avec le temple homonyme situé sur le Forum romain, il est en réalité dédié à Hercule.

A côté on trouve le temple de Portunus, divinité du port fluvial, un exemple d’architecture gréco-romaine du IIème siècle av JC. Siège jusqu’au XIXème de l’église de Santa Maria Egiziaca, ex-courtisane, protectrice des femmes de mauvaise renommée.

De l’autre côté de la place, l’arc de Janus date du IVe siècle. Derrière la basilique San Giorgio in Velabro élevée au VIIe siècle contigüe à l’arc Arco degli Argenti.

Exposition Lux in Arcana

C’est la première et peut-être la seule fois dans l’histoire que ces archives passent les limites des murs de la cité du Vatican, pour être hébergées et affichées dans les magnifiques salles des musées du Capitole à Rome.

Cent originaux et précieux documents sélectionnés parmi les trésors préservés et chéri par les Archives secrètes du Vatican depuis des siècles.

L’exposition, conçue pour le 4e centenaire de la Fondation du Vatican Secret Archives, vise à expliquer et décrire ce que sont les archives du pape et comment ils fonctionnent et, en même temps, à rendre l’invisible visible, permettant ainsi l’accès à certaines des merveilles consacrés par 85 kilomètres linéaires du Vatican Secret Archives de rayonnages. Ces documents d’une valeur historique extraordinaire, couvrent une période de temps qui s’étend du VIIIe au XXe siècle.

Le nom de Lux in arcana transmet l’objectif principal de l’exposition : la lumière perçant à travers les profondeurs intimes de l’Archive éclaire une réalité qui s’oppose à une connaissance superficielle au moyen d’un contact direct et concret avec les sources de l’Archive, qui ouvre les portes de la découverte de l’histoire souvent inédite racontée dans les documents.

L’exposition est enrichie par des installations multimédias, guidées par un intrigant mais la narration historique rigoureuse, afin de permettre au visiteur de faire l’expérience de certains événements célèbres du passé et à « revivre » des documents, qui viendront à la vie avec les contes le contexte et les personnes impliquées.

100 documents, choisis parmi les codex manuscrit, des parchemins, des cordes et des registres, resteront au musées du Capitole pendant près de sept mois, du 1er mars au 9 septembre 2012.

 

Un lieu extrêmement prestigieux, choisi pour accueillir cet événement mémorable puisqu’il souligne le lien profond existant entre la ville de Rome et la papauté depuis le moyen âge.

Toutefois, dans le même temps, l’histoire inscrite dans les Archives secrètes du Vatican est liée à l’histoire de l’Italie, de l’Europe et du monde dans son ensemble.

 

 

 

 

Quelques unes des cent pièces proposées au public 

  • les minutes du procès de Galilée
  • des correspondances du monde entier vers les papes, y compris une lettre de Lincoln à Pie IX
  • le livre de la donation Borghese au Vatican (67kg, 1057 feuilles)
  • l’Edit de Charles V bannissant Luther après son excommunication par Léon X
  • un exemplaire du Liber Diurnus (utilisé du 6ème au 9ème siècle, un des livres les plus anciens de la collection)
  • la lettre de couronnement de Charles V par Clément VIII
  • la donation de Constantin (dictatus papae de Gregory VIII définissant la primauté de l’église de Rome et du pape de Rome sur 27 assertions)
  • concordat entre Henri V et le pape Calixte I, ratification Concordat entre la République Française et sa Sainteté signée de Bonaparte (15 juillet 1801)
  • capitulation de l’armée du pape à l’armée italienne
  • pacte de Latran entre le Pape et l’Italie (carte définissant les contours du Vatican)
  • liste du premier contingent de gardes suisses (200), bulle papale de Boniface VIII proclamant la suprématie de l’autorité papale (Bulle Unam Sanctam)
  • minutes du concile de Lyon
  • plan des emplacements des 52 cardinaux se trouvant sur le tableau de la chapelle Sixtine représentant l’élection de Jules III
  • bulle convoquant le concile Vatican II