Ca sent les vacances… mais le combat continue !

Dimanche 9 avril, 15h. Place de la République, les manifestants affluent pour ce sixième rassemblement organisé à l’appel de nombreux collectifs, dont Halte au blocage.

Il fait beau, le siège de la CGT n’est pas très loin, mais ici, l’ambiance est bon enfant. Point de casseurs, juste des étudiants motivés pour reprendre des cours, des parents excédés et inquiets pour l’avenir de leurs enfants, et des retraités solidaires pour dire « Halte au blocage » !

Les médias enchaînent les interviews. Mais lorsqu’au son du tambour, les manifestants prennent le chemin de  la place de la Nation, plus de médias. Ils ont quasiment tous pliés leurs caméras… et donc effectué un mauvais décompte. TF1, par exemple, annonce 300 manifestants. Quiconque était là aura remarqué cette mauvaise foi et ce mauvais travail de journaliste, peu objectif… fait en off, c’est à dire un simple commentaire lu par le présentateur sur un court montage d’images.

De son côté, France 2, qui est resté un peu plus longtemps, et a donc consacré un sujet entier à la manifestation, et annonce un millier de manifestants dans son reportage, et de 1000 à 3000 sur son site internet. Allez, le compte est bon : nous étions bien 3000 à battre le pavé cet après-midi !

Certes, moins nombreux que la semaine dernière, vacances obliges, mais de nombreux franciliens auront sacrifié leur dimanche après-midi pour faire entendre leur voix, et ce pour la quatrième semaine consécutive.

Reportage photos sur la manifestation du 9 avril

Attention, notez qu’il n’y aura pas de manifestation le week-end prochain. Cependant, nous vous invitons à poursuivre les actions pour obtenir le déblocages des facs.

Nous vous invitons notamment à prendre la parole dans les médias en écrivant aux courriers des lecteurs de la presse nationale et régionale, et en appelant les radios. Vous trouverez toutes les coordonnées dans notre rubrique Prenez la parole.

Plus que jamais, nous restons mobilisés pour la liberté d’étudier et contre les pratiques anti-démocratiques des bloqueurs.

Le combat continue !

*Article rédigé pour Halte au blocage et publié à cette adresse

L’année en danger, les exams en sursis !

La situation des étudiants et lycéens français s’aggrave de jour en jour. Chaque heure de blocage de nos facs ou de nos lycées nous met un peu plus en difficulté.

Aujourd’hui, le retard accumulé dans les cours est irrattrapable est notre année est désormais plus qu’en danger. Comment aujourd’hui compte tenu du contexte, garantir encore la valeur de nos diplômes?

Certains présidents d’université ou responsables d’UFR préconisent l’annulation des partiels de juin, pour les remplacer par des contrôles continus. D’autres, proposent de reporter les partiels début juillet ou en septembre, en supprimant ainsi la seconde session pourtant indispensable à de nombreux étudiants.

Beaucoup d’étudiants aujourd’hui vivent dans la peur et dans l’angoisse de ne pas savoir ce qu’ils feront demain. Beaucoup d’étudiants doivent refuser stages ou jobs d’été car ils ne savent pas encore quand ils devront passer leurs examens ! Cette situation est scandaleuse et inacceptable, surtout lorsque l’on sait que les blocages sont le fait d’une minorité très politisée, qui doit sa force à son organisation et à sa détermination. De nombreux bloqueurs ne sont même pas étudiants !

Les violences contre les anti-blocages se multiplient, et rendent la situation encore plus intolérable. Les pros du blocage se montrent en effet très virulents lorsque la majorité silencieuse s’organise et conteste leur légitimité. La violence, est sans doute, le seul argument qu’ils peuvent désormais opposer à ceux qui réclament enfin la libération et la réouverture de leurs facs.

Les syndicalistes étudiants et lycéens doivent enfin être mis en face de leurs responsabilités. Tous les responsables universitaires savent que si les blocages devaient perdurer, l’année serait définitivement perdue…

*Article rédigé pour Halte au blocage et publié à cette adresse

Halte au blocage bloque les bloqueurs de la rue de Solférino

Ce matin, le Collectif Halte au blocage est venu bloquer symboliquement pendant une heure les portes du Parti socialiste, qui a une responsabilité directe dans les blocages des lieux d’enseignement.

A l’occasion de ce rassemblement pacifique, nous avons rappelé, notamment, à Madame Hidalgo, Monsieur Vallini, chargé de la Justice au sein du PS et Monsieur Daniel Vaillant, pourtant ancien Ministre de l’Intérieur, que l’occupation par la force de lieux publics était un délit.

Nous avons aussi tenté d’expliquer aux dirigeants socialistes qu’interdire l’accès en cours aux étudiants et aux lycéens, était le meilleur moyen de précariser notre génération.

Aucun d’eux n’a souhaité condamner les blocages des lieux d’enseignements, aucun d’eux n’a souhaité s’exprimer sur les pratiques anti-démocratiques qui ont cours dans les AG, aucun d’eux n’a réaffirmer que l’accès au savoir de tous était le meilleur moyen de lutter contre le chômage.

Au bout d’une heure, les dirigeants socialistes étaient visiblement très agacés de ce blocage. On les comprend, cela fait plus de 8 semaines que nous, étudiants et lycéens, subissons les blocages de nos cours…

Reportage photo sur le blocage du PS par Halte au blocage

Halte au blocage rassemble des lycéens, des étudiants et des jeunes, avec ou sans appartenance politique, qui demandent la levée immédiate des blocages dans les lycées et les universités.

*Article rédigé pour Halte au blocage et publié à cette adresse

6000 personnes dans les rues ce dimanche

Hier, la manifestation organisée par Halte au blocage en lien avec d’autres collectifs a rassemblé plus de 6000 personnes entre la Place du châtelet et la Place de la Bastille.

Alors que les référendums organisés normalement votent systématiquement la levée des blocages et que les tribunaux ne cessent de nous donner raison, nous sommes plus déterminés que jamais à faire respecter notre droit à étudier librement.

Nous répétons que ce sont les étudiants les plus en difficulté qui vont faire les frais des blocages et nous rappelons que l’UNEF et la CDE ont subi un revers sans précédent lors des dernières élections universitaires. Ils n’ont donc aucune légitimité pour demander quoi que ce soit au nom des étudiants

 Reportage photo sur la manifestation du 2 avril

Nous continuerons nos actions jusqu’à ce que les blocages soient levées.
Nous appelons à manifester dimanche prochain.
Le lieu de rassemblement et le trajet seront disponibles sur notre site Internet dés que la préfecture aura fourni les éléments nécessaires.

*Article rédigé pour Halte au blocage et publié à cette adresse

Lu sur le web : la méthode UNEF *

En ces temps de luttes acharnées contre le CPE et de blocages en tous genres, le Net est parsemé de documents à destination des révolutionnaires en culottes courtes, pas franchement démocratiques…

L’UNEF aura beau crier haut et fort qu’elle ne manipule pas les AG, c’est tout de même sur un de ses blogs qu’on a trouvé cette petite recette du parfait bloqueur de fac, relayé bien sûr par de nombreux collectifs gauchistes qui sourcent tous ce document d’un seul sigle : UNEF. Faudrait voir à pas nous prendre trop pour des cons non plus.

Dans cette fiche pratique de mobilisation, on apprend qu’il faut respecter un certain timing pour une belle mobilisation, qu’il faut créer tout un tas de commissions, et décorer la fac, mais surtout comment tenir une assemblée générale.

Et là, que lis-je ? « Que l’UNEF doit systématiquement y être représentée ».
Pire, je lis au sujet du président de séance, que « le mieux c’est que ce soit la personne de l’UNEF ».

Tiens, tiens, ça ne cadre pas avec ce qu’a dit une jolie brunette membre du bureau national de l’UNEF, qui prétendait mardi soir sur LCI que l’UNEF n’était pas représentée à la tribune des assemblées générales… On nous aurait menti ?

Passons au contenu. Et là, accrochez vous bien : « Il est fondamental que cette personne [le représentant de l’UNEF à la tribune] sache s’imposer, qu’elle est un sens « politique » de la situation, qu’elle sache où elle veut arriver à la fin de l’AG, qu’elle connaisse parfaitement la tête de toutes les autres forces, qu’elle soit assez intelligente pour gérer une liste d’inscrits. (limiter dès le début le temps d’intervention pour tous et intercaler un mec UNEF et autres forces mais sans que cela soit visible). »

Bon, à ce stade, l’AG est normalement bien manipulée, ceci dit il faut tout de même enfoncer le clou pour s’assurer que le discours de l’UNEF est bien entré dans le crâne des étudiants, et surtout, qu’aucun récalcitrant n’aura l’opportunité de prendre la parole, et donc potentiellement d’atteindre les étudiants lambdas. Il convient d’éliminer ces « dangers » par tous les moyens : « Pour aider, le camarade qui tient la présidence, il faut absolument un ou deux cadres qui soient chargés de gérer la salle, faire intervenir les camarades pour que l’UNEF ou des proches UNEF interviennent dans notre sens, aller parler aux gauchistes ou droitiers pour les occuper et minimiser leur prise de parole, gérer tout événement perturbateur puisque celui qui est à la tribune ne peut pas le faire. »

Tiens donc, on dirait que les étudiants ne peuvent pas penser par eux-mêmes et prendre la parole comme ils le souhaitent… Le mieux, pour l’UNEF, c’est encore qu’ils votent à l’insu de leur plein gré !

Quant à la « gestion » de la salle, je vous renvoie au témoignage de Jean-Baptiste sur Halte au Blocage, qui lui, pour avoir osé intervenir, s’est fait sortir de l’amphi en cours d’AG. Il m’a aussi raconté avoir été jeté dans les escaliers, histoire que l’on soit certain de ne pas le revoir de sitôt. Voilà en quoi consiste « gérer tout événement perturbateur »

Je vois d’ici vos réactions scandalisées, me dire que « non, les étudiants ne sont pas manipulés ». Inutile de nier, c’est écrit noir sur blanc, signé de l’UNEF, qui confirme ainsi sa vocation à manipuler les assemblées générales, et à nier toute démocratie dans la tenue de celles-ci.

* Article rédigé pour Halte au blocage et publié à cette adresse