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C’est dans un Parc des Princes archi plein – le match se joue à guichets fermés- que Paris reçoit Lyon, pour le choc des titans : après la 8ème journée de championnat, les deux équipes sont au coude à coude, le PSG ne montant sur la plus haute marche du podium qu’au fair-play, l’OL ayant récolté plus de cartons.

C’est dire si le match promet d’être serré, et les supporters parisiens ne s’y sont pas trompés : de tous les coins du Parc montent les clameurs pour encourager les parisiens, les tifos sont de sortie, et les chants résonnent dans le stade. Au décompte officiel, 44 450 spectateurs sont présents dans le stade ! Ambiance des grands jours, et VIP en veux-tu en voilà dans les tribunes : Platini, Zidane, des politiques, des acteurs, des chanteurs… Définitivement, cette saison le Parc est The Place To be.

Poussé par son public, le PSG rentre très vite dans la partie, et se fait remarquer sur une très belle action collective, mais Gameiro échoue devant Hugo Lloris, toujours prompt à la parade (4’). Menez aussi, il se prend pour Tony Parker, et joue avec les mains. Hum… On lui dit que foot ça veut dire pieds ? Côté belles actions, Lyon n’est pas en reste, mais les Gones échouent également sur Sirigu (8’), ou sur Ceara (12’). L’arbitre s’embrouille avec Camara, et le corner, déjà tiré, est retiré. Mais le lyonnais est sympa : il le foire les deux fois.

Des deux côtés, ça joue très vite, même si l’ensemble manque un peu de précision. Pastore y va, y va, et non. Puis méchant tacle sur l’argentin. C’est pas beau ça… Juste derrière, Bastos se prend un pastis pour simulation. A la 19’, à l’autre bout du terrain, parti sur un contre favorable, Gameiro joue à saute-moutons avec Hugo Lloris. Décidément, le portier lyonnais fait office de pitbull dans sa cage… Une minute après, Gameiro, encore lui, frappe… Po-teau ! L’attaquant parisien, très en pointe, joue vraiment de malchance.

Les deux équipes offrent vraiment un beau jeu, plein de pression, et on sent l’envie de gagner. Côté lyonnais, Lacazette ne laisse pas passer une occasion de frapper, tout comme Pastore de l’autre côté : on sent que la recrue à 42 millions a bien envie de la mettre au fond. Pendant ce temps, le public continue de soutenir son équipe avec ferveur : « lalalalala Paris SG, lalalalala Paris SG ». Lyon persiste dans ces frappes, cette fois avec Gomis, mais sans aucun risque : elle n’était pas cadrée.

Techniquement, Paris assure. Pastore nous offre une talonnade qui ne surprend plus personne mais tout de même, ce type a les yeux dans le dos !

A noter que la paire Pastore Néné enchante vraiment : leurs une-deux réguliers sont de plus en plus fluides, et la rapidité dans l’action sert franchement le jeu du PSG… tout en rendant chèvre les lyonnais. Lancé, Pastore dribble deux défenseurs, arrive dans la surface, et est stoppé à l’entrée. L’arbitre ne siffle pas le pénalty, pourtant clairement indiqué. Le coup franc tiré par Ménez finit dans le mur.

Sur un corner de Bastos, Gonalons tente une tête piquée… mais Sirigu est là. Le score reste vierge au désespoir des lyonnais, qui tenaient là une belle occasion. Menez ratisse la cheville d’un lyonnais par derrière, et se prend un Pastis mérité. Pastore dribble, et croque la feuille… faute d’avoir vu Ménez sur sa droite. Encore une occasion d’ouvrir le score de manquée ! Verra-t-on un but dans ce match pourtant de fort bonne facture ?

Le temps pour Néné de se prendre un ballon en pleine face, et comme ce match n’arrête jamais, une énième surprise se trouve au pied… de Lugano.

A la 43’, le Petit Suisse –alors qu’il est uruguayen- tente la frappe pleine puissance de 35 mètres, qui oblige Hugo Lloris à un arrêt risqué. Fou, mais intelligent : elle était cadrée ! Joli Cul Bodmer s’offre une petite talonnade –mais il n’en faisait jamais l’an dernier ???- et ça repart de l’autre côté, avec une nouvelle occasion lyonnaise… stoppée sans difficulté par Sirigu. L’arbitre siffle la fin de la première période et déjà, ce match tient toutes ses promesses : on se régale !

La mi-temps arrive à point nommé : il est temps de punir fermement ceux qui ont osé défié la fashion police, et de leur attribuer quelques cartons. Parce que côté look, il y a un net relâchement. Carton jaune à Joli Cul Bodmer, qui a piqué les pompes jaunes fluo de Jolie Poupée Ménez, lequel s’est cru obligé de porter son dress code jaune jusque sur la tête, en arborant une crête type renard mort, mais jaune. Alors là, je dis Martini… pas question de lui refourguer un jaune ! Et du côté Lyonnais ce n’est guère mieux : mais qu’est-ce qui a pris à l’OL de transformer Hugo Lloris en technicien de la DDE ??? Ce maillot orange est du plus mauvais effet.

Après la pause, inutile de vous dire que l’intensité est montée d’un cran : dans le stade ou derrière l’écran, chaque spectateur n’attend plus que la cerise sur le gâteau de ce très bon match de Ligue 1 : des buts !

Gameiro est le premier à tenter sa chance, sans réussite. Idem pour Gomis qui ne cadre toujours pas. Ce soir, les G ont la poisse… Camara, lui, met des claques. Cissokho le lyonnais touche le Néné, limite obsédé. Quant à Tiéné… Bah Tiéné, quoi.

Mauvaise nouvelle, Matuidi se blesse aux adducteurs, et doit sortir à la 55’, remplacé par La Menace Chantôme. Joli Cul Bodmer se prend pour une moissonneuse batteuse, puis se reprend à la 59’ et frappe à l’issue d’une belle action collective… à côté. Le jeu est un peu plus lent qu’en première période, mais les deux équipes continuent de jouer. Le Parc, lui, entame l’hymne du PSG.

Et tout à coup, à la 64’, le génie de Pastore.

Lancé dans la profondeur par Joli Cul Bodmer, il peut passer en retrait, mais choisit de passer Lloris pourtant sur la trajectoire. Le placement dans un trou de souris relève juste de la magie. Ici c’est Pastore. Paris 1-0.

Après un moment de communion entre Pastore et le public du Parc, le match repart avec une nouvelle faute sur Néné, une réaction lyonnaise avec une frappe stoppée par Sirigu. L’OL a faim et aimerait bien ne pas repartir du Parc bredouille…

A la 70’, Gameiro tente encore sa chance, mais rate le break. Et en retour, Gomis se foire aussi, ratant l’immanquable. Et enrage. Décidément, ça n’est pas le soir des deux G… Mais le match continue sur un rythme de folie, et plus les minutes passent, plus l’on frise la crise cardiaque. A la 75’, Ménez est sublimement servi par Pastore et… frappe hors cadre. Mais pourquoi ? Pourquoi Paris rate tant de balle de break ? Et ça n’est pas fini.

A peine Bodmer sorti et remplacé par Sissoko, Néné sert Gameiro qui reprend de volée… au dessus. Et de l’autre côté du terrain, ça chauffe devant la cage de Sirigu !

Le portier parisien est furieux contre sa défense, et l’on espère pour le PSG que Bisevac et Sakho feront bientôt leur retour sur le terrain. On retraverse la pelouse et événement surprenant, l’arbitre se prend le chou avec Joël Bats, sur le banc. Pendant ce temps, les joueurs continuent tranquillou, sans arbitre.

Le match se poursuit par un énorme glouliboulga à quelques encablures de la surface lyonnaise, et au finish c’est Sissoko qui prend un pastis… pour un triple tacle. Du coup, il se marre. Gameiro est remplacé par Jallet, une option défensive pour défendre le score.

Mais Paris et Lyon jouent jusqu’au bout, bien décidés pour le PSG à enfoncer le clou, et pour l’OL à arracher le nul. A la 88’, Tiéné envoie une bombe, largement au dessus. En même temps, Tiéné…

Le temps pour Källström de se prendre un pastis pour une faute sur Pastore. Et à la 90’ un magnifique but de Jallet, une reprise de volée à bout portant à la Thierry Henry, délivre définitivement Paris. PSG, 2-0.

Outre les buteurs Pastore et Jallet, on notera la bonne attitude de Néné, qui ce soir a joué très collectif, et grandement apporté au groupe, en attaque comme en défense.

On regrettera la mauvaise soirée de Gameiro, toujours volontaire sur la frappe, mais mis en échec par Hugo Lloris, et la blessure de Matuidi qui nous enlève encore un joueur de talent après Hoarau, Sakho et Bisevac, toujours à l’infirmerie.

Reste le meilleur, une victoire amplement méritée pour le PSG, qui a clairement dominé durant toute la seconde période… et qui fait oublier le mauvais match de coupe d’Europe de jeudi. On déplorera les nombreuses occasions manquées, mais quelle équipe combattante, collective et conquérante ! Du très beau football qui rapporte trois points, et la première place sur le podium, trois points devant Montpellier, Lyon et Toulouse. Paris seul en tête, c’est qui le patron ?

*Article également publié sur Carnet Sport à cette adresse