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Après une série noire de trois défaites contre Nancy et Marseille en championnat, et contre Salzburg en Ligue Europa, il était temps pour le PSG de se montrer sous un meilleur jour, et renouer avec la victoire.

Le public du Parc des Princes n’en attend pas moins, et entend bien le faire comprendre aux Rouge et Bleu. Dès l’apparition des joueurs sur la pelouse pour l’entraînement pré-match, et jusqu’au coup d’envoi, les chants ont résonné dans l’enceinte du Parc : « Mouillez le Maillot ». Hum, vu la bruine qui tombait sur Paris, c’était acquis pour le sens simple… Restait à confirmer au sens figuré !

Après une minute de silence destinée à honorer la mémoire du brésilien Socrates et de deux supporters du PSG, le coup d’envoi est donné. D’emblée, Paris montre de vraies intentions. En particulier Néné, qui tente de lancer Gameiro par deux fois. De son côté, Sissoko tente de passer en force dans le camp bourguignon, et marche donc sur un joueur.

Réponse du berger à la bergère par un auxerrois… qui passé Néné à la moissonneuse batteuse. Une nouvelle faute sur Néné, commise cette fois par Boly et  hop, premier pastis de la soirée pour l’AJA ! Sur le coup franc consécutif à cette faute, tiré par Néné, l’arbitre ne voit pas la magnifique mimine de Berthod, et ne siffle donc pas le pénalty réclamé par Paris. Et un but virtuel de moins au compteur du PSG. Trois minutes plus tard, Momo Sissoko se prend une belle semelle… et reste à terre sans aucune réaction de l’arbitre. L’action continue sous les hurlements d’Antoine, puis finalement, le joueur est soigné. Grrrr !!!

Pour l’heure, les parisiens se montrent très offensifs et enchaînent : s’ils poursuivent l’effort, nul doute que ça finira par rentrer. Enfin, si Menez veut bien jouer les actions jusqu’à leur terme, au lieu de s’arrêter. Grève du renard qu’il porte sur la tête ?

Pastore l’a d’ailleurs rejoint au Panthéon des pires coupes de cheveux de Ligue 1 : l’argentin s’est également rasé les cheveux sur les tempes, arborant une légère crête et comble du mauvais goût, un éclair sur les tempes. A croire que le staff du PSG leur donne un gage capillaire en cas de mauvaise performance…  Pitié les gars, arrêtez.

Retour sur le terrain, où le bourguignon Traoré tente bien une frappe lointaine, mais les deux petits poings de Sirigu l’écartent sans aucune formalité. Paris reprend son pressing sur la cage de Sorin, mais sans parvenir à concrétiser. Un auxerrois tente le jet de Gameiro, variante du lancer de nains sur joueurs de foot de petit gabarit. Sérieux ?

Le coup franc obtenu et tiré par Néné finit dans les bras du gardien. Sur corner tiré juste derrière par le brésilien, Sissoko tente une tête, qui passe juste au dessus. Pour l’instant, malgré les tentatives, ça ne rentre pas.

Petit intermède sexy à la 34ème, quand Néné nous offre un petit strip-tease. Arborant un short usé qui a fini par se fendre du côté droit, exhibant ainsi ses cuisses, le numéro 10 parisien change de tenue en cours de match, sous les acclamations du Parc. L’occasion de constater qu’il est brésilien jusqu’au bout du slip, puisqu’il porte des sous-vêtements aux couleurs de son pays… qui moulent d’ailleurs un fort joli fessier. Hummmm… plaisir des yeux !

Retour au match. Segbefia part en contre, pour échouer sur un contre de Matuidi. Lequel est remercié par Sirigu pour avoir bien défendu.

Quelle classe, ce Sirigu ! Et quel esprit vis-à-vis de ses coéquipiers ! Non seulement ce gardien réalise un magnifique début de saison, et une intégration au groupe couplée à une maîtrise du français en un temps record, à faire hurler de rage Claude Guéant, mais en plus il reste humble et collectif en toutes circonstances. Telle une gelati, je fonds pour le bel italien au regard azur : Salvatore, ti amo !

Paris joue, Paris accélère, mais Paris semble oublier que pour marquer, il faut tirer. Ainsi Jallet sert Pastore, qui redresse pour Gameiro, mais cet élan se heurte à la défense auxerroise.  Manifestement, ils ont mis des piles neuves à Jallet, et ça, c’est une bonne nouvelle ! C’est dans ce contexte que Matuidi, blessé à la cuisse, sort à la 41ème. Il est remplacé sous Bodmer, qui entre sur le terrain sous les sifflets un peu exagérés du Parc.

A la mi-temps, malgré le pressing parisien sur la cage de Sorin,  un joli une-deux entre Néné et Jallet –encore !-, et un très beau tacle de Pastore qui met le feu au Parc, le tableau d’affichage reste vierge, et les joueurs filent au vestiaire sous les sifflets.

Décidément cette saison, les Footix ont pris racine à la Porte de Saint-Cloud. Joli Cul Bodmer, entré un peu rapidement, profite de la pause pour s’échauffer, seul en piste alors que ses coéquipiers s’enferment dans le vestiaire, qu’a rejoint depuis quelques minutes Leonardo. Les caméras de Foot + filment la porte pendant dix minutes, commentaires anxiogènes inclus, ce qui fait monter ma tension au-delà du raisonnable. A ce stade, j’écraserais bien le service trois pièces d’un journaliste de Canal avec mes crampons aiguilles.

Dès la première minute de la seconde période, Pastore nous fait une Dugarry, en ratant sa reprise, ce qui l’empêche de marquer.

Deux minutes après, c’est Néné qui manque l’immanquable : seul face au but, magnifiquement servi par Ménez, il… la met sur le poteau. Jean-Claude Dusse, sors de ce corps ! Le brésilien s’en veut, mais Antoine hurle à ses joueurs « Allez, on passe à autre chose ! ».

Et d’un coup, à la 52ème, la belle action collective Néné, Gameiro, Ménez trouve le pied droit de Jallet qui la met au fond. 1-0 pour Paris, yeah !

Le Parc est en folie, la tribune Boulogne scande le nom de Kombouaré.

Mais la défense, en confiance, se relâche… et part faire un tour du côté des abonnés absents. A la 64ème, Sirigu repousse une première fois la frappe d’Oliech, qui frappe de nouveau… et but. Sur ce coup là, l’italien était seul, et se fait logiquement battre par la puissance du bourguignon. 1-1. Sonné, Paris a du mal à réagir, si ce n’est par le pied de Néné, qui tente une frappe enroulée du droit, écartée par Sorin. Le brésilien est décidément l’homme fort du match pour le PSG !

Auxerre n’est pas en reste et tente sa chance. Sirigu hésite à sortir face à un centre, et Le Tallec en profite pour glisser une tête… qui passe au dessus.

Sirigu s’en accorche à la transversale et se balance tel un adorable petit monkey. Il est temps pour Paris de reprendre l’avantage, et c’est ce que fait Ménez à la 77ème. Très bien servi par Néné, l’homme au renard reprend le ballon sans même le contrôler et entre dans l’histoire, en marquant le 2000ème but de l’histoire du PSG en Ligue 1.

Néné tente de reprendre un centre de Ménez, sans succès. Le brésilien, toujours à l’offensive, est déséquilibré à la 80ème par l’auxerrois Hengbart dans la surface.

Il transforme aisément le pénalty : 3-1 pour Paris, qui peut enfin entrevoir cette victoire tant attendue. Sauf qu’Auxerre n’entend pas en rester là. A la 87ème, Dudka lance un imparable boulet dans les espaces béants laissés par Camara et Tiéné. Sirigu est battu : 3-2.

Les deux équipes se battent jusqu’au bout. A la 92ème, Auxerre tente encore sa chance, mais Sirigu est à la parade. Paris part en contre, mais rate une occasion d’alourdir le score : Pastore et Néné oublient Gameiro, seul face au but, à appeler, sans que le ballon ne lui parvienne… Le match s’achève donc sur le score de 3-2 pour le PSG, qui s’offre une victoire méritée, la 600ème pour le club parisien, et remonte à la deuxième place du championnat, à trois points de Montpellier.

Hélas, la victoire est entachée par les rumeurs d’après matchs sur le remplacement éventuel d’Antoine Kombouaré. Al Jazeera annonce ainsi l’arrivée de Bénitez, avant d’être démentie par son agent.

La presse continue d’évoquer les hypothèses Ancelotti ou Makélélé. Bref, aucun media n’a d’info fiable, mais tout le monde persiste à pourrir l’ambiance autour du PSG à coup de spéculations digne de Madame Irma. Manifestement, aux yeux de la presse footballistique, peu importe que le PSG gagne et retrouve la deuxième place du classement. Carton rouge !