400 à 500 étudiants devant la Sorbonne

Halte au blocage  était bien représenté à la manifestation de ce matin devant le Panthéon, à quelques mètres de la faculté Paris I et sous les fenêtres de son président, qui n’a pu manquer d’entendre nos revendications : Halte au blocage ! Liberté d’étudier ! Rendez nous nos facultés !

Ce sont 400 à 500 personnes qui se sont retrouvés, appartenant aux divers collectifs mais surtout venant de leur propre chef clamer leur ras-le-bol.

Venus essentiellement de Paris I, Paris II, Paris IV, Paris V, Paris VI, Paris VII, Paris VIII, Paris X et Paris XII, les étudiant ont manifesté dans une ambiance bon enfant.

Halte au blocage rappelle que ce mouvement est très divers et regroupe des étudiants de toutes tendances, qu’ils soient pro ou anti-CPE, syndiqués ou non, politisés ou non… et que chacun a sa place tant qu’il poursuit le même objectif : le déblocage des facs !

Reportage photo sur la manifestation du 17 mars

*Article rédigé pour Halte au blocage et publié à cette adresse

Non à la dégradation de nos facs !

Samedi, au petit matin, les forces de l’ordre ont enfin évacué la Sorbonne, après trois nuits d’occupation. Seulement 1% des étudiants sont syndiqués, et beaucoup ne se sentent pas concernés par le mouvement actuel.

A la Sorbonne, moins de 200 d’entre eux occupaient les lieux, ce qui reste ridicule comparé au nombre d’étudiants de ce fleuron de l’enseignement supérieur français.

Les étudiants minoritaires qui bloquaient la fac ont, au passage, brûlé des livres et dégradé du matériel universitaire. Brûler des livres, cela rappelle les heures les plus sombres de l’histoire. Et c’est aussi un total manque de respect pour les autres étudiants qui eux, ne demandent qu’à étudier.

Il est indispensable de rappeler aux étudiants que si le droit de grève existe et doit être respecté, nul ne peut imposer aux autres étudiants de faire grève ni leur empêcher l’accès aux salles de cours. Il en va de la liberté de chacun d’aller et venir.

Bloquer les facs, c’est utiliser des méthodes fascistes pour se faire entendre et ça, nous ne l’acceptons pas.

Nous exigeons le déblocage immédiat des universités.

*Article rédigé pour Halte au blocage et publié à cette adresse

Ras le bol de la dictature des syndicats !

Si chacun a le droit d’être pour ou contre le CPE, le respect de la démocratie exige que l’on n’impose pas son point de vue aux autres.

A ce titre, le blocage des facs est intolérable. Il est inadmissible qu’en France, pays démocratiques, quelques centaines d’excités imposent leur avis à des milliers d’autres, en leur empêchant d’accéder à leur université, et d’aller en cours.

Le droit de grève existe, mais il ne doit pas être imposé. Ainsi, les étudiants grévistes n’ont pas à retirer l’accès à l’enseignement à ceux qui n’ont pas choisi de faire grève.

Mais on assiste à pire. Ainsi, les étudiants grévistes ont saccagé la Sorbonne, brûlé des livres, réalisé d’importantes dégradations.

Qu’ils aillent manifester et refusent d’aller en cours au nom de leurs convictions, c’est leur droit. Mais qu’ils foutent la paix aux autres, ne dégradent pas le matériel,  et n’imposent pas leurs convictions, car là, on franchit la limite du terrorisme intellectuel.

Qu’ils apprennent donc l’article 4 de la Constitution qui dit : « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ». Et qu’en tant que grands démocrates très forts pour donner des leçons sur le droit de grève, qu’ils ont, ils commencent par respecter la loi fondamentale.

C’est pourquoi je salue l’excellente initiative des étudiants de Halte au blocage, et vous invite à signer la pétition contre le blocage des facs.

*Article écrit pour Jeunes pour le CPE et publié à cette adresse