2ème circo de Paris : le camp Fillon jette de l’huile sur le feu

Rien ne va plus à l’UMP ! Le parti majoritaire s’est trouvé un nouveau terrain de bisbilles, dans la 2ème circonscription de Paris, avec la guéguerre que se livrent François Fillon et Rachida Dati. Et ça n’est pas près de s’arrêter.

Comme je l’avais déjà expliqué, les deux élus se livrent à une querelle de chiffonniers pour savoir lequel emportera l’investiture de l’UMP pour mener le combat lors des prochaines législatives. Si François Fillon se revendique de son actuelle fonction de Premier ministre –qu’il ne sera plus au moment de se présenter devant les électeurs- pour préempter le soutien de l’UMP, il n’en reste pas moins un parachuté.

Tout comme l’était Rachida Dati lorsqu’elle a pris la mairie du 7ème en 2008. Reste qu’elle y est désormais installé, et qu’il semble plutôt légitime qu’elle souhaite s’ancrer dans son territoire : si en plus les parachutés ne doivent être que de passage, les parisiens se sentiront-ils un jour représentés ?

Cette semaine, Rachida Dati a retiré leurs délégations à deux de ses adjointes fillonistes, au motif qu’elles se sont abstenus de voter le budget… budget d’ailleurs renvoyé en seconde lecture, tous les détails sont dans cette note de Romain.

De prime abord, on peut penser que c’est une provocation de la part de Rachida Dati. Et pourtant, la maire du 7ème arrondissement a raison. De tous temps, en politique, la ligne de partage entre majorité et opposition a été le vote du budget.

Dès l’instant où ses propres adjointes ne le votent pas, elles se placent dans l’opposition. Si elles persistent dans ce choix en seconde lecture, elles auront alors officiellement constitué une opposition Filloniste au sein de l’équipe municipale du 7ème arrondissement. Rachida Dati a donc parfaitement raison de les sanctionner. Et cela ne signifie ni plus ni moins que les fillonistes sont désormais dissidents divers droite au sein de cette majorité UMP. Et Fillon veut l’investiture ? Laissez moi rire…

Mais l’UMP étant créative, ça n’est pas le seul incident de la semaine, et c’est encore le camp Fillon qui s’illustre, par la voix de Jean-François Legaret, maire du 1er arrondissement.

Dans une interview accordée au site Election Politique par César Armand, l’élu parisien s’en prend à Alain Lambert. L’ancien ministre du budget dans le gouvernement Raffarin, ancien sénateur ayant renoncé à son mandat pour rejoindre une haute juridiction, et actuel président du conseil général de l’Orne, a en effet déclaré sa candidature, souhaitant « renouer avec un débat démocratique apaisé et construit ».

Mais voilà, cette initiative n’est pas du goût des fillonistes, déjà en proie à la candidature de Rachida Dati. Interrogé sur Alain Lambert, Jean-François Legaret a commis un nouveau faux pas, en déclarant : « Je trouve cela bien saugrenu », avant de préciser son sentiment sur cette candidature : « Je crois, au contraire, qu’il va compliquer les choses ».

Saugrenu ??? Quelqu’un peut-il, en outre, informer Jean-François Legaret du parcours politique d’Alain Lambert ? Qu’il ne s’agit en aucun cas d’une candidature gaguesque, mais bien d’un homme politique aguerri –certes, qui ne se bat plus pour obtenir un poste à tout prix- et qui, au passage, a lui, réussi à devenir parlementaire –là où Jean-François Legaret a échoué- et même ministre, un poste pour lequel le maire du 1er arrondissement n’a jamais été positionné ? Et il ose trouver la candidature d’Alain Lambert saugrenue ? Quel manque de respect de la part de l’élu local !

Alain Lambert, lui, a préféré, dans sa réponse à Jean-François Legaret, ne pas céder à cette provocation, et faire preuve de responsabilité : « Comme vous le savez, j’appartiens au courant personnaliste des centristes et je m’intéresse à tenter de réunir un corpus de pensée sur la personnalisme communautaire dans un monde ouvert, en Europe et dans le Monde. Le sujet est passionnant et nous élève un peu l’esprit par rapport aux querelles de boutiques propres à la politique politicienne». L’ancien ministre du Budget n’a, il est vrai, pas la pression pour l’emporter. Ses compétences ne sont plus à démontrer, sa carrière politique est derrière lui, et son offre n’en est emprunte que de plus de sincérité.

Vu le sérieux de son profil, l’on peut aisément comprendre que la troisième voie qu’il propose ne puisse agacer.

Et pourtant, ce sont bien Rachida Dati et François Fillon qui ont les cartes en main.

S’ils cessent leurs querelles et parviennent à proposer un choix probant aux électeurs de la 2ème circo de Paris, Alain Lambert pourrait ne pas aller au bout.

Mais si la politique politicienne persiste à envenimer le débat, l’ancien ministre du Budget constituera une alternative de choix aux électeurs qui seraient plus intéressés par la politique, au sens noble du terme, que par des querelles de basse-cour dignes de Dallas. C’est donc bien la qualité du débat proposé par le(s) candidat(e-s) UMP qui déterminera le choix d’Alain Lambert d’aller au bout ou pas.

Et pour l’instant, les derniers épisodes du feuilleton ne font que confirmer la nécessité d’une alternative. Cette nouvelle incartade du camp Fillon démontre une fois de plus la suffisance de ses partisans, qui veulent s’assurer d’un résultat acquis pour leur champion avant que l’élection n’aie lieu, et s’offusque donc que quiconque, fusse en dehors de leur parti, ose se présenter devant les électeurs sans être immédiatement taxé d’être un fauteur de troubles.

Nan mais franchement, quelle idée d’oser mettre des candidats qui pourraient l’emporter face au Premier ministre !

Non seulement il quitte son fief de la Sarthe –où sa réélection n’est pas assurée- pour se trouver une petite circonscription bien à droite en théorie facile à conquérir, ce qui ne démontre pas d’un tempérament très combattif pour un Premier ministre, mais en plus, il faudrait qu’il soit seul à concourir ?

Jusqu’ici, nous avons donc un candidat Premier ministre bien décidé à obtenir de force une investiture, afin d’obtenir une circonscription confortable et trouver ainsi un point de chute loin de son fief mis en péril, si possible sans candidat en mesure de croiser le fer, et aux prix de toutes les querelles possibles et imaginables avec les autres prétendants aux suffrages. En effet dans ce feuilleton peu ragoûtant, c’est encore lui qui met le feu à la circonscription.

République exemplaire, qu’ils disait… Pour le moment, la 2ème circonscription de Paris est plutôt en proie au fait du Prince, sous prétexte qu’il serait naturel que le Premier ministre soit non seulement le candidat officiel de l’UMP –alors qu’il pourrait y avoir une primaire- mais maintenant, l’Elu. Et bien non, ce choix revient aux électeurs de cette circonscription. Et choix il ne peut y avoir qu’en présence de plusieurs candidats, fussent-ils également de droite.

Spécial Toussaint : une UMP en état de décomposition avancée

En cette soirée d’Halloween, quelle thématique politique évidente que l’agonie de la droite… En cette veille de fête des morts, quel sujet plus approprié que la rapide décomposition d’une UMP même pas certaine de souffler ses dix bougies le 17 novembre 2012 ?

Le Monde a du avoir la même idée, puisque le journal du soir nous a gratifié aujourd’hui de cette infographie. Et là, franchement, j’ai bien ri. Le journal du soir a en effet entrepris de recenser les différents courants de la droite, en interne à l’UMP et en externe. Ainsi, Le Monde recense pas moins de 15 clubs riens que dans l’UMP, et 9 partis dans la galaxie. Et là, il y a du lol à tous les étages.

En effet, le journal s’est un peu laissé abuser par les partis externes. Afficher 25000 adhérents pour République Solidaire, c’est franchement excessif, même en comptabilisant ceux qui ne sont pas à jour de cotisation. Idem pour d’autres structures. Le commentaire est lui aussi un peu à côté de la plaque : les clubs internes à l’UMP ne sont pas apparus sous Nicolas Sarkozy… la grande majorité d’entre eux existaient dès la création de l’UMP, ou se sont montés rapidement après son lancement.

D’ailleurs, il ne s’agit pas vraiment de courants, mais plutôt de micro structures destinées à la seule gloire de leur leader, pour qu’il puisse négocier des postes en interne ainsi que sur les listes électorales, et donc jouer des coudes entre eux. Rien à voir avec de prétendus courants de pensées. Car question travaux, seul Dialogue et Initiative a vraiment servi de boîte à idées lorsque Jean-Pierre Raffarin, l’un de ses fondateurs, était premier ministre. Les autres se réunissent, mais ne sont guère productifs. Plus drôle encore, d’une réunion d’un club à l’autre, on croise souvent les mêmes prétendus adhérents.

Et pour une raison simple : les courants ne sont pas reconnus dans l’UMP. Contrairement à ce qui est souvent dit dans les médias, l’UMP a pourtant essayé rapidement après sa création de mettre en place ses courants. C’était 18 mois après la création de l’UMP, lors du conseil national du 9 mai 2004 aux docks de l’UMP. La motion Juppé –alors président de l’UMP- proposait la création de courant et leur octroyait des moyens.

Elle a recueilli 58% des suffrages –un vrai vote, pas un scrutin à la soviétique- et pour l’appliquer, il suffisait qu’elle soit ratifiée lors du Congrès suivant par les adhérents. Le Congrès suivant, c’était celui de l’élection de Sarko… Il aurait été possible de faire ratifier cette motion à cette occasion. Mais voilà : le président-to-be de l’UMP n’en voulait pas. D’où la voix monocorde aujourd’hui du parti majoritaire et l’aspect monolithique de l’UMP… que son président fondateur Alain Juppé avait tenté d’éviter.

Pendant ce temps du côté de Paris, ça ne va pas mieux entre François Fillon et Rachida Dati, qui se crêpent le chignon autour de la deuxième circonscription de Paris. Qui sera investi pour porter les couleurs du parti majoritaire ? Face à cette ambiance très Dallas, l’ancien sénateur et toujours président du Conseil Général de l’Orne, Alain Lambert, a décidé de se lancer dans la bataille… s’il obtient l’investiture centriste (vu qu’il soutient François Bayrou). Pour une raison simple : si Dati et Fillon se chamaillent, pourquoi ne pas mettre tout le monde d’accord en choisissant quelqu’un d’autre ? En voilà une bonne idée !

Sa candidature serait une excellente nouvelle pour les parisiens concernés, à qui elle offrirait un choix de qualité. Connaissant Alain Lambert, sa liberté de ton –s’il fut sarkozyste, il en est revenu et n’hésite pas à assumer tant son soutien passé que son éloignement depuis sa prise de conscience-, et sa vraie compétence en matière de Finances Publiques, la deuxième circonscription de Paris a tout à y gagner. Mon conseil à Alain (oui, je l’appelle Alain) : qu’il y aille, même sans étiquette, cela relèvera l’image de la droite…

Parce que l’UMP, en ce moment, peine à dépasser le degré zéro de la politique. Nouvel exemple ce soir avec  Valérie Rosso Debord qui, invitée au Petit Journal, a apporté sa pierre à ce musée des horreurs, histoire de bien fêter Halloween : selon elle, « la droite, c’est considérer que l’individu prime le groupe ». Oui vous avez bien lu, il manque un mot. Sûrement quelques neurones aussi. La preuve avec ce nouvel extrait. Alors que Yann Barthès lui demande ce qu’en temps que femme de droite elle a fait aujourd’hui, elle répond : « Aujourd’hui j’ai fait une tarte pour moi-même ». 

Avant de se prendre les pieds dans le tapis en tentant de prolonger son propos via la métaphore culinaire, une idée très tarte : « L’idée pour nous c’est que la tarte doit grossir pour que chacun en ait un morceau ». Rhooo le cliché… avant de finir carrément le nez –non, pas de blagues sur son physique, y’a assez à faire sur son unique neurone- dans le pétrin : « C’est la différence entre les 35h et le travail pour tous ». Oh je vous vois venir, à tout de suite relever qu’en France il n’y a pas de travail pour tous et que les chiffres du chômage explosent. Trick or Treat ? 

Hey les gens, on parle de Valérie Rosso-Debord là. Une cliente parfaite pour un épisode Confessions Intimes sur le thème Je suis de Droite, j’achète mes robes à la Redoute pour sauver l’économie locale parce que je n’ai pas compris qu’elles sont fabriquées en Chine, et je choisis des modèles grand-mère parce que  je tente de prôner la solidarité, mais non je déconne en fait j’ai découpé mes rideaux  sans parler des blagues salaces sur le Ch’Nord que l’on pourrait faire à son propos. Non, non, non, ici on n’attaque pas sur la personne, juste les idées. Alors qu’on pourrait franchement se lâcher.

Quand on pense qu’elle est sur les rangs pour être porte-parole de la campagne de Sarko… C’est gentil de prévoir les distractions pour les observateurs de cette présidentielle. Ceci dit vu le festival de cinéma prévu par l’UMP avec rediffusion de tous les Scary Movie incluant les bêtisiers et scènes inédites en guise de campagne pour 2012, pourrait-on penser à nous livrer aussi les pop-corns ? En vous remerciant !

UMP Paris : Petits meurtres entre amis

Paris, Ville Lumière. De celles qui attirent autant les talents que les mouches autour de la lanterne.  Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en matière politique, il y a du monde à droite autour du pot de miel.

Déjà Rachida Dati, lors des municipales 2008, avait été parachutée dans le 7ème par le fait du Prince –sa proximité avec Sarkozy- au nom de la discrimination positive, dans un arrondissement acquis à la droite et où, comme je l’ai déjà dit, mon chien pourrait se faire élire s’il portait un collier UMP.

Mais voilà, Rachida manque de sens politique et n’est pas la dernière à jouer les Rastignac, aussi c’est sans aucun complexe que la belle s’est lancée dans la fronde anti-Fillon… l’insolent ayant eu la mauvaise idée de venir lorgner sur ses terres. Ce même 7ème arrondissement. Ce lieu magique acquis à la droite et qui à force de subir l’idiotie de l’UMP, finira bien par voter DVD. Juste pour faire chier. Comme le fit l’audacieuse Neuilly aux municipales de 2008, choisissant le dissident Jean-Claude Fromantin contre l’élyséen David Martinon. Qui depuis se la coule douce à L.A.

Mais quelle mouche a piqué Dati ? Certes, elle visait la même circonscription –vu que c’est celle qui englobe la majeure partie de son arrondissement- mais tout de même, la beurette de service est tout de même bien récente dans la capitale, et se prendra naturellement l’effet boomerang consécutif à son audace. Parce que vraiment, Rachida ne manque pas de culot. Dire que le Premier Ministre irait ailleurs s’il avait du courage –sous entendu ailleurs que dans une circo acquise-, c’est tout de même pointer du doigt… sa propre absence de courage en 2008.

Pour mieux comprendre pourquoi Rachida part au combat, il suffit de se rappeler qu’elle n’a pas vraiment le choix si elle veut se faire une place au soleil du Palais Bourbon –rappelez-vous, Bruxelles c’est loin et chiant- mais aussi, de chercher qui la soutient, et de voir à qui profite le crime. Et là, on tombe sur une frange de la vieille droite parisienne, bien décidée à prendre sa revanche. Comprendre : ne pas se laisser dicter les ordres depuis l’Elysée. Parce qu’ils ont déjà donné.

Regardez bien, on trouve dans les soutiens –ou plutôt marionnettistes- de Rachida des gens comme Charon ou Goasguen. Le premier, bien qu’ami et ancien conseiller de Sarko, ne s’en laisse plus compter. Et n’a pas hésité à mener sa liste dissidente aux sénatoriales, pour se mettre au vert au Palais du Luxembourg. Au chaud pour six ans le Charon !

Le second, Claude Goasguen, s’est prêté au jeu des primaires parisiennes en 2008… jeu dans lequel il a rencontré quelques petits soucis. Arrivé en seconde position, il s’était retiré pour laisser Françoise de Panafieu, arrivée largement en tête du premier tour, mener la liste… et l’avait soutenue, en traînant les pieds. Les autres candidats avaient en effet pris fait et cause pour l’élue du 17ème arrondissement.

Quels points communs entre Charon et Goasguen ? Ce sont de vrais parisiens. Investis depuis longtemps sur la capitale, ils entendent bien tirer les marrons du feu sur Paris, et ne pas se laisser enquiquiner par les parachutages de personnalités en mal de terre d’élection. Mais alors pourquoi cette alliance de la carpe et du lapin avec Rachida ? Et bien c’est simple : Rachida est le jouet qui va partir en première ligne, éventuellement se cramer, pendant qu’eux resteront en arrière-ligne à compter les points.

Au risque de vous surprendre, en dehors de leur idée un peu stupide de s’allier à Rachida –qui n’est pas crédible, en tant que parachutée également-, ils ont raison sur le fond. Il est anormal que des élus qui travaillent sur Paris depuis des années soient éclipsés au profit de la star de l’instant : tout ceci ne participe pas de la méritocratie. Et soyons honnêtes, Fillon n’a pas plus de chances qu’un autre d’emporter Paris. D’où la volonté de tout ce petit monde de voir le système des primaires reconduit à Paris. Ils ont d’ailleurs signé un appel en ce sens, très bien analysé par Francilie11. Histoire de bien faire comprendre à Fillon que tout Premier Ministre qu’il est –et ne sera probablement plus en 2014, rappelons le…- il devra s’y plier.

Evidemment Philippe Goujon, le président de la Fédération de Paris, est incapable de gérer toute cette agitation, étant lui-même de parti pris pour le camp du Premier Ministre. De même que Lamour, le président du groupe UMP au Conseil de Paris. Et ce n’est pas Copé qui, en rajoutant une couche ce soir en recevant tout ce petit monde à l’UMP, va débloquer le dossier : sa mésentente avec Fillon le disqualifie d’emblée… même si les deux ont plutôt intérêt à s’entendre, comme les rumeurs de Pacte Fillon-Copé le laissent penser. Hum, aujourd’hui peut être, mais ce serait étonnant qu’un éventuel accord survivent aux fourches caudines de 2012…

C’est donc le bordel intégral, d’autant que Fillon a bien préparé son coup : nombre de ses proches, issus de son cercle de réflexion France.9, se sont fait élire délégués de circonscription l’an dernier, avec le soutien de Philippe Goujon. Déjà dix ans que ces séguinistes attendent l’occasion de prendre leur revanche des municipales de 2001, et je peux vous dire qu’ils ont faim. Certains même s’y croient déjà… L’un d’entre eux, ainsi, se présente sur Paris comme directeur de cabinet de Fillon alors qu’il n’est que simple trouffion à Matignon. Ca pourrait faire rire s’il ne s’agissait pas d’occuper un jour des responsabilités… Ou comment la droite parisienne s’enferme dans le concept de droite la plus bête du monde, et reste, plus que jamais, terriblement divisée.

Quant à François Fillon, il réussit, en se déclarant déjà candidat aux législatives tout en lorgnant sur les Municipales de 2014, le double exploit de mettre à feu et à sang la Fédération de Paris, tout en affaiblissant l’exécutif qu’il est censé diriger. En effet, comme je l’ai déjà évoqué, comment peut il à la fois croire en la victoire de Sarkozy en 2012 et se lancer dès maintenant dans une campagne personnelle ?

S’il était confiant sur la victoire, il se serait déclaré au lendemain du 6 mai, pour surfer sur la vague, profiter de l’élan, avec toutes les chances de l’emporter. Là, il part en loser dans une circo facile, qu’il négocie gentiment avec le tenant de la partie 5ème/6ème arrondissement –JeanTibéri- histoire d’atterrir en douceur dans une zone sans trop de turbulences. Tous les signes d’une défaite présidentielle sont donc annoncés.

Ou comment, en voulant négocier son avenir personnel, le Premier Ministre a mis le feu à la majorité. Tout ça n’est pas faire preuve d’un grand sens des responsabilités : une fois de plus, hélas, l’intérêt particulier l’emporte sur l’intérêt général. Et cela confirme la donne à droite : en ce moment, de la base jusqu’au sommet de l’excutif, c’est sauve qui peut, quittons le Titanic, en un mot, Courage, fuyons Fillon !

Sarko : de la sécurité en politique à l’insécurité politique

Ce lundi 23 août marque la rentrée politique en France. A deux jours du prochain conseil des ministres, nombreux sont les politiques à reprendre la parole dans les médias. Le Monde publie aujourd’hui pas moins de trois tribunes, toutes à charge contre la dérive sécuritaire de Nicolas Sarkozy.

Ce matin, Dominique de Villepin réagit très fortement, dans une tribune au Monde, s’indignant de la « tache de honte sur notre drapeau » et de la « Faute morale, faute collective commise en notre nom à tous, contre la République et contre la France. » Estimant que « Se taire, c’est déjà être complice », il appelle au « devoir à remplir pour tous les républicains de France, face à l’hydre qu’un président et ses courtisans voudraient réveiller au fond de chacun de nous, face à la tache qui menace de flétrir l’idée même que nous nous faisons de la France. Un devoir de refus. Un devoir de rassemblement. Un devoir de courage politique pour préparer l’alternative républicaine qui s’impose. Un devoir que nous devons assumer tous ensemble, aussi longtemps qu’il faudra, avec toute l’énergie qu’il faudra.» Autour de lui il s’entend. Ou comment lancer la rentrée politique de son mouvement République Solidaire… Reste à concrétiser par des propositions afin de construire cette alternance à laquelle il appelle, et 2012 deviendra peut être une ligne de mire pour le hérault de la République.

Rachida Dati, symbole de la discrimination positive sauce Sarkozy, en disgrâce depuis de nombreux mois en raison de ses apparitions médiatiques jugées intempestives par l’actuel locataire de l’Elysée, se lâche elle aussi via le même procédé et dans le même journal. Entre un coup de brosse à reluire à l’UMP, dont elle reprend certains des arguments et à qui elle fait plaisir en cédant au leitmotiv consistant à taper sur le PS, et à Daniel Cohn Bendit qu’elle encense, Rachida Dati tisse son argumentaire à partir de la devise nationale : liberté, égalité, fraternité. Malgré un texte un peu mièvre qui enfonce bien souvent des portes ouvertes, on ne peut lui reprocher de dresser le même constat que ses petits camarades : « Notre défi aujourd’hui, en tant que responsables politiques, c’est de contribuer à créer un nouveau climat d’apaisement pour que tous les Français soient de nouveau totalement en phase avec les valeurs fondamentales de notre République. »

Enfin Lionel Jospin, candidat malheureux à la présidentielle de 2002, notamment pour avoir sous estimé l’enjeu sécuritaire, prend sa revanche en livrant lui aussi dans Le Monde ses « quelques vérités sur l’insécurité », lassé de voir l’UMP se livrer sans cesse à des attaques sur le Parti Socialiste. Osé, mais brillant. Lionel Jospin se paie donc Estrosi, ce roquet de bas étage qui me fait penser à Michael Yaoun quand il animait le Morning Live, un mégaphone à la main : Estrosi c’est un peu ça, un sarkofan toujours prêt à aboyer dans vos oreilles la politique sécuritaire du gouvernement. Tellement qu’à force, plus personne ne l’écoute : aucun crédit…

Mais là où Jospin tape dans le mille, c’est en dressant le constat d’échec de la politique de Nicolas Sarkozy en matière sécuritaire : « Certes, le président et ses ministres ne sont pas avares de proclamations. La majorité a voté une cascade de textes législatifs dont la succession même souligne l’inefficacité. En pleine surenchère aujourd’hui, l’exécutif annonce même des projets qu’il reconnaît comme non constitutionnels et dont il sait qu’ils seront censurés ! ». Après une démonstration sur la baisse des moyens affectés à la sécurité –contradictoire avec le discours du gouvernement, Jospin enfonce le clou : « Faudrait-il croire alors que pour le pouvoir et son chef, si contesté, l’objectif est moins de réduire l’insécurité que de l’exploiter ? Le président s’effacerait-il derrière le candidat ? L’espoir d’une réussite électorale reposerait-il en dernier recours sur cette exploitation ? Si ce jeu devait se poursuivre, il serait peut-être hasardeux pour le candidat, mais à coup sûr dangereux pour le pays. » CQFD.

Quand je vous annonçais que les fissures dans la majorité se transformaient en crevasse, je n’étais pas loin de la vérité. Plus les jours passent, plus la sécurité, cet enjeu qui permis à Nicolas sarkozy de monter les marches du pouvoir, désintègre sa propre majorité. Après les remous des parlementaires cet été, qu’il s’agisse des villepinistes Marie Anne Montchamp, Jean-Pierre Grand, Marc Bernier, ou de députés UMP prenant leurs distances avec le parti comme Yannick Favennec ou Etienne Pinte, c’est maintenant Christine Boutin qui confie au Point s’interroger sur son avenir au sein de l’UMP au vu de la « fêlure » provoquée par l’affaire des roms et la réaction du pape Benoît XVI, tout en indiquant que la rupture n’est pas consommée : lorsqu’on lui demande si ce serait la goutte d’eau qui pourrait entraîner une séparation ? « Pour l’instant, à l’heure où je vous parle, non ». Que ce soit par simple revanche personnelle ou volonté réelle de se démarquer sur un sujet qui interpelle l’Eglise, Christine Boutin menace en douceur d’une candidature dissidente non tranchée, mais…

Last but not least, les militants, dont certains d’interrogent. Amine, le jeune beur auquel Brice Hortefeux avait dit « Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes » et qui avaient valu au ministre de l’intérieur une condamnation le 4 juin 2010 à 750 euros d’amende et 2 000 euros de dommages et intérêts pour injure à caractère racial (une condamnation dont il a fait appel), annonce quant à lui sur sa page Facebook qu’il quitte l’UMP. Histoire d’enfoncer le clou, il a aussi indiqué à Europe 1 qu’il pourrait rejoindre le parti de Dominique de Villepin.  La boucle serait-elle bouclée ?

Quoi qu’il en soit, à pousser le bouchon un peu trop loin sur la sécurité, Nicolas Sarkozy a finit par affoler la boussole, et complètement perdre le Nord. L’overdose sécuritaire et l’excès de postures toujours plus dures sur ce thème ont fini par perdre le président, et dresser une large partie de la classe politique, hormis son fan club de wannabe -Morano, Estrosi, Besson et Ciotti en tête-, contre lui.

Mais qu’en pensent les français ? Pour l’instant, les sondages contradictoires s’accumulent, et il est difficile de tirer une conclusion définitive sur le sujet. Cependant, l’image de la France dans le monde pâtit de l’agitation sécuritaire de l’actuel locataire de l’Elysée, et le peuple français rarement indifférent à cette donnée : la presse étrangère, l’ONU via le Comité pour l’Elimination de la Discrimination Raciale, et maintenant l’église catholique se sont exprimés contre la politique très dure d’expulsion des roms et les amalgames sous tendus par ces choix.

En analysant de près l’action de Nicolas Sarkozy, tout un chacun peut maintenant noter que si Nicolas Sarkozy est né aux yeux des français par la sécurité, cette escalade dans la politique sécuritaire ne fait que mettre en exergue l’échec du président sur ce sujet. Depuis 10 ans, il n’a eu cesse que de déclarer la guerre à l’insécurité et pourtant, cette fuite en avant sonne comme un constat d’échec.

Au-delà des dérapages, il y a fort à parier que les français attendent plutôt des résultats concrets, sur ce thème comme sur les autres, et notamment des actions fortes sur le pouvoir d’achat, le chômage et la réduction des déficits publics plutôt que sur des postures de communication qui divisent la population au lieu de privilégier l’unité républicaine et la solidarité nationale. A bon entendeur…

UMP : y’a-t-il un pilote dans l’avion ?

Vous rêviez ou craigniez -c’est selon- que l’UMP se prenne les pieds dans le tapis ? La Majorité présidentielle l’a fait. Petit tour de piste de cette journée de la loose en six numéros du plus grand chapiteau politique de France !

1 – Les clowns

500 heures de travail et 250 militants-figurants (ce qui est un pléonasme dans l’UMP actuelle…) voilà ce qu’il a fallu aux jeunes de l’UMP pour réaliser leur lip dub, que pour les besoins de cette note, nous rebaptiserons à son juste nom : lip daube. Et encore, c’est méchant pour la daube.

Selon Benjamin Lancar, président des Jeunes Populaires, des messages se cachent sous cette réalisation fort grasse… Prévenez tout de même le réalisateur que la première chose qu’on apprend en cinéma, c’est de ne surtout pas souligner le texte à l’image. Ainsi, quand on parle des racines, on ne met pas une plante. Ou quand on parle de fécondité, on ne met pas une femme enceinte. Ben lui, il l’a fait. Pendant 4m15. Lourd !!!

Entre deux images de plomb, on a tout de même eu droit à quelques pépites. Et je ne parle pas de la choré faite par les ministres, qui pourtant vaut son pesant de cahuètes. Nan, je parle de messages subliminaux compris par… personne je pense.

1 – Il faut intégrer les handicapés -le clip démarre par une bande de potes, dont un handicapé- mais pas se les trimballer partout -les jeunes montent dans le train… pas l’handicapé, qui reste à quai. Trop sympa les jeunes pops !

2 – L’UMP c’est miraculeux, la preuve, les aveugles peuvent conduire !!! En voiture Gilbert !! Pour la petite histoire, sachez tout de même que Gilbert Montagné conduit réellement, mais pas sur route, évidemment, sur une piste spécialement aménagée pour que les aveugles fassent des courses de tuture.

3 – Pour changer de société, il faut la détruire, comme un jeune militant le souligne en battant la mesure avec son marteau. Aïe, petit problème. En 2004, lors des régionales, ces mêmes Jeunes Populaires (enfin ceux qui les ont précédés) avaient sorti un tract intitulé « Ils veulent tout détruire… Nous voulons construire », s’attaquant aux extrêmistes de gauche comme de droite qui n’ont pour seul projet que de vouloir détruire la société.

4 – Frédéric Lefèbvre aime la liberté -en play backant le mot « liberté », Frédo fait un petit coeur avec ses mimines. What the fuck ?????

Bref, vous l’aurez compris, ce clip est déjà cultissime, mais j’ai gardé le meilleur pour la fin : il s’agit d’une campagne d’adhésion… Alors si vous êtes niaiseux, rejoignez l’UMP !!!

2 – Les Illusionnistes

Jeunes Populaires, encore eux : ces truffes ont piraté le morceau de la Star Ac Québécoise… Ah là là, c’est le gang des Frédos (Lefebvre et Mitterand) qui vont pas être contents, ces jeunes ne respectent rien, pas même le droit d’auteur !

Ils avaient bien demandé l’autorisation, mais elle leur a été refusée… et ils se sont complètement assis dessus. Quand on a le super power sarkozyste, rien à foutre des caribous !!!

Remarquez, ils ont un bon exemple : Frédo, chantre de la loi Hadopi, honni par les internautes pour ses prises de position liberticides, est un gros pillard qui ne respecte absolument pas le droit d’auteur ! Pour preuve, il reprend intégralement l’article d’un autre auteur, alors que pour cela, il devrait disposer d’une autorisation… ou se contenter de le citer, entre guillemets et avec mention de la source. Frédo, je te vois…

Dans la catégorie Faites ce que je vote, pas ce que je fais, Frédo et les Jeunes Pop sont de bons exemples ! Bon, et bien puisque c’est comme ça, moi, je n’en ai rien à foutre d’Hadopi. Na !

3 – L’équilibriste

14 décembre 2009, Elysée. Conférence de presse sur le grand emprunt. Au hasard d’une question de journaliste, Nicolas Sarkozy répond sur la liste des 3000 évadés fiscaux de Woerth, dont une des sources serait la liste volée chez HSBC.

Attention les yeux : « La lutte contre la fraude fiscale, elle est morale. (…) C’est à la justice de dire ce qu’il en est. mais imaginez une administration qui reçoit des renseignements et qui les met à la poubelle. Sans doute, on nous aurait félicité pour notre respect scrupuleux des règles juridiques françaises. » a-t-il ironisé.

Seul petit souci… Clearstream. Le dossier chewing-gum, qui colle, colle, colle… Bah oui, qu’est ce que Clearstream, si ce n’est une liste, concernant des comptes prétendument détenus à l’étranger par des personnalités, et sur laquelle il y aurait eu enquête pour savoir si elle était crédible, puis qui aurait été transmise à la justice ?

Si je me souviens bien, dans ce dossier là, Sarko imaginait tout à fait qu’une administration reçoive des renseignements et les mettent à la poubelle, et ne les vérifient surtout pas. Dans ce temps là, la transmission à la justice, c’était une grosse crasse faite à Sarko, et ça valait d’être pendu à un croc de boucher.

Deux poids, deux mesures… On va se marrer le 28 janvier !

4 – Les clowns, le retour

L’ennui avec l’UMP, c’est qu’au bout d’un moment, les vieilles ficelles finissent par s’user… Après le vrai-faux vote de Jean-François Lamour, qui a expliqué un truc à la tribune de l’Assemblée, a voté en cohérence avec ce qu’il avait dit, avant de dire qu’il s’était trompé dans son vote (parce que son groupe voulait qu’il vote dans l’autre sens), on a encore vu une erreur humaine.

C’était au Sénat, sur le redécoupage électoral. Les communistes ont présenté un amendement visant à supprimer l’unique article du texte de loi, et il a … été adopté, à la surprise générale, par 167 voix contre 156. Oups… Le groupe Nouveau Centre, auteur de ce crime de lèse-majesté, a plaidé l’erreur humaine, ressortant de sa chaussette cette bonne vieille excuse.

Désormais, cette excuse est un acte de rébellion destiné à passer un message aux électeurs : « j’ai voté comme je veux, mais comme je n’ai pas vraiment le droit de faire ce que je veux à cause du chef (de l’Etat) et que je veux garder mon job (mon investiture, déjà), je dis que je ne l’ai pas fait exprès. T’as compris, électeur, que je pense comme toi ? »

Enfin pas sûr que ça marche. Le mieux, c’est encore de voter réellement comme on veut, heureusement ça existe, malheureusement en trop petit nombre !

Résultat des courses, le Gouvernement a demandé un nouveau vote. Mais la présidente de séance (PS, pas de chance !) a refusé, au motif qu’il était impossible de revoter sur un texte supprimé… et que de toutes façons, ce texte suivrait son cours.

En effet, dans le pire des cas, le texte repart à l’Assemblée par la procédure de la navette. Mais bon, ça fait perdre du temps, donc ça énerve le Gouvernement. Alors pour vraiment leur montrer qui c’est Raoul, le Gouvernement le Président du Sénat a décidé de faire convoquer une conférence des présidents extraordinaire au Sénat, pour statuer sur cette affaire.

Nan mais ! Parce que si les sénateurs se mettent à faire ce qu’ils veulent, où va la France ! Manquerait plus que les électeurs se trompent de bulletin en mars, et réclament un nouveau vote !

Franchement, le président ferait bien d’écouter Rachida Dati, qui, dans le clip UMP,« entend la révolte gronder ». Parce que les sénateurs, ils se rebellent pour de vrai. La preuve, la conférence des présidents a con-fir-mé la décision de la présidente de séance, et rejeté le texte sur le redécoupage électoral. Pour de vrai.

Et c’est parti pour un tour de manège navette… Le texte devra reprendre le processus parlementaire, en repassant par l’Assemblée, puis chez les petits drôles du Sénat.

D’ici là à ce que la rébellion se poursuive… On apprend en effet ce soir que la réforme des collectivités « est désapprouvée par la quasi-totalité » des sénateurs centristes, selon le député Jean-Léonce Dupont (Union centriste). Vu que l’UMP ne dispose plus que d’une majorité relative dans la Haute Chambre, les voix centristes vont valoir leur pesant de cacahuètes…

Et ça ne sera de toutes façons pas fini. Comme le fait très justement remarquer la (vilaine) Mme Gourault, centriste Modem, il n’est pas certain que cette réforme soit constitutionnelle. En effet, la réforme prévoit un conseiller territorial pour le département ET la région, or la constitution interdit la tutelle d’une collectivité sur une autre. Mais s’il n’y avait que cela ma bonne dame… Bref, il est fort probable que ce texte fasse l’objet d’un recours en constitutionnalité.

Hadopi, le retour ?

5 – La femme à barbe

Lorsque Eric Besson a lancé le débat sur l’identité nationale, on avait tous compris qu’il y avait en ligne de mire les régionales, et que donc, l’UMP était dans les starting-blocks pour pourchasser les électeurs du FN. Ce qu’on savait aussi, c’est que ça allait dégénérer très vite. Parce que prétendre que les gens peuvent tout se dire dans des réunions publiques en imaginant que ça ne va pas partir en live, c’est se positionner comme un ravi de la crèche, pas comme un politique.

Et ça n’a pas raté. On a eu le maire d’un village de 40 personnes, qui a crié à l’invasion, pour un peu il aurait appelé Charles Martel… Et puis hier, on a eu Nadine Mollah-No (copyright : Humourdedroite), qui s’est grave lâchée, en déclarant : « Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un travail, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers ».

Et hop, un joli dérapage plein de jolis clichés, comme si seuls les jeunes musulmans portaient leur casquette à l’envers, ou étaient les seuls à parler verlan. Plus bas encore, Nadine, et tu trouveras du pétrole !

Evidemment madame nie ses propos et prétend qu’ils ont été sortis de leur contexte -l’excuse habituelle en cas de dérapage- alors l’arbitre demande la vidéo : magnéto, Serge !


C’est marrant, moi j’attends d’un ministre qu’il ne se permettent pas de dire de telles inepties, et qu’il passe plus de temps à travailler ces dossiers -et à combler ses lacunes, le cas échéant- plutôt qu’à se trémousser dans le clip des jeunes de son parti.

6 – Celle qui fait tourner les casseroles assiettes

Dans le cirque UMP, la star de la piste aux étoiles, c’est Rachida Dati. Rachida, elle a toujours le mot pour rire. Enfin sauf au Parlement Européen, où franchement, elle se fait biiiiip.

Enfin c’est ce qu’elle dit à ses copines… et à la France entière. Car pour que tout le monde en profite, elle oublie de retirer son micro. Une fois de plus : au cas où vous l’auriez oublié, ce n’est pas la première fois. Mais rassurez vous, c’est probablement une erreur humaine…

Pendant ce temps…

Alors que le Chef de l’Etat atteint péniblement les 34% d’opinions positives (enfin jusqu’à 39%, ça dépend si un autre institut met des talonnettes ou pas), son prédécesseur, Jacques Chirac, surfe sur une vague de popularité sans précédent, atteignant les 78%. Soit le double du meilleur score de l’actuel président. Ca laisse rêveur…