Mots-clefs

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Point culminant de cette fin de stage de reprise dans le Golfe, la rencontre amicale entre Paris et le Milan AC.

Pour ce match de gala au sommet, Ancelotti, très attendu par la presse interplanétaire, a quelques épines dans le pied : l’infirmerie affiche complet avec Matuidi, Chantôme, Gameiro et Ménez, tous forfaits pour ce match.

Mais peu importe, le coach italien ambitionne surtout d’utiliser ce match pour faire tourner un maximum l’effectif. Ambiance Foot Academy , et tous les parisiens sont convoqués au casting. Pendant l’avant match, Ancelotti fait gouzou gouzou avec Inghazi, pendant que Ménez et Mexes tapent la tchatche en bordure de terrain.

Le onze de départ compte dans ses rangs Sirigu- Ceara, Bisevac, Sakho, Tiene – Jallet, Sissoko, Bodmer – Pastore, Nene – Hoarau.

Côté tactique, Ancelotti a prévu un schéma en  pyramide, avec un 4-3-2-1. A l’entrée des joueurs, ça discute encore sur le terrain. Néné et Pato incarnent le gang des brésiliens, alors que Pastore, Sirigu et Nocerino représentent celui de Palerme.  Dès la première minute, Sirigu est assailli, et capte le cuir sans aucun problème.  Paris se bouge, mais en face c’est Milan, qui assure bien sa défense.

Mais à la 4ème, c’est le drame. Le canari Sirigu, à qui on reproche de ne pas sortir, s’échappe de sa cage. Sort beaucoup trop. Et laisse son but vide, ce qui permet à Pato de pousser juste ce qu’il faut sur une passe d’Ibra.

Sur les images, on peut jouer à Où est Charlie avec la défense parisienne, qui a abandonné son goal comme un chien galeux sur l’autoroute des vacances. Sirigu sort son regard des mauvais jours. J’avale une boîte de Xanax. 1-0 pour les Rossoneris.

Réponse du berger à la bergère, Néné balance un boulet des 25 mètres… déviée par Amelia. Néné tire le corner, qui donne un autre corner. Puis Néné obtient une faute et tire un coup franc capté sans problème par Amélia. Mais l’avertissement est donné : il faudra compter sur le brésilien ! C’est ensuite à Pastore et Tiéné de réaliser un bel enchaînement. Oui, Tiéné. Dans la surface milanaise, ça chauffe, mais Hoarau, bien que combattif, n’arrive pas à reprendre le ballon.

A la 15ème, Pastore tente sa chance à l’entrée de la surface, mais bute sur un Amelia décidément très en forme. Le corner ne donnera rien.

A l’autre bout, Nocerino réalise un retourné exceptionnel, stoppé par la barre transversale. Sirigu avait sauté, il l’aurait claqué. Mais la barre s’en est chargée pour lui. Le vrai champ de bataille se trouve en milieu de terrain et dans ce coin, Joli Cul Bodmer tire plutôt bien son épingle du jeu. Au passage, il défonce Pato en mode armoire normande.

Ce PSG New Look a l’envie et grande nouveauté 2012 : quand Paris a la balle, Paris tire !

Mention spéciale à Jallet, définitivement le petit prince de Dubaï : ce soir, Tophe est dans tous les bons plans, avec Néné, au duel avec Pato, avec Pastore…  A la 23ème, Hoarau tente une nouvelle tactique, et fait chuter Amelia dans sa cage, avec le ballon. Evidemment, ça ne fait pas but. Ceara foire son centre, dévié par Taïwo. Le corner est capté par Amelia.

A la 29ème, Sirigu se met à dribbler pour contrôler. Il joue avec le feu mais que c’est beau à voir ! Ca rappelle un autre dribble de ce style qu’il avait fait à Palerme, un attaquant était revenu sur lui, et il l’avait lobé. Tout simplement. Néné, lui, persiste à frapper : ça finira bien par rentrer ! Enfin si Amelia tourne la tête, ce qui n’est pas gagné. Côté parisien, Ceara dégage d’une tête le ballon, assurant la défense de son gardien. Bodmer pour Pastore, puis Tiéné… Ca envoie !

Ceara joue avec ses mains, et Sakho fait mumuse en dribblant les milanais. Jallet et Bodmer, eux, se battent comme de beaux diables sur tous les ballons. Enfin à la 37ème, Néné sort son premier grand plongeon, un rituel. Le coup franc ne donne rien, et nouvelle faute sur le brésilien, qui a mal… et s’énerve. Un autre grand classique de Néné : si on n’avait pas toute la panoplie, on s’inquièterait.

Pastore tente de lancer Hoarau mais sa passe trop longue ne trouve pas la tête du réunionnais. Trois minute plus tard, El Flaco tente une frappe de 25 mètres, qui passe à côté. Pas de quoi inquiéter Amelia.

Bisevac doit avoir une petite faim, puisqu’il se cuisine un petit magret de canard, en commettant une faute sur Pato. Ibra frappe le coup franc, qui finit dans le mur, écarté par Jallet. Fin de la première période, sur le score de 1-0 pour le Milan AC.

Les deux camps ont effectué pas mal de changements à la mi-temps : en cette période de reprise, les coachs veulent donner du temps de jeu à tout le monde. Côté parisien, ça sent l’examen de passage… Sirigu laisse ses gants à Douchez, Lugano fait son entrée, Erding remplace Hoarau.  Milan a affiché son équipe B : tous les joueurs ont changé. D’entrée, Néné se met à frapper, mais nouvelle claquette milanaise. Jallet est toujours au taquet, vraiment magistral ce soir.

Bodmer, toujours combattif en milieu de terrain, se fait tirer le maillot. Il en faut plus pour l’impressionner…

Retour dans la surgace parisienne, où Inzaghi tente sa chance : Douchez veille, et stoppe facilement ses prétentions. C’est que l’ex-rennais, renvoyé sur le banc depuis l’explosion de Sirigu, entend bien montrer ce qu’il vaut à son nouveau coach, histoire de grapiller un peu de temps de jeu pendant la deuxième partie du championnat.

A la 53ème, Néné s’offre une jolie louche, reprise par Pastore, mais sans cadrer. Le brésilien ne lâche rien et centre pour Sissoko, qui s’emmêle et perd le ballon. Next ! Milan arrive sans forcer dans la surface, mais Douchez s’impose, et dévie la frappe en corner. Toutefois, on s’ennuie un peu. Et comme tout le monde, Douchez finit par s’endormir… heureusement sans sanction.

Les deux camps jouent désormais au ralenti. Tiéné se fait tacler, et perd une jambe. Enfin comme il n’en avait pas vraiment, ça compte pour du beurre. Lugano a une petite faim, et se sert un tacle en forme d’escalope milanaise.  Ceara est remplacé par Bahebeck. Mais Jallet ! A la 69ème, Tophe prend sa chance, et frappe… hélas captée par le gardien.

Inzaghi se montre bien remuant pour un joueur doté de la carte vermeil. Camara le stoppe. Pastore frappe et envoie le ballon explorer l’espace. Tiéné se fait Gattuso, qui grogne.

A la 75ème, Erding centre pour Néné, qui frappe, Abiatti repousse une première fois, nouvelle frappe du brésilien et double parade du gardien qui claque la seconde. Mais quel jeu ! Bien décidé à remporter ce duel avec Abiatti, Néné joue le corner rentrant et but ! Qui est refusé. Néné aurait joué trop vite, avant le coup de sifflet. Néné retente, et touche la barre. Le brésilien a beau être en forme, il joue de malchance : quand ça ne veut pas…

Inzaghi droppe, il joue la coupe du monde de rugby. Les petits jeunes font leur apparition sur le terrain : Kebano, qui a repris sa couleur naturelle de crête et laissé tombé le blond Ménez, remplace Bodmer, Bahebek et Landre font leur entrée, Néné sort également après un très bon match. Qui dit Bahebeck dit « spéciale Bilbao » : il arme, et frappe… à côté. Un autre se fait une talonnade… à lui-même : c’est un concept. Ce match se traîne, et regarder la réserve du PSG face aux vétérans du Milan AC devient d’un ennui profond.

Sinon, on en parle des cheveux en forme de balai de El Charaoui ? Parce qu’il est bon, le petit, mais côté coiffure… Il serait temps que j’envisage l’ouverture d’un salon international. Pour l’honneur de la fashion police. Inzaghi tente une dernière incursion dans la surface de Douchez mais rate son crochet. De l’autre côté, Bahebeck réalise une dernière « Bilbao », en plaçant sa tête… dans le vide. Bahebeck : l’angoisse du joueur au moment de frapper. Ainsi s’achève ce PSG-Milan AC, sur cette courte victoire des italiens.

Si Paris s’incline, le collectif a toutefois montré sa progression dans le jeu collectif, et quelques belles combinaisons.

Ceux qui ont le mieux sorti leur épingle du jeu sont sans conteste Néné, probablement l’homme du match, ainsi que Jallet et Bodmer, côté parisien. La défense, en revanche, semble avoir repris ses mauvaises habitudes. Sur ce créneau là, Ancelotti devra tester de nouvelles combinaisons. A voir en pratique dès dimanche, lors des 32ème de finale de la Coupe de France, face au petit poucet Locminé.