Exposition Lux in Arcana

C’est la première et peut-être la seule fois dans l’histoire que ces archives passent les limites des murs de la cité du Vatican, pour être hébergées et affichées dans les magnifiques salles des musées du Capitole à Rome.

Cent originaux et précieux documents sélectionnés parmi les trésors préservés et chéri par les Archives secrètes du Vatican depuis des siècles.

L’exposition, conçue pour le 4e centenaire de la Fondation du Vatican Secret Archives, vise à expliquer et décrire ce que sont les archives du pape et comment ils fonctionnent et, en même temps, à rendre l’invisible visible, permettant ainsi l’accès à certaines des merveilles consacrés par 85 kilomètres linéaires du Vatican Secret Archives de rayonnages. Ces documents d’une valeur historique extraordinaire, couvrent une période de temps qui s’étend du VIIIe au XXe siècle.

Le nom de Lux in arcana transmet l’objectif principal de l’exposition : la lumière perçant à travers les profondeurs intimes de l’Archive éclaire une réalité qui s’oppose à une connaissance superficielle au moyen d’un contact direct et concret avec les sources de l’Archive, qui ouvre les portes de la découverte de l’histoire souvent inédite racontée dans les documents.

L’exposition est enrichie par des installations multimédias, guidées par un intrigant mais la narration historique rigoureuse, afin de permettre au visiteur de faire l’expérience de certains événements célèbres du passé et à « revivre » des documents, qui viendront à la vie avec les contes le contexte et les personnes impliquées.

100 documents, choisis parmi les codex manuscrit, des parchemins, des cordes et des registres, resteront au musées du Capitole pendant près de sept mois, du 1er mars au 9 septembre 2012.

 

Un lieu extrêmement prestigieux, choisi pour accueillir cet événement mémorable puisqu’il souligne le lien profond existant entre la ville de Rome et la papauté depuis le moyen âge.

Toutefois, dans le même temps, l’histoire inscrite dans les Archives secrètes du Vatican est liée à l’histoire de l’Italie, de l’Europe et du monde dans son ensemble.

 

 

 

 

Quelques unes des cent pièces proposées au public 

  • les minutes du procès de Galilée
  • des correspondances du monde entier vers les papes, y compris une lettre de Lincoln à Pie IX
  • le livre de la donation Borghese au Vatican (67kg, 1057 feuilles)
  • l’Edit de Charles V bannissant Luther après son excommunication par Léon X
  • un exemplaire du Liber Diurnus (utilisé du 6ème au 9ème siècle, un des livres les plus anciens de la collection)
  • la lettre de couronnement de Charles V par Clément VIII
  • la donation de Constantin (dictatus papae de Gregory VIII définissant la primauté de l’église de Rome et du pape de Rome sur 27 assertions)
  • concordat entre Henri V et le pape Calixte I, ratification Concordat entre la République Française et sa Sainteté signée de Bonaparte (15 juillet 1801)
  • capitulation de l’armée du pape à l’armée italienne
  • pacte de Latran entre le Pape et l’Italie (carte définissant les contours du Vatican)
  • liste du premier contingent de gardes suisses (200), bulle papale de Boniface VIII proclamant la suprématie de l’autorité papale (Bulle Unam Sanctam)
  • minutes du concile de Lyon
  • plan des emplacements des 52 cardinaux se trouvant sur le tableau de la chapelle Sixtine représentant l’élection de Jules III
  • bulle convoquant le concile Vatican II

Insula dell’Ara Coeli

Découverts en 1926, les vestiges de l’Insula dell’Ara Coeli sont l’unique exemple de ce qu’était une insula romaine.

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Ces immeubles à appartements étaient occupés par les moins fortunés dans l’Antiquité.

Les étages supérieurs, les plus sordides, ont disparu, mais ce qu’il reste de l’insula permet de se rendre compte de ce que devait être le quotidien des habitants.

L’explosion démographique à Rome, entre la fin de la République et les deux premiers siècles de l’Empire, avaient rendu nécessaire de trouver des astuces pour exploiter intensivement l’espace urbain. Le problème de la surpopulation dans les villes fut en partie résolu par le développement du logement en hauteur, identifié par le terme insula (île).

Ce type de bâtiment entouré de rues équivalent aux blocs existants qui composent une seule grande structure. Dotés de 3 à 5 étages, carrés et sans cour intérieure, les insulas ont initialement été construits en pisé et en bois, puis transformés en briques.

L’Insula Capitoline, entièrement en Opus latericium, a été réalisée dans les premières décennies du IIème siècle après j.-c. près des pentes rocheuses du Capitole, qui avait précédemment été entouré, peut-être dans les premières décennies du Ier siècle après J.-C., par un épais mur en Opus reticulatum.

La qualité exceptionnelle de ce bâtiment miraculeusement est restée intacte malgré les démolitions des années 1930 du quartier médiéval et Renaissance, construit sur les pentes du Capitole sur les bâtiments romains, et notamment la hauteur considérable encore préservée : quatre étages.

Au rez-de-chaussée, il y a des boutiques (Tabernæ) à 9 mètres de profondeur par rapport au niveau actuel de la rue. Les commerçants avaient un loft, correspondant au premier étage de l’insula, dans lequel on entrait par les escaliers en bois situés dans la boutique.

Peu de temps après un portique à piliers a été ajouté derrière la façade, qui protégeait les boutiques – les portes étaient faites de planches de bois sont maintenant disparues- et au-dessus des fenêtres de la mezzanine.

Les étages supérieurs étaient destinés à la maison : au deuxième étage, il y a six chambres communicantes, tandis que dans le troisième il y avait des appartements simples se composant de trois chambres chacun. Au quatrième étage, on peut voir les restes de quelques murs qui révèlent la présence d’autres pièces de la maison.

Sur la façade de la maison, actuellement, ont peut reconnaître les structures des sont des structures reconnaissables aux phase ultérieures du bâtiment.

À l’extérieur, au niveau du deuxième étage de l’insula, elle conserve une fresque avec une représentation de la piété entre la Vierge et Saint Jean l’évangéliste, de l’église de Santa Rita (qui avait partiellement incorporé l’emplacement de l’ancienne maison) et qui a été complètement démonté et remonté dans les années 1937-40, à l’angle de la via dei théâtre de Marcellus et Montanara, où elle est encore visible.

L’église a existé dès le XIème siècle (St. Blaise de marché ou à Campitello) et a été complètement reconstruite en 1665 par l’architecte Carlo Fontana, incorporant le clocher qui avait été construit directement sur les structures de la maison romaine et qui est actuellement visible.

Le Capitole

Le Capitole (Capitolinus Mons en latin, Campidoglio en italien) est l’une des sept collines de Rome. Ce fut le centre religieux et politique de la ville.

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C’est la plus petite des sept collines de Rome, sur environ 460 x 180 mètres, elle se situe entre le Forum Romain et le Champ de Mars.

Ses abords étaient très raides sur presque tous les côtés excepté au sud avec un accès à la vallée du Forum. Du côté du fleuve se trouve la fameuse roche Tarpéienne, du haut de laquelle étaient précipités les traîtres à la patrie sous la Rome antique.

Cette physionomie en a fait la forteresse naturelle de la Rome des origines, bénéficiant d’une position stratégique entre voies de communications terrestres et fluviales. Une enceinte protégeait les lieux, on y accédait soit par la porte Stercoraria, soit la porte Fontinatis, ou bien par la porte Pandana avec un arc de Néron construit vers 60 ap J-C.

Il y avait une légère dépression sur la colline où fut construit l’Asylium, et plus tard le Tabularium, palais des Archives de Rome, qui fait face aux Forums impériaux.

Non seulement, ce fut le centre religieux de l’ancienne Rome avec les temples de Jupiter, de Junon et de Minerve, mais c’était aussi le centre du pouvoir de la Rome Républicaine et Impériale, où s’exerçait la puissance qui dirigeait l’Empire Romain.

Au retour des campagnes militaires, les généraux victorieux avaient coutume de gravir la colline pour y être acclamés du peuple.

L’édifice le plus prestigieux qui occupa les lieux fut certainement le temple de Jupiter. Les constructions furent soumises à de nombreuses destructions, reconstructions, modifications et déplacements pendant la longue période de la Rome antique. Entre autres constructions et de nombreuses statues, il y eu un atelier monétaire, l’Athenaeum – la première « université », un obélisque, un statue d’Hercule, …

Vue du capitole antique en arrière plan sur le tableau de David (1799).
Après l’enlèvement des Sabines par leurs voisins romains, les Sabins ont tenté de les reprendre : c’est cet épisode que David a choisi de représenter. Les Sabines s’interposent entre les combattants.

Le Temple de Jupiter Capitolin à Rome

Le Temple de Jupiter le très Bon et le très Grand, appelé aussi temple de Jupiter Capitolin était dédié à la triade capitoline (Jupiter, Junon et Minerve).

C’était le plus grand monument ayant existé sur le Capitole, il mesurait environ 53 x 63 mètres. La cellule du temple était triple : la centrale dédié à Jupiter et les deux latérales plus petites dédiées à Junon et Minerve.

Il fut le centre du culte de l’état romain et second la légende il fut érigée en concurrence au sanctuaire dédié à Iuppiter Latiaris sur le Mons Albanus, près d’Albe la Longue (cf: légende fondation de Rome). Devant le temple les cérémonies se déroulaient, ainsi que les assemblées solennelles du Sénat.

Sa fondation semble remonter au dernier quart du VIe siècle av.JC, et être l’oeuvre du roi Tarquin l’Ancien. Les travaux se continuèrent avec le roi Tarquin le Superbe, mais le temple fut inauguré le 13 septembre 509 av.JC. par Marc Orazio Pulvillo, un des premiers consuls républicains romains.

Le temple fut presque totalement détruit dans un incendie de 83 av-JC. et avec lui les Livres sibyllins qui y étaient conservés. La reconstruction en pierre fut décidée par Sylla, elle se termina en 69 av-JC.

Une restauration eu lieu en 75 sous Vespasien, après un incendie en 69 ap-JC. Un autre incendie eu lieu en 80, puis une autre restauration sous Titus et Domitien.

On a encore des échos historiques sur le temple à la fin du IV siècle. Aujourd’hui, in n’en reste presque plus rien.

La Place du Capitole aujourd’hui

Le Capitole est considéré comme le centre de Rome, ce qu’il est depuis l’antiquité où il était le centre du pouvoir et le cœur religieux de la cité avec plusieurs temples aujourd’hui disparus comme le temple de Jupiter (voir colline du Capitole).

Les Roi, Empereurs, et dirigeants de Rome ont au cour des siècles voulus marquer de leur empreinte ce lieu mythique, qui a connu ainsi beaucoup de bouleversements architecturaux où participèrent de grands artistes des diverses époques

L’actuelle place, élégante et harmonieuse à l’architecture renaissance, fut exécutée par Michel Ange à l’initiative du Pape Paul III (1534-1549). Elle est ouverte vers l’ouest, alors que dans l’antiquité elle donnait sur le forum.

Michel Ange réalisa l’escalier monumental, la place, recomposa les façades des palais, et construit un troisième palais (Palazzo Nuovo) en face du palais des Conservateurs (14e) avec un campanile. Ceux-ci sont identiques pour contribuer à l’harmonie de la place. Le Palais Sénatorial (12e) ferme la place là où la vue s’ouvrait autrefois sur le forum. L’ensemble abrite les musées du Capitole.

Au centre, la statue équestre de Marc Aurèle (120-180), de 2,7 m de hauteur, y fut transférée en 1538 depuis le Latran sur ordre de Paul III.

C’est une des rares statues de bronze rescapée de l’antiquité. L’original se trouve au musée, elle montre l’empereur en vainqueur des Germains, levant la main droite en signe de paix.

Dans le domaine artistique, cette oeuvre est considérée comme le modèle « parfait » de la statue équestre.

 

Au haut de l’escalier (la Cordonata) dont les balustrades sont ornées de marbres antiques, se dressent les statues colossales des frères demi-dieux Castor et Pollux, fils de Jupiter. En bas, deux lions égyptiens de basalte noir.

Les Palais du Capitole

Le Palais des conservateurs remplaça le siège des corporations (bâtiment du 14e). Il fut transformé par Michel Ange mais terminé par Giacomo Della Porta (1564-1568). Il abrita les Conservateurs qui étaient les officiers municipaux de l’urbanisme et de l’entretien des bâtiments.

Le Palazzo nuovo (Le Palais Neuf), est la copie du Palais des Conservateurs, il fut achevé par les frères Rainaldi (1603-1654). C’est le bâtiment historique du Musée du Capitole.

Le Palais des Sénateurs est le siège de la Mairie de Rome. Il a été construit au 13e siècle sur les fondations du tabularium. Les personnages de la fontaine devant la façade représentent le Tibre et le Nil.

Les musées du Capitole occupent le Palais neuf (Palazzo nuovo) et le Palais des conservateurs (Palazzo dei Conservatori). La collection de sculptures fut commencée en 1471 par le pape Sixte VI.

Le pape Clément XII créa en 1734 le premier musée public au monde dans le Palazzo Nuovo (1654) dessiné par Michel Ange.

En 1749, Benoit IV inaugura la pinacothèque du Palazzo dei Conservatori qui comprend des tableaux du Caravage, de Véronèse, du Tintoret, de Titien et de Van Dyck.

Informations

  • Musei Capitolini
  • Piazza del Campidoglio 1 – 00186 Roma
  • Tél 060 608 chaque jour 9h00-21h00
  • E-mail : info.museicapitolini @ comune.roma.it
  • http://www.museicapitolini.org
  • Ouvert du mardi au dimanche de 9h à 20h en général (clôture des entrées à 19h).
  • 24 e 31 décembre : 9h00 – 14h00
  • Fermé le lundi. Fermé le 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.
  • Tarif (entrée du musée et exposition) : plein 12 €, réduit 10€

Santa Maria in Aracoeli

En descendant de la place, le perron porte à l’église médiévale de Santa Maria in Aracoeli, basilique qui remonte au quatrième siècle.

Sur la colline du Capitole, l’église Santa Maria in Aracoeli fut construite principalement au XIIIe à l’emplacement de l’ancien temple de Junon Moneta. La légende prétend que c’est ici que la Sibylle de Tibur aurait prédit à l’Empereur Auguste l’avènement du Christ.

Elle remonterait même au IVe où un monastère occupait les lieux sur les fondation du temple.

Sa reconstruction en style roman gothique fut confiée aux Moines Franciscains en 1250 par Innocent IV. On remarquera sa façade de briques nues, probablement jamais terminée. Elle servit au conseil communal.

Un très bel escalier du XIVe siècle doté de 122 marches en marbre blanc, mène à l’église. Il fut réalisé après la peste de 1348.

L’intérieur remonte essentiellement au XVIe. Il abrite notamment une fresque du Pinturicchio sur la vie de Saint Bernardin de Sienne.

Vingt deux colonnes sont antiques et proviennent du Forum et du Palatin.

Le pavement au sol est remarquable, c’est un pavement Cosmatesque, réalisé par les Cosma, une corporation de marbriers du 12e siècle qui exerçait une technique particulière, consistant en l’incrustation de petits morceaux géométriques de marbre coloré.

Le plafond à caissons offert par Marcantonio Colonna évoque la victoire navale de Venise sur les Turcs à Lepanto en 1571, il est décoré de symboles de batailles navales.

Dans la chapelle Bufalini, le cycle de fresques de Pinturicchio réalisé en 1485 illustre la vie de Saint Bernardin de Sienne (1380-1444).

On remarquera aussi dans une chapelle, la copie d’un santissimo Bambino qui fut volé en 1994, un enfant Jésus miraculeux recouvert de pierres et qui aurait été sculpté dans le bois d’un olivier du jardin de Gethsemani à Jérusalem.

Il Vittoriano

Ce monument imposant de marbre blanc, le Vittoriano, fut construit entre 1885 et 1927 en l’honneur de l’Italie unifiée, sous son premier Roi, Vittorio Emanuele II de Savoie.

C’est un édifice de style néo-classique conçu par Giuseppe Sacconi.

On y accède à travers un vaste perron, occupé à moitié par le Monument aux soldats inconnus, l’Autel de la Patrie, où se trouve enterré un soldat de la première Guerre Mondiale, souvenir des innombrables morts tombés pendant la Grande Guerre qui sont restés sans sépulture ou n’ont jamais été identifiés. Une statue du Roi de 12 mètres de hauteur est placée devant le très grand portique.

À l’intérieur du Monument, se trouve le Musée Central du Risorgimento.
Le Palais Venezia est resté célèbre comme le lieu depuis lequel Mussolini tenait ses discours à la population.

Vittoriano en 1911. Sur la gauche, on remarque le quartier médiéval, construit sur les forums, et qui n’existe plus aujourd’hui,  rasé sous Mussolini pour bâtir la Viale dei Fori imperiali.

Ce monument, assez mal accueillit, est encore aujourd’hui peu aimé des romains compte tenu de sa masse imposante qui rompt avec l’harmonie des autres bâtiments et qui cache le forum. Les habitants l’appellent souvent la « machine à écrire ».

Informations

  • Piazza Venezia
  • Tél. : 06 6991718
  • L’extérieur du monument ouvre de 9h30 à 16h30 en hiver, et de 9h30 à 18h30 en été.
  • L’intérieur est ouvert tous les jours de 9h30 à 18h30, sauf le 25 décembre et le 1er janvier.
  • Entrée libre.

La colonne Trajane

Au bout du Forum se dresse la colonne Trajane.

Haut de 29,78m, ce monument composé de 17 blocs de marbre est dédié à la guerre des Daces, qui occupaient l’actuelle Roumanie.

Elle contient dans sa base les cendres de l’empereur Trajan, dont la statue couronne la colonne.

Galerie photos

Dans le soubassement (de 10m), où se trouvent les cendre de l’empereur, une porte d’entrée reliée à la Basilique introduit à l’escalier en escargot, qui est éclairé par d’étroites fentes et menait au sommet de la colonne.

Sur l’extérieur de la colonne, se déroule une spirale (23 tours pour 200 m de longueur), c’est une narration en bas-reliefs des deux guerres conduites au début du IIème ap.JC par Trajan contre les Daces.

Entre les deux guerres, il y a une figure de la Victoire écrite sur un bouclier. Le relief fut exécuté lorsque la colonne avait déjà été élevée, pour tenir compte du point de vue de l’observateur : en effet la largeur des bandes augmente au fur et à mesure que l’on va vers le haut, de sorte que du bas elles apparaissent toutes de même largeur.

La colonne Trajane est une source d’informations unique sur le mode de fonctionnement des campagnes militaires romaines, et plus largement sur la culture de l’époque. Il est certain que cela ne reste que des représentations, mais les informations sont là, elles doivent être justement interprétées et recoupées avec d’autres sources comme les textes d’époques par exemple.

Rome-Roma a l’ambition de donner, sur ce site, une place particulière à ce monument, en mettant « à plat » la colonne, et en la décrivant ces représentations.

Après la mort de l’empereur et de sa femme Plotine (121 ap JC), Hadrien fit construire un grandiose temple dédié à Trajan, dont il ne reste qu’une seule colonne de marbre blanc.

Une petite chapelle fut construite bien plus tard, adossée au soubassement de la colonne, appelée Saint Nicolas de la Colonne, dont le clocher était dans la colonne elle-même. Cette très ancienne chapelle fut démolie en 1500 par ordre de Paul III.  À l’époque de Sisto V, autour de 1587, la statue de Trajan sur le sommet de la colonne fut substituée par celle de Saint Pierre.

Par chance, le coût du transport de la colonne en France était si élevé que Napoléon III renonça en 1865 à voler cette oeuvre d’art, par contre les bas-reliefs furent remarqués en craie. On remarqua à cette occasion des traces d’émaille d’or et de couleur vermeil et bleu.

Actuellement elle est au centre d’une considérable campagne de fouilles qui tend même à mettre en lumière de nouveaux éléments mais surtout à rendre son unité au Forum, aujourd’hui coupé par la présence des boulevards (construits lors des « grand travaux » dirigés par Mussolini en son temps).