PSG-Bilbao : une victoire et des regrets

Ce soir, je chausse les crampons aiguille pour remettre enfin les pieds au Parc des Princes, où je n’ai pas assisté à un match depuis PSG-Salzburg et la fameuse reprise de volée de Bodmer en septembre dernier. C’est dire si je suis au taquet…

L’enjeu est de taille : si on réalise un meilleur score que Salzburg, on peut encore se qualifier pour les 16èmes de finale de l’Europa League. Donc si Salzburg perd, il faut au minimum un nul, et si Salzburg fait un nul, il faut gagner. En revanche si les autrichiens gagnent, s’en sera fini de la coupe d’Europe. Faute de connaître par avance le résultat, le PSG n’a d’autre choix que de tout donner.

17h00. J’ai récupéré le petit Paul, l’enfant prêté par ma cousine pour me permettre de bénéficier du tarif Famille défiant toute concurrence pour ce match, et qui, si l’on est doté d’un enfant, ne vaut pas la peine de s’en priver. En bonne supportrice des Bleu et Rouge, je ne recule devant rien, pas même utiliser un innocent enfant. Pour l’heure, il a plutôt l’air content d’aller au stade.

18h00. Nous sommes toujours bloqués sur la route au milieu de gigantesques embouteillages.

18h15. Dépités, nous avons largué la voiture dans Boulogne, et nous attendons un hypothétique 72 pour nous mener au Parc. Il fait froid, et aucun bus à l’horizon. Juste un flot ininterrompu de voitures qui bouchent l’horizon.

18h30. Il a fallu que nous tombions sur LE jour où le 72 subit des perturbations. Saint PSG étant avec nous, un 175 passe par là et décide de nous emmener jusqu’à la Porte de Saint Cloud. Alleluja. Enfin, on y croit.

18h55. Nous ne sommes plus qu’à quelques encablures de l’arrêt le plus proche du stade. Mais il est maintenant évident que nous allons rater le coup d’envoi. Paul, lui, ne trouve pas cette équipée sauvage très amusante… Comme nous n’aurons pas le temps de dîner au stade, je lui propose de se faire un petit Mc Do après le match. J’ai toujours su parler aux enfants.

19h05. Evidemment la tribune G est à l’autre bout du monde. Nous tournons donc autour du Parc, gentiment… Et la rumeur nous apprend que Bilbao a déjà planté un but à Douchez. Je maugrée en disant que si ça avait été Sirigu dans les cages… A la relecture de l’action, il semble pourtant qu’elle était imparable. Mouais.

19h12. On passe enfin le check-in. Vu l’heure, il n’y a pas foule. Gilloux 99 s’occupe de faire passer le check-in à Paul du côté des garçons, pendant que je me précipite pour trouver la security girl. Une minute plus tard, nous sommes enfin installés à nos places, pour suivre la suite de ce PSG-Bilbao.

Et pour l’instant, ça n’est pas joli à voir. Les basques dominent, et si ça continue comme ça, ils vont nous refaire la leçon du match aller. Pendant ce temps, les Bratisla boys mènent 2-0. Et donc à ce stade, il nous suffit d’un nul pour nous qualifier. Je suis tendue, tendue, tendue. Gilloux 99, lui, explique le principe des chants entre les tribunes Auteuil et Boulogne à un petit Paul fasciné par ces échanges.

Mais Paris reprend du poil de la bête. Sur coup franc, Néné passe loin de la cage. Bahebeck foire allègrement une tête sur une occasion en or mais deuxième chance au tirage, la balle revient dans les pieds de Pastore, qui plante une patate à bout portant.  1 partout entre Paris et Bilbao. J’apprends à Paul la chanson de Javier Pastore. Ca me calme. Oui, l’enfant peut devenir un Lexomil.

A Bratislava, Salzbourg a réduit le score, mais Bratislava mène toujours. Pour l’instant, ça passe. Mais pas pour longtemps. Salzbourg égalise et nous voilà à nouveau obligé de gagner. Je réajuste mon peacemaker virtuel et prend rendez-vous pour m’en faire poser un vrai. Enfin en rêve. D’autant que les basques n’ont pas été calmés par ce but, et continuent leur pressing sru la cage de Douchez, lequel écarte une frappe de 18 mètres.

A la 33ème, Gameiro se lance dans un raid côté droit, sous les encouragements d’un Parc en folie. Hélas, le portier basque se trouve en bout de course, avec une sortie que l’ancien merlu ne peut éviter. C’est ensuite Pastore qui dispose d’une occasion, également repoussée par Raul. Puis Bahebeck qui rate l’immanquable pour la deuxième fois en un quart d’heure, laissant le public médusé par tant d’incapacité à concrétiser, seul face au but. Face à un enfant, je tente de retenir les insultes. J’y parviens. Je m’auto-congratule. Enfin, j’ai quand même dit Putain. Pardon.

Néné, quant à lui, a tellement la pêche qu’il nous gratifie d’une magnifique coup du sombrero. Que calor ! Lugano, de son côté, réalise le match parfait. En mode moissonneuse batteuse, certes, et pour l’instant il évite le pastis, tout en assurant un service parfait en défense comme dans les passes.

Et à la 41ème, le miracle se produit : sur un corner tiré par Néné, Joli Cul Bodmer reprend de la tête et la plante au fond des filets de Raul. PSG 2 – Bilbao 1. Yeahhhhh !!!

Mon Joli Cul Bodmer qui marque, j’explose dans les travées, et le petit Paul ne comprend pas bien pourquoi je me mets à remuer du cul en hurlant le nom de Bodmer. Je gonfle tout le monde avec mon côté patte de lapin : eh oui, quand je viens au Parc, Matt marque…  et Paris gagne ! Mais pas le temps de s’appesantir, le PSG continue son pressing. Et cette fois c’est Game Héros qui emmène le ballon jusqu’à la cage, sous nos encouragements… avant de buter du le gardien. Décidément, le portier basque est bon pour repousser les assaillants parisiens !

C’est la mi-temps, et mon voisin m’apprend que Bratislava et Salzbourg sont toujours à 2-2. Pour l’instant, on est qualifiés. Le moment est tout choisi pour aller nous désaltérer à la buvette. Vu la queue, je crains qu’on ne rate le coup d’envoi, mais nous parvenons à regagner nos places juste avant l’entrée des joueurs pour cette seconde période.

Aucun changement à signaler mais au loin, on voit Guillaume Hoarau s’échauffer. Et le Parc commence à le réclamer… Guillaume Hoarau, Guillaume Hoarau, Guillaume, Guillaume, Guillaume Hoarau !

Cearà, lui, intervient favorablement face à une estocade basque. Décidément sur ce match, la défense parisienne est à la hauteur ! Hélas pendant ce temps, Salzbourg marque à nouveau à Bratislava. Le PSG est virtuellement éliminé, et son destin est entre les mains des Bratisla Boys. Groumpf. Comme si ça ne suffisait pas, Bilbao égalise pendant que la défense se buvait un petit kawa loin des buts de Douchez, notamment Camara, qui regarde le joueur tirer. Resté seul, le portier parisien est battu.

Et les basques reprennent confiance… Les parisiens baissent la garde, et c’est une nouvelle fois Bahebeck qui, par un tacle, les remet en jeu. Heureusement pour le PSG, la frappe du basque, trop croisée, reste sans danger.

C’est le moment que choisit Antoine Kombouaré pour céder à la requête du public parisien, et faire entrer Guillaume Hoarau en remplacement de Bahebeck, à la 65ème. Le remiseur, absent depuis longtemps pour cause de blessure, est accueilli par de nouveaux chants du Parc. Il se signale d’entrée par une tête, hélas sans danger pour le portier basque.

Paris reprend son pressing, par une jolie combinaison de Gameiro, Néné et Hoarau, sans toutefois inquiéter Raul. Game Héros laisse sa place à Christophe Jallet. Erding remplace Bodmer. Merding…

Bilbao continue de jouer, malgré la qualification d’ores et déjà acquise, et tente une nouvelle frappe. Pendant le contre, une grosse main dans la surface déclenche un pénalty pour Paris. Pour que Paul puisse voir ce tir, qui se passe à l’autre bout du terrain, je le mets debout sur son siège. Comme nous tous, le gamin retient son souffle. A la 83ème, Néné le tire… et le rate, préférant envoyer le ballon dans la tribune Boulogne. Sérieux !

A ce stade, je sens la mort arriver. Par crise cardiaque ou par suicide, ça n’est pas encore bien clair. Paul, lui, n’est pas descendu de son siège : ce match le tient en haleine.

Et il a raison :  à la 85ème, but d’Erding. Enfin, pas tout à fait. But d’un basque contre son camp sur un centre d’Erding. In-cro-yable ! Une action d’Erding a pu mener à un but. Paris tient la victoire ! Je n’en peux plus, je harcèle mon voisin de derrière, en lui demandant minute par minute le score du côté de Bratislava. Sauf que le match est terminé : même en gagnant, on est éliminés. Bon, et bien pour l’honneur…

Paris se bat comme un beau diable. On envisage un instant de partir pour éviter la foule, mais le petit Paul ne comprend pas. Ou fait mine de ne pas comprendre. Peu importe, je suis ravie de rester pour voir la fin de cette bataille rangée. A la 90ème, Néné tombe en pleine surface. Nouveau pénalty.

Et cette fois, c’est Hoarau qui s’en charge. Sans sourciller, il prend Raul à contre pied. PSG 4 – Bilbao 2. Vous auriez du voir à cet instant les yeux de Paul briller, et ses deux petits bras se lever. Paris se battra vaillamment jusqu’au terme des arrêts de jeu, sans que le score ne bouge.

Mais Salzbourg a aussi gagné. Paris quitte donc ce soir l’Europa League, un camouflet pour le club qui en faisait un de ses objectifs. Conséquence d’un match totalement raté à Salzbourg… même si qui se souvient des deux pénos oubliés et qui, au final, pèsent lourd ? C’est la loi du sport et si le PSG quitte ce soir la coupe d’Europe, c’est tout de même sur une belle victoire. De quoi redonner confiance au collectif parisien en vue du choc contre Lille ce dimanche, puis contre Saint-Etienne dans une semaine.

Salzburg a joué un Requiem pour le PSG

Paris rencontrait ce soir Salzburg dans la ville du génie Mozart, et devait réaliser au minimum un match nul pour se qualifier pour les 16èmes de finale de l’Europa League.

Un match à portée de main pour les parisiens, qui avaient battu 3-1 les autrichiens lors du match aller.

Pour cette rencontre, Antoine Kombouaré laissé au repos Pastore, cramé depuis quelques matchs, Menez, légèrement blessé à la cheville, ou encore Sakho, encore en reprise. Fidèle à sa stratégie de 4-2-3-1, l’entraîneur kanak a aligné l’équipe suivante : Douchez dans les buts, Ceara, Camara, Bisevac, Tiéné, Jallet, Chantome, Sissoko, Néné, Bodmer, Erding. Comme d’habitude en Europa League, Douchez et Erding sont titularisés, et comme de plus en plus souvent en coupe d’Europe, Bodmer est capitaine.

Le PSG s’est ligué pour nous offrir un festival de passes manquées, de marquages oubliés, de  tirs non cadrés, de lancer du ballon le plus haut possible dans les airs…

Erding, notamment, s’est illustré dans le mythe du joueur au pied carré, se montrant incapable de concrétiser la moindre des occasions qu’il avait, y compris lorsqu’il était seul face au but. Douchez a commis plusieurs fautes de mains, nous rappelant les pires heures de l’an dernier, quand Edel officiait dans les cages du PSG. Ces deux joueurs, titularisés uniquement en Europa League, ont montré leurs limites.

A vrai dire, il ne manquait plus que Peguy Lyundula et Jean-Eudes Maurice, et l’effectif des pieds en plomb aurait été au complet. Car même les joueurs régulièrement titulaires, et ayant prouvé leur apport au collectif du PSG, semblent avoir perdu leur mojo : Jallet s’est ridiculisé, Néné a manqué de réussite, Gameiro n’a toujours pas réussi à marquer.

A croire qu’ils se sont tous d’un coup Mevlutisés, incarnant alors un PSG qui n’est plus que l’ombre de lui-même. Et le changement de tactique, avec une pointe à deux têtes, n’aura rien changé. Rien qu’en les regardant, on avait envie de se suicider à coup d’intégrale des matchs de l’OM.

Pendant 90 minutes, Paris a manqué d’envie, d’engagement, de mental, et de collectif. La sanction est fatalement tombé.

Après un but marqué en première période, Salzburg met un magnifique boulet de canon à la 94ème minute au fond de la cage de Douchez. 2-0 pour les autrichiens. Et là, c’est le drame. Malgré de nombreux changement de joueurs, le match aura été à l’image des trois derniers, et poursuit sa série noire par un quatrième match sans victoire, et une troisième défaite d’affilée.

Alors évidemment, il y a eu les deux pénaltys non sifflés pour Paris, l’un sur une main, l’autre sur une faute dans la surface. Quand on voit le score de 2-0, et que l’on sait qu’il suffisait d’un nul pour se qualifier, on peut avoir quelques griefs contre l’arbitrage. Reste que le score reste fidèle au cours du jeu, et c’est un euphémisme que de dire que Paris n’a franchement pas brillé.

Pire, la qualification n’est plus assurée. Paris ne devra pas seulement gagner lors du prochain match à domicile contre l’Athletic Bilbao, premier du groupe, qui lui avait déjà mis la fessée à l’aller, mais aussi compter sur un mauvais résultats de Salzburg qui affrontera Bratislava, bon dernier du groupe. Non seulement c’est pas gagné, mais surtout, Paris n’est plus maître de son destin. Il est temps d’éditer des cierges aux couleurs du PSG…

Cette fois, la fameuse crise de novembre qui touche le PSG vire au cauchemar. Les joueurs commencent à douter. Ca sent le sapin pour Antoine Kombouaré.

Et les supporters commencent à déprimer. D’ailleurs ce soir, furieux du résultat, mais aussi du comportement des joueurs qui ne les ont pas salué à l’issue de décrassage comme à l’issue du match, ceux qui avaient fait le déplacement en Autriche ont bloqué le car des joueurs. C’est dire l’ambiance qui règne, aujourd’hui, autour des Rouge et Bleu.

A l’équipe de se reprendre pour offrir une belle victoire face à Auxerre ce dimanche au Parc, et enfin mettre un terme à ce cycle infernal. Que Paris soit magique !

PSG-Bratislava : de la pluie, de l’ennui, et Pastore

Le match que j’ai bien failli ne pas voir. Bien que retransmis par W9, qui assure la diffusion de l’Europa League, ça n’était pas gagné.

En effet, la petite chaîne a enchaîné la diffusion de nombreuses auto-promos pendant près de cinq minutes, manifestement faute de pouvoir attraper le faisceau. Problème de positionnement du car satellite ou difficultés liées aux conditions météorologiques déplorables ? Il pleuvait en effet à torrent sur le Parc des Princes.

C’est donc en plein le déluge que les équipes ont fait leur entrée sur le terrain, déjà trempés avant même d’avoir touché leur premier ballon. Ce qui n’empêche les parisiens de mettre d’entrée la pression aux Bratisla(va) Boys, par une frappe de Bodmer, qui passe au dessus. Cependant, le froid rougit les cuisses des joueurs –oui j’ai remarqué, car oui, je mâte, et franchement, j’irais bien réchauffer les cuisses de quelques uns !- et je me prends à rêver que le renard mort qui squatte le crâne de Menez meurt de froid. Une nouvelle fois. Mais que cette fois, il disparaisse vraiment.

Car pour l’instant, ce match est un enfer. Pour le téléspectateur de W9, du moins. Car nous devons subir les commentaires de Thierry Rolland. Qui ne connaît même pas le nom des joueurs. Ainsi, il décide que Lugano s’appelle Ceara. Certes ce sont deux défenseurs, mais l’un est petit et brun, l’autre grand et blond. Enfin non, brun. Il a changé de couleur de cheveux. A moins que ce ne soit la pluie qui ait effacé sa couleur ?

Sinon sur le terrain, ça se passe dans la douleur. Menez, trop perso, ne voit pas Joli Cul Bodmer. A moins que le rideau de pluie ne réduise la visibilité à trois mètres, ce qui est peu probable. Il persiste dans son petit trip solo, mais est hors jeu. Comme c’est ballot.

Malgré le pressing, le PSG ne parvient pas à nettoyer son jeu et prendre l’avantage au score. Néné pousse trop loin et ne peut armer sa frappe, alors qu’il y avait Pastore idéalement placé. Comme souvent, le PSG subit les individualités.

Erding, lui, frappe cadré… mais bute sur le gardien slovaque. Néné tente un joli centre mais Erding le regarde lui passer sous le nez. Hoarau style. Les slovaques en profitent pour partir en contre, et frapper. Et c’est Sakho qui sauve son équipe, juste devant le but de Douchez. Qui ce soir, porte bien son nom. Reste que la nouvelle devise du Parc pourrait être In Mamadou We Trust. Mais malgré de belles actions, le PSG ne parvient pas à concrétiser.

L’arbitrage, d’ailleurs, n’aide pas. Victime de sa réputation, Lugano est systématiquement sifflé. Même lorsqu’il marque un but. Ce dernier est alors refusé pour un hors jeu complètement imaginaire.

Sinon Paris se surpasse dans le n’importe quoi. Tiens, un exemple. Y’a Erding qui prend la balle, alors que Pastore attend. Je te le donne en mille : Erding foire. Tellement prévisible… Mais rien à faire, le PSG persiste à s’enfoncer dans la défense centrale, juste là où sont placés les joueurs adverses. Histoire d’être bien certains de ne pas pouvoir passer.

En même temps les Bratisla(va) Boys sont au moins une centaine dans la surface, ça n’aide pas. Ca rend même le match terriblement chiant. Tellement qu’on se prend à rêver d’un petit Gameiro pour la seconde mi-temps. Seul Sakho continue ses merveilles, on se demande comment on a fait pendant qu’il traînait à l’infirmerie. Juste avant la mi-temps, Sissoko tue Menez en lui marchant malencontreusement dessus. Aux dernières nouvelles, il n’a pas eu raison du renard mort que son partenaire porte sur le crâne. Momo, tu crains : en finir avec le renard, c’était le minimum.

La seconde période s’ouvre sur un crash de Néné, qui reste au sol. Blessé à la tête, il devra avoir ultérieurement trois points de suture.

Mais le match n’attend pas et pour l’heure, Néné sort du terrain pour se faire soigner, avant de reprendre son poste sous les acclamations du Parc des Princes. Et  affublé d’un bandage modèle Bjorn Borg. Le jeu, lui, tourne au ralenti. Zzzzzzzz…

Et ce sont les slovaques qui se réveillent en premier, avec une frappe cadrée heureusement stoppée par Douchez. Jolie Poupée Menez, lui, est complètement à la ramasse, et toujours aussi perso. Mais heureusement, Gameiro est à l’échauffement.

Néné sert un joli centre à Erding, qui rate une nouvelle fois sa tête, et la met largement à côté. Bis. Les têtes et Erding, ça fait deux… De l’autre côté, un Bratisla(va) Boys manque l’immanquable. Heureusement qu’ils ne savent pas tirer.

Alors qu’on s’ennuie fermement, tout s’acélère. Pastore effectue une magnifique reprise de volée qui file droit au fond du but. 1-0, Paris a enfin marqué.

Et l’international argentin montre fièrement le H qu’il porte au poignet, en hommage aux supporters de l’Atletic Club Hurican, où il a évolué entre 2007 et 2009. Un geste qui rappelle le T de la semaine dernière…

Ce but est primordial pour moi. Car c’est désormais officiel : mon pote Coach, qui est au Parc malgré sa réputation de chat noir –chaque fois qu’il y va, le PSG perd- n’est plus maudit. Et dire que je l’avais interdit de Ligue 1 et tout juste accepté qu’il aille voir un match d’Europa League, à l’unique condition que ce soit un match de poule… Comment ça je suis dure ? Vous avez déjà vu un supporter qui veut risquer la défaite de son équipe ?

Erding. Erding retente une tête. Erding et tête. Une fois de plus, ça ne passe pas. Côté défense, en revanche, Sakho assure. Y’a pas à dire, c’est le patron. Pendant ce temps, Sissoko cartonne. Enfin, il se prend un carton. Sa spécialité.

Et puis Bahebeck se plante. Magnifiquement servi par Jallet, il ne cadre pas LA frappe immanquable. Manque d’expérience… Sur ce coup là, Bahe-Bécassine. A force qu’Erding tente, les Vratisla(va) Boys l’ont repéré. Et le ceinturent dans la surface pour l’empêcher de tirer. L’arbitre ne siffle pas. Le cinquième arbitre ne réagit pas. Ca s’appelle un vol de pénalty. Rien que ça.

Paris reste très offensif, avec une réussite mitigée. Bahebeck tente une grosse frappe, repoussée par le gardien, et reprise par Erding. Je vous laisse deviner l’issue de l’action. Oui, c’est cela. Raté. Gameiro fait enfin son apparition sur le terrain. On a failli attendre. Bodmer se lance dans une jolie reprise de volée, mais à côté cette fois. Bien tenté, on aurait aimé qu’il nous refasse sa spéciale Salzbug. Un Bratisla(va) Boys s’en prend à l’arbitre, et se prend un petit jaune. Coup de sifflet final, Paris l’emporte 1-0.

Un résultat qui permet au PSG d’empocher les trois points et de pointer à la deuxième place du groupe avec 7 points, derrière Bilbao (10 points), et devant Salzburg (4 points) et Bratislava (1 point).

Il reste deux matchs pour prendre la tête ou rester deuxième, condition sine qua non pour poursuivre l’aventure européenne en Europa League. La remporter étant l’un des objectifs pour les parisiens cette année. Affaire à suivre !

Bratislava-PSG : un match surréaliste !*

Il fait froid ce soir en terre slovaque pour ce match aller des confrontations de poule de l’Europa League, entre Paris et Bratislava. Tellement que nos parisiens ont mis leurs moufles. Sur le terrain, en revanche, l’ambiance est… électrique.

A l’entrée des joueurs sur la pelouse, on ne se doute pas à quel point les couleurs des maillots permettront ensuite de résumer le match. Pour l’instant, c’est juste les rayés bleu et blanc (Bratislava) contre les rouges (PSG), que l’on pourra vite reformuler par rugbymen argentins contre expulsés. Parce que très vite, Jallet se retrouve par terre. Et passe 8 minutes or du terrain. Les slovaques ont du passer un deal avec le staff médical pour toucher une commission. Je ne vois pas d’autre explication.

A part ça, on s’ennuie. Les pompes orange fluo d’un slovaque me piquent les yeux, mais au moins ça me permet de rester éveillée. Thierry Rolland aussi nous ennuie. C’est tout le problème des matchs sur W9. Pastore et Néné réalisent une jolie combinaison, mais Menez loupe sa frappe. Et puis Tiéné. Tout est dit. Pendant ce temps les Bratisla(va) Boys continuent leur pressing, et ça lessive. L’arbitre, lui, est manifestement aveugle : les fautes s’accumulent contre le PSG, mais il ne siffle toujours pas.

Le numéro 10 slovaque tente une jolie frappe, mais Douchez est là. Paris part en contre. Mais Ménez oublie de donner la balle à Néné.

D’ailleurs si Ménez pouvait se séparer du renard mort qu’il porte sur la tête et dont les poils ont beaucoup poussé… Je lance la souscription pour lui offrir une tondeuse ! Pastore frappe, trop haut. Et nous offre un petit pont couplé à un joli coup du foulard. J’aime. Erding a une occasion de marquer. Mais non. Juste derrière, la mimine passe totalement inaperçu pour l’arbitre qui décidément, commence à me chauffer.

Comment se motiver dans de pareilles conditions de jeu ? Le PSG a enclenché le mode Jean-Claude Dusse : il tente, sans parvenir à conclure. Et les slovaques continuent de vendanger… les joueurs, sans que l’arbitre ne daigne siffler. Il ne voit même pas Pastore à terre. L’argentin montre même ses blessures. En vain, l’arbitre s’en fout. Du coup, les Brastisla(va) Boys en profitent. Entre les coups que prennent les joueurs et la fâcheuse tendance du PSG à jouer en solo ce soir, la dépression guette les supporters. Dommage que Sissoko soit suspendu, il aurait pu mâter ces garçons bouchers.

Pastore tente une frappe, stoppée par le gardien. On a perdu Menez dans la bataille, qui reste au sol. A ce stade, je prie pour que son renard mort soit re-mort. Sur un bon appel d’Erding, Pastore retente, mais c’est trop court. A la mi-temps, le score est toujours vierge. Lorsque les deux équipes rejoignent le terrain, La sono crache un mauvais remix de Gala alors que franchement, on attendait tous les Bratisla Boys.

Camara réalise une belle tête mais Lugano manque le cadre. Quand ça ne veut pas… Dommage de voir ce manque de concrétisation car lorsque Paris joue, les slovaques ne suivent plus. A la 50’, Chantôme se prend un pastis, faute d’avoir été assez Clément. C’est assez rageant qu’il se prenne ce carton vu les fautes commises par l’équipe adverse et non sifflées. Même si la faute était réelle. Ménez enchaîne en faisant son Néné, jeu trop perso, insupportable… C’est la débandade.

A la 66’, une frappe d’Erding frôle le poteau. Et juste derrière, La Menace Chantôme met les pieds en avant. Deuxième Pastis. Donc Martini. Dehors. Le PSG joue à dix.

En même temps vu que Paris joue en rouge, au moins il est raccord couleur. Peu de temps après, un slovaque se prend enfin un jaune. Mouais, ça ne compense pas. Pastore cède sa place à Gameiro, auteur d’un magnifique triplé dimanche en championnat. Puis Tiéné se prend un carton. Même pas envie d’en parler. D’autant que juste derrière, l’arbitre ne voit pas une main pourtant évidente dans la surface. Ecoeurée je suis.

A la 80’, Tiéné se prend un second carton. Double Pastis. Donc Martini. Out aussi. Le PSG joue à 9 contre 11. Au cours de cette partie, un nombre incalculables de fautes n’ont pas été sanctionnées à l’encontre de Bratislava, des cartons jaunes se sont perdus, et deux pénaltys n’ont pas été sifflés. Mais Paris, par contre, joue à 11. En colère, je suis. Ca n’est que du sport, mais tout de même !

D’ailleurs, Douchez stoppe les ambitions slovaques. Puis Néné part en contre, et lance sur un Gameiro encerclé… qui logiquement, perd la balle. Le duel, c’est sympa à deux. Un contre cinq, on n’est pas dans un film de capes et d’épées ! Menez, lui, n’a plus de jus. Kombouaré le remplace sur le fil par Bahebeck. A la 90’, Jallet tente la frappe de 30 mètres. Puis l’arbitre accorde un coup franc discutable à Bratislava. La tension est telle que le d’habitude si gentil Gameiro met un énorme coup de fesses à un slovaque, alors qu’ils forment le mur. Et là on dit Merci à Douchez.

Ce match surréaliste s’achève enfin, on est soulagés que ce massacre s’arrête enfin. Paris aura réussi à tenir le score vierge à 9 contre 11. On prend un point, et c’est une bonne chose. D’autant que vu son jeu de garçons bouchers, Bratislava ne méritait pas de gagner. Et finalement, on comprend mieux pourquoi leur sponsor barre leur maillot d’un barbare Niké… auquel on pourrait sans hésiter rajouter le slogan « Just fuck it ». Pas le foot que j’aime regarder.

*Article également publié sur Carnet Sport à cette adresse

Leçon de basque pour le PSG*

Confronté à un calendrier défavorable, avec ce match d’Europa League à l’extérieur ce jeudi quand Lyon a joué en Champion’s League à domicile mardi, Antoine Kombouaré a du faire des choix, et laissé Ménez et Gameiro à Paris.

Une fois de plus cette saison, Joli Cul Bodmer est capitaine de cette équipe très renouvelée. Qui dit coupe d’Europe dit Douchez dans les cages, alors que le terrain voit le retour en tant que titulaires de Sissoko et Chantôme, tous deux longtemps blessés, ou encore Erding en pointe, quand Matuidi reste sur le banc.

Coutume locale, lorsqu’une équipe affronte pour la première fois de son histoire l’Athletic Bilbao dans son antre de San Mames, les deux capitaines montent à la tribune avant le coup d’envoi pour rendre hommage à Rafael Moreno Aranzadi. Surnommé « Pichichi » en raison de sa petite taille -1,54 m-, l’ancien attaquant de l’Athletic Bilbao a donné son nom au trophée récompensant chaque saison le meilleur buteur de Liga. Moment très émouvant que de voir notre Joli Cul Bodmer déposer une gerbe au pied de la statue à l’effigie de ce jeune joueur décédé du typhus en 1922, à l’âge de 30 ans.

Dès les premières minutes, Paris met la pression et s’offre une première occasion mais la passe en retrait de Bodmer est trop mal ajustée pour que ça ne puisse aller puis loin.

Bilbao joue avec un style bien particulier : jouer chaque ballon comme la vie d’un enfant cancéreux en dépendait. Et ça marche. La balle reste basque, Paris a du mal à la récupération et manque de précision. Bilbao tente, Douchez est là.

Alors évidemment au bout d’un moment Bilbao est récompensée : à la suite d’un énième ballon perdu, Lorente parvient à entrer  la balle dans la cage parisienne par une magnifique volée au second poteau dans un angle fermée, et de l’autre côté de la lucarne. Douchez ne peut rien. Bilbao 1-0.

Ce qui a pour effet de désorganiser le jeu parisien. Paris n’est plus là. Et joue de malchance : à la 29ème, le gardien commet une main en dehors de la surface. Ce qui –en théorie- vaut un Martini. Mais que nenni : l’arbitre n’expulse pas le gardien, et s’en tient au Pastis. Le coup franc de Néné, une belle frappe enroulé, finit golden barre.

Paris tient une belle occasion à la 43ème lorsqu’une belle passe de Néné sert Joli Cul Bodmer, tout seul. Hélas, la frappe est au dessus. A l’issue du contre basque, Tiéné traverse toute la défense de Bilbao… mais échoue dans sa frappe. Tiéné…  Bilbao se remet en selle, trompe Chantôme,  et achève le PSG par une reprise de volée croisée imparable pour Douchez. Bilbao 2-0.

Le cauchemar continue en seconde période, avec l’expulsion de Sissoko sur deuxième pastis pour un mauvais tacle dangereux à la 52ème minute. Le PSG à 10…

Antoine n’insiste pas et sort Pastore dès la 60ème pour préserver le joueur. Il fera de même pour Bodmer et surtout Néné : Lyon résonne déjà dans toutes les têtes parisiennes, et notamment celle de Kombouaré.

Au final, un match totalement subi par le PSG, heureusement sans conséquence pour la poursuite de l’aventure européenne. Mais un avertissement important, avant le duel au sommet qui se jouera dimanche sur la pelouse du Parc des Princes, entre les deux leaders de la ligue 1. Un classico qu’il faudra impérativement jouer autrement, avec un collectif plus soudé, un jeu plus précis, et l’envie de se battre pour l’emporter. Allez, Paris Saint-Germain !

*Article également publié sur Carnet Sport à cette adresse